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    <title>AdGuard Blog</title>
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    <description>Thoughts, stories and ideas.</description>
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    <ttl>60</ttl>
    <item>
      <title>L'évolution des annonces sur le Web ces dernières 17 années</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/web-threats-history-adguard-17-years.html</link>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 06:20:14 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>Ad Blocking</category>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <category>The History of Ad Blocking</category>
      <description>AdGuard protège ses utilisateurs depuis plus de 17 ans maintenant. Comment les menaces ont-elles évolué au fil du temps ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques jours, AdGuard a fêté son 17e anniversaire. Est-ce que 17 ans, c’est long pour un bloqueur de publicités ? Comment répondre à cette question ? Tout devient plus clair lorsqu’on replace les choses dans leur contexte ; alors pourquoi ne pas examiner les menaces auxquelles AdGuard a dû faire face au cours de ces dix-sept années ? Voici un retour sur l’évolution des menaces sur le Web depuis 2009 jusqu’à aujourd’hui — c’est parti.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/l36hjtimeline-threats.jpg" alt="l'historique" loading="lazy"></p>
<h2 id="avant-2009-la-nuit-des-temps-publicitaires">Avant 2009: la nuit des temps publicitaires</h2>
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            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🦕 Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les bannières, les fenêtres contextuelles, des serveurs publicitaires simples</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs : </strong></b><span style="white-space: pre-wrap;">les fichiers hosts, blocage précoce des URL, bloqueurs de fenêtres contextuelles, masquage esthétique</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également : </strong></b><span style="white-space: pre-wrap;">des publicités frauduleuses, faux boutons de téléchargement, barres d'outils de navigateur, premiers logiciels publicitaires</span></li></ul></div>
        </div><p>AdGuard a vu le jour en 2009 et a été conçu — oui, vous l’avez deviné — pour bloquer les publicités. Plus précisément, il a été conçu pour bloquer les publicités qui existaient en 2009. À cette époque, Internet avait déjà dépassé ses premières étapes des années 90, mais par rapport à ce qu’il est aujourd’hui, le Web était encore très différent. Et les publicités l’étaient tout autant.</p>
<p>Si vous étiez là à l’époque, vous nous comprenez : c’était l’ère des publicités « honnêtes », du moins selon les normes actuelles. Vous tapiez une URL dans la barre d’adresse de votre navigateur, vous appuyiez sur <em>Entrée</em>, et le site web se chargeait. Sur ces sites, il pouvait y avoir des bannières publicitaires pour tel ou tel produit ; si vous cliquiez dessus, elles vous redirigeaient vers le site annoncé, et c’était tout. On voyait exactement ce qu’on obtenait, avec parfois une publicité frauduleuse ici ou là, mais probablement pas sur les grands sites populaires.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/c85bccn-2000.jpg" alt="Cartoon Network" loading="lazy"><br>
<em>Le site web de Cartoon Network dans les années 2000</em></p>
<p>Visuellement, ces bannières pouvaient prendre toutes sortes de formes, du simple affichage d'images statiques et de boutons « Télécharger » aux GIF animés et aux fenêtres contextuelles. Les publicités de cette époque étaient très variées, mais elles n'avaient rien de subtil ni de sophistiqué. À leur image, les bloqueurs de publicités de l'époque étaient eux aussi assez simples. En 2009, les fichiers « hosts » restaient encore un moyen populaire de lutter contre les publicités. <code>HOSTS.TXT</code> est essentiellement un fichier en texte brut qui associe des noms de domaine à des adresses IP, et qui passe outre les informations fournies par le serveur DNS. Cette méthode était populaire car elle fonctionnait bien : il suffisait de répertorier tous les « mauvais » domaines associés aux publicités et de les rediriger vers un « trou noir » <code>0.0.0.0</code> pour bloquer avec succès la grande majorité des bannières publicitaires.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités de l’époque n’étaient pas <em>trop</em> différents à cet égard. Ils étaient bien sûr plus puissants que les fichiers hosts, car ils pouvaient effectuer des opérations plus avancées, comme un filtrage esthétique ou la distinction du contexte d’une page, mais la différence pratique n’était pas très perceptible pour un utilisateur lambda.</p>
<p>Et voici à quoi ressemblait le paysage publicitaire au moment où la première version d’AdGuard a vu le jour. Le blocage des publicités gagnait du terrain, mais restait une pratique très marginale réservée aux « initiés ». Andrey Meshkov, l’un des fondateurs d’AdGuard, l’a entièrement développé lui-même, et c’est ainsi que notre histoire a commencé.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/fc38flold-ag.jpg" alt="Une capture d’écran de l’une des plus anciennes versions d’AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>Une capture d’écran de l’une des plus anciennes versions d’AdGuard</em></p>
<h2 id="2009%E2%80%932011-la-%C2%AB-flashpocalypse-%C2%BB">2009–2011 : La « Flashpocalypse »</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">⚡Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les cookies Flash et le suivi via des plug-ins</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le suivi pouvait subsister après la suppression des cookies du navigateur et se dissimuler derrière du contenu Flash</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le blocage de Flash, des contrôles de type NoScript/Flashblock, des filtres anti-suivi</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> la publicité comportementale, les débuts du RTB, les failles de sécurité des plug-ins, la publicité malveillante via Flash</span></li></ul></div>
        </div><p>Tout le monde ne se souvient peut-être plus de Flash aujourd’hui, mais il s’agissait autrefois d’une plateforme logicielle multimédia extrêmement populaire, utilisée pour créer des animations, des applications web, des jeux sur navigateur et bien d’autres choses encore. Cela ne veut pas dire pour autant que Flash n’existait pas avant 2009, car à cette époque, Flash était déjà relativement ancien, puisqu’il existait depuis bien plus d’une décennie. Il avait été largement utilisé pour créer des publicités animées, mais l’année 2009 a marqué un tournant important. En ce qui concerne son rôle dans l’écosystème publicitaire, c’est à cette époque que Flash a commencé à passer du statut de « outil servant à afficher des bannières et des pop-ups agaçantes » à celui d’« outil utilisé pour créer une infrastructure de suivi et exécuter du code tiers lourd ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/l10ueflash-required.jpg" alt="Flash requis" loading="lazy"><br>
<em>Un message « Flash Player requis »</em></p>
<p>Flash disposait d’une fonctionnalité appelée <em>Local Shared Objects</em>, plus communément appelée <em>cookies Flash</em>. Ce nom n’est pas une coïncidence : leur fonctionnement était très similaire à celui des cookies classiques. Ils pouvaient être utilisés pour stocker les préférences des utilisateurs, enregistrer des données issues de jeux Flash, voire suivre l’activité des utilisateurs sur Internet. Contrairement aux cookies, ils pouvaient stocker beaucoup plus de données, jusqu’à 100 ko, et ne pouvaient pas être effacés simplement en supprimant l’historique du navigateur. En 2009, <a href="https://www.law.berkeley.edu/center-article/flash-cookies-and-privacy/">un groupe de chercheurs de Berkeley a découvert que plus de la moitié des 100 sites web les plus visités utilisaient des cookies Flash</a>, qui pouvaient parfois même restaurer les cookies HTTP supprimés.</p>
<p>Au départ, le blocage des annonces publicitaires visait surtout à lutter contre l’encombrement visuel : faire disparaître cette énorme bannière, bloquer cette fenêtre contextuelle agaçante. Mais c’est à cette époque que la menace a commencé à devenir invisible, en grande partie à cause de Flash et de son système de suivi difficile à supprimer. Bloquer les éléments graphiques visibles ne suffisait pas à mettre fin à la couche de suivi sous-jacente. Le problème était suffisamment grave pour que des outils spécialisés comme NoScript et Flashblock deviennent particulièrement utiles : ils remplaçaient le contenu Flash par des espaces réservés et exigeaient un clic pour l’exécuter.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités ont eux aussi commencé à s’adapter, avec des règles de filtrage visant à bloquer les scripts de suivi et des fonctionnalités spécialement conçues pour bloquer ou restreindre Flash. Quant à AdGuard, dès ses tout débuts, nous développions nos propres filtres, et la lutte contre le suivi en général (et le suivi Flash en particulier) en faisait partie. Un peu plus tard, nous avons ajouté une option dédiée permettant de bloquer Flash dans son intégralité, que vous pouvez toujours trouver dans les <em>Paramètres avancés</em> d’AdGuard pour Windows.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wy2vtblock-flash.jpg" alt="L'option « Bloquer Flash » dans AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>“Bloquer Flash” dans AdGuard</em></p>
<p>Flash n’était bien sûr pas la seule nouveauté de l’époque. La publicité comportementale et les enchères en temps réel existaient déjà, par exemple, mais nous aurons l’occasion d’en parler plus en détail dans les chapitres suivants. D’une manière générale, cette période s’est caractérisée par le rôle croissant du suivi par rapport à la publicité pure, et cette distinction allait devenir de plus en plus évidente par la suite.</p>
<h2 id="2011%E2%80%932013-le-suivi-sur-les-r%C3%A9seaux-sociaux-et-le-reciblage">2011–2013 : Le suivi sur les réseaux sociaux et le reciblage</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🎯 Un aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le reciblage et les widgets sociaux</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le suivi est devenu visible pour les utilisateurs : les annonces les suivaient partout, et les boutons des réseaux sociaux sont devenus des balises</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> des filtres de protection contre le suivi, le blocage des widgets sociaux, des extensions spécialisées dans la protection de la vie privée</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> « Do Not Track », des débats sur les cookies tiers, des balises d'analyse, des outils de visualisation précoce des traceurs</span></li></ul></div>
        </div><p>Parmi les exemples les plus frappants de l’essor du suivi à cette époque, on peut citer le suivi par les widgets sociaux et, surtout, le reciblage. Le concept de reciblage publicitaire est désormais familier à tout le monde, même si le terme lui-même ne l’est pas forcément : vous naviguez sur le Web et tombez sur une brosse à dents électrique. Vous envisagez peut-être même de l’acheter et visitez le site du vendeur, mais vous décidez finalement de ne pas le faire. Or, le processus est déjà enclenché : désormais, où que vous alliez, cette brosse à dents vous suit partout, sur les sites d’actualités, les blogs, voire sur Facebook — et cela peut durer plusieurs jours. C’est à ce moment-là que le suivi, jusque-là invisible, est devenu perceptible pour les utilisateurs lambda, suscitant un sentiment étrange et inquiétant.</p>
<p>Le reciblage s’est avéré extrêmement efficace, et les bloqueurs de publicités ont donc dû réagir rapidement. Ce qu’ils ont fait : les anciens filtres ont été modifiés pour prendre en compte les traceurs, et de nouveaux filtres ont vu le jour, spécialement conçus pour bloquer le suivi. AdGuard a également créé à cette époque un nouveau filtre distinct pour les logiciels espions et les traceurs — il a évolué pour devenir le <em>filtre de protection contre le suivi</em> que nous maintenons encore aujourd’hui. En réponse aux exigences de l’époque, cette période a également vu apparaître des outils qui n’étaient pas du tout des bloqueurs de publicités classiques, mais qui se concentraient exclusivement sur la détection et le contrôle des balises JavaScript, des traceurs, du suivi par cookies, etc.</p>
<p>Un autre fléau de cette époque était un autre type de suivi : celui des widgets sociaux. Les boutons « J’aime » et « Partager », des barres de partage flottantes, des compteurs, etc. : ils étaient partout et vous suivaient sans cesse. Ces widgets n’étaient pas de simples boutons. Il s’agissait d’éléments intégrés par des tiers qui pouvaient indiquer à Facebook, Twitter, Google et d’autres quelles pages un utilisateur consultait, souvent indépendamment du fait que celui-ci ait cliqué ou non sur le widget.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/o3vakfacebook-widgets.png" alt="Widgets Facebook" loading="lazy"><br>
<em>Une multitude de widgets Facebook datant de 2012</em></p>
<p>Quant à la réponse apportée par les bloqueurs de publicités, il suffisait de bloquer le suivi derrière ces widgets, comme n’importe quel autre traceur, en utilisant des règles de filtrage anti-suivi et des listes de filtrage. Mais pour de nombreux utilisateurs, les widgets eux-mêmes sont devenus si agaçants que certains ont choisi de les anéantir. Pour ces personnes, AdGuard proposait le <em>filtre Réseaux sociaux</em> qui supprimait les intégrations des réseaux sociaux, et qui est d’ailleurs toujours disponible aujourd’hui.</p>
<h2 id="2013%E2%80%932016-le-web-programmatique">2013–2016 : Le Web programmatique</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🖥️ Un apercu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> RTB et la publicité programmatique</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveu&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les impressions publicitaires sont devenues des enchères en temps réel alimentées par les profils des utilisateurs</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réaction des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> une syntaxe de filtrage plus avancée, des listes anti-suivi, le mode furtif / module de protection contre le suivi (propre à AdGuard)</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> Header bidding, Facebook Pixel, Universal Analytics, synchronisation des cookies, identifiants publicitaires mobiles, publicités malveillantes</span></li></ul></div>
        </div><p>À cette époque, la publicité sur Internet a commencé à s’éloigner progressivement du placement manuel d’annonces sur les pages web au profit d’un système d’enchères où l’espace publicitaire était attribué au plus offrant pour afficher l’annonce « parfaite », adaptée à chaque utilisateur. Le profilage des utilisateurs est devenu essentiel et le <em>Real-Time Bidding (RTB)</em>, bien qu’il fût apparu bien plus tôt, s’est rapidement développé et est devenu le facteur déterminant du paysage de l’adtech de l’époque. Il reste aujourd’hui très pertinent, avec une valeur de marché totale estimée à 16,3 milliards de dollars en 2024 et qui devrait atteindre 39,6 milliards de dollars d’ici 2030. Alors, qu’est-ce que le RTB exactement et comment fonctionne-t-il ?</p>
<p>Le RTB est une méthode d’achat et de vente d’espaces publicitaires en temps réel à l’annonceur ayant soumis l’enchère la plus élevée. Imaginez que vous visitiez un site web et que le propriétaire du site (l’éditeur) dispose d’un espace publicitaire sur ce site qu’il souhaite vendre ; il lance donc une enchère. L’éditeur contacte l’<em>Ad Exchange</em> — la plateforme où se déroule l’enchère — et lui transmet votre profil. Ce profil peut inclure l’identifiant de votre appareil, des informations sur ses paramètres, sa localisation, des données telles que votre tranche d’âge, vos centres d’intérêt potentiels… Tout est bon à prendre ; plus il y en a, mieux c’est. L’Ad Exchange propose ensuite ces informations aux annonceurs, qui enchérissent sur le montant qu’ils sont prêts à payer pour vous présenter leur publicité. Le plus offrant remporte l’enchère, et c’est cette publicité que vous voyez sur le site web — le plus souvent, elle est très pertinente et ciblée spécifiquement sur vous.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/65rnnirtb.jpg" alt="Enchères en temps réel" loading="lazy"><br>
<em>Comment fonctionnent les enchères en temps réel. Crédit image : Adjust</em></p>
<p>En réalité, c’est un peu plus compliqué que cela : par exemple, les éditeurs et les annonceurs ont chacun leurs propres « représentants », appelés <em>Supply Side Platforms (SSP)</em> et <em>Demand Side Platforms (DSP)</em>, qui ajoutent une toute nouvelle dimension à ce système. Mais malgré sa complexité, l’ensemble de ce processus est hautement automatisé et ne prend que quelques fractions de seconde du début à la fin. Et ces enchères ont lieu <em>en permanence</em>. Rien qu’en Europe et aux États-Unis, <a href="https://www.iccl.ie/rtb/">178 billions d’enchères ont lieu chaque année</a>.</p>
<p>Le RTB ne fonctionne pas en mode isolé : il se nourrit de l’infrastructure plus large de suivi d’identité qui l’entoure, et la renforce à son tour. L’un des aspects les plus inquiétants de tout cela est la facilité avec laquelle on peut obtenir des informations sur n’importe qui. Notez que dans toute enchère RTB, pour que les annonceurs puissent déterminer le montant de leur enchère, la plateforme publicitaire leur transmet toutes les informations vous concernant qu’elle a reçues de l’éditeur. Si vous êtes annonceur, vous pouvez recevoir des données précieuses même si vous ne remportez jamais l’enchère. En 2017, des chercheurs de l’université de Washington ont mené une expérience dans laquelle <a href="https://adint.cs.washington.edu/">ils ont pu suivre les déplacements d’une personne spécifique en participant à des enchères RTB</a> — il leur a suffi de dépenser environ 1 000 dollars.</p>
<p>Le RTB est allé de pair avec le développement de l’analyse de données, des pixels de suivi et des infrastructures d’identification. Plus un système publicitaire était capable d’en déduire sur un visiteur — ses centres d’intérêt, son appareil, sa localisation, son historique de navigation ou son potentiel de conversion — plus l’impression pouvait être évaluée et faire l’objet d’une enchère précise. Cette période a été marquée par une mesure intensive sur plusieurs appareils et canaux : Universal Analytics, la nouvelle version de Google Analytics à l’époque, a poussé ce modèle encore plus loin vers une approche « multi-écrans, multi-appareils », tandis que le pixel de suivi de Facebook, lancé en 2015, a transformé les sites web classiques en sources de données de conversion, de constitution d’audience et de reciblage. Dans l’ensemble, c’est à cette période que le paysage actuel de l’adtech a commencé à prendre forme — et, à bien des égards, il suit toujours la même logique.</p>
<p>Malheureusement, il n’est pas facile d’illustrer comment les bloqueurs de publicités en général, et AdGuard en particulier, ont réagi à ces nouveaux défis. Tout comme la menace elle-même était invisible pour l’utilisateur, la réponse l’était également. Les avancées en matière de <a href="https://adguard.com/kb/general/ad-filtering/create-own-filters/">syntaxe de blocage des publicités</a>, les nouvelles règles de filtrage, les nouveaux filtres anti-suivi… À moins d’être un utilisateur invétéré de bloqueurs de publicités fréquentant les forums spécialisés, on ne savait pas grand-chose, voire rien du tout, de la lutte incessante qui se déroulait en coulisses.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/abrxlfstealth-mode.jpg" alt="Ancien mode furtif" loading="lazy"><br>
<em>Module « Mode furtif » dans l’une des anciennes versions d’AdGuard</em></p>
<p>L'ajout du module <em>Mode furtif</em> début 2016 a marqué une avancée majeure pour AdGuard : auparavant, le filtre de protection contre le suivi était la seule ligne de défense contre le suivi. Le <em>Mode furtif</em> a été conçu pour protéger la vie privée des utilisateurs de diverses manières, notamment en bloquant les cookies tiers, en empêchant les fuites WebRTC, et bien d’autres encore. Il est désormais simplement connu sous le nom de module <em>Protection contre le suivi</em> et s’est enrichi de dizaines de nouvelles fonctionnalités au cours de la dernière décennie, dont certaines seront abordées plus loin.</p>
<h2 id="2016%E2%80%932019-la-f%C3%AAte-du-fingerprinting">2016–2019 : La fête du fingerprinting</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">👉 L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
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            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le fingerprinting des navigateurs et des dispositifs</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les outils de suivi pouvaient reconnaître les utilisateurs sans stocker d'identifiants évidents tels que les cookies</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le blocage des scripts de reconnaissance d'empreinte digitale connus, des filtres de confidentialité plus stricts, un contrôle des scripts, une protection anti-empreinte digitale au niveau du navigateur</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> des scripts Anti-adblock, des cryptomineurs, des annonces natives</span></li></ul></div>
        </div><p>Pendant des années, les sites web ont eu recours aux cookies pour collecter des informations sur les internautes. Mais à cette époque, les navigateurs et les bloqueurs de publicités étaient déjà devenus assez efficaces pour limiter ou bloquer les cookies ; les outils de suivi ont donc cherché des moyens d’identifier les utilisateurs sans stocker d’informations évidentes sur leurs appareils. C’est là que l’« empreinte numérique » entre en scène. Ce nom n’est pas le fruit du hasard : tout comme on peut identifier une personne grâce au motif unique de ses empreintes digitales, il est possible d’identifier un utilisateur grâce à une combinaison unique de facteurs : fuseau horaire, langue, paramètres du navigateur, extensions installées, polices, taille de l’écran, caractéristiques de l’appareil — <a href="https://adguard.com/en/blog/browser-fingerprinting-gpu.html#whatisyourfingerprintmadeof">la liste est loin d’être exhaustive</a> . Aucun de ces indices n’est suffisant à lui seul pour identifier une personne de manière définitive, mais en combinant un nombre suffisant d’entre eux dans un profil utilisateur unique, on peut atteindre un degré de certitude très élevé.</p>
<p>L’idée de collecter des informations sur les navigateurs et les appareils des utilisateurs est apparue il y a longtemps, mais il a fallu un certain temps pour qu’elle se généralise. Par exemple, en 2013, <a href="https://ieeexplore.ieee.org/document/6547132">sur les 10 000 premiers sites web du classement Alexa, <strong>seuls 40</strong> utilisaient des scripts d’empreinte numérique</a>. Cette méthode de suivi n’a toutefois pas tardé à connaître un essor fulgurant — et elle reste populaire aujourd’hui encore, car elle n’a pas été affectée par le renforcement des restrictions relatives aux cookies.</p>
<p>Il existe de différents types de « fingerprinting », et le plus emblématique est sans conteste le <em>« canvas fingerprinting »</em>. Le principe est étonnamment simple : un site web demande à votre navigateur de dessiner quelque chose de manière invisible, puis analyse les différentes nuances d’affichage dues au système d’exploitation, au processeur graphique, aux pilotes, aux polices et au navigateur. Cette technique s’est avérée si efficace que, selon une <a href="https://webtransparency.cs.princeton.edu/webcensus/">étude menée par Steven Englehardt et Arvind Narayanan de l’université de Princeton</a>, dès 2016, la quasi-totalité des principaux outils de suivi avaient cessé d’utiliser le « canvas fingerprinting » en raison d’une vive réaction négative de l’opinion publique ; le nombre total de domaines y ayant recours avait toutefois considérablement augmenté par rapport à 2014 (mais son utilisation s’était déjà déplacée du suivi comportemental vers la détection des fraudes et des bots).</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/mnu85canvas-example.png" alt="Exemple d’empreinte digitale « canvas »" loading="lazy"><br>
<em>Exemple d’image générée pour l’empreinte digitale « canvas »</em></p>
<p>L’empreinte digitale ne consiste pas seulement à faire dessiner des images invisibles par votre navigateur et à mesurer le résultat. Le « canvas fingerprinting » n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une technique bien plus vaste : collecter de petits détails sur votre navigateur, votre système d’exploitation et votre appareil, puis les combiner pour former un profil suffisamment distinctif pour vous reconnaître ultérieurement. Nous avons déjà mentionné de nombreux paramètres pouvant être mesurés ; en voici quelques exemples supplémentaires : votre pile audio, la résolution de votre écran, la prise en charge tactile, l’état de la batterie… Ces éléments, ainsi que d’innombrables autres signaux, peuvent tous devenir des pièces du puzzle.</p>
<p>Et à mesure que les appareils gagnaient en puissance, le puzzle s’enrichissait de nouvelles pièces. Les PC modernes, les ordinateurs portables et surtout les smartphones ont mis à la disposition des sites web davantage de capteurs, d’API, de fonctionnalités de rendu et de caractéristiques matérielles. Chaque nouvelle fonctionnalité a été introduite pour des raisons légitimes — graphismes plus riches, meilleure lecture multimédia, design adaptatif, interfaces optimisées pour les mobiles — mais beaucoup d’entre elles ont également offert aux scripts de « fingerprinting » un nouveau champ à exploiter. Même le simple fait d’utiliser un bloqueur de publicités spécifique pouvait devenir une ligne supplémentaire dans votre profil.</p>
<p>À ce propos, est-ce possible de lutter contre le fingerprinting à l’aide d’un bon vieux bloqueur de publicités ? Oui et non. Lorsqu’il s’agit de scripts de fingerprinting tiers identifiables, il suffit d’ajouter les règles nécessaires à la liste de filtrage. Mais les bloqueurs de publicités rencontrent des difficultés lorsque le fingerprinting est intégré dans du code propriétaire ordinaire. Il est possible de bloquer l’exécution des scripts ou de limiter JavaScript à l’aide d’un bloqueur de publicités — ce qui aiderait à lutter contre l’empreinte numérique — mais cela pourrait facilement entraîner des dysfonctionnements du site ; ce n’est donc pas une solution adaptée à tout le monde.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wszebuser-agent-adguard.jpg" alt="Agent utilisateur AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>Un Agent utilisateur aléatoire imposé via le module de protection contre le suivi d’AdGuard</em></p>
<p>Quant à AdGuard, le module « Mode furtif / Protection contre le suivi » mentionné plus haut proposait (et propose toujours) un certain nombre de paramètres, comme <em>Agent utilisateur personnalisé</em>, qui pourraient en théorie atténuer le « fingerprinting » ; mais à vrai dire, c’est un domaine dans lequel les navigateurs sont bien mieux armés pour lutter, de par leur nature même. Ils pourraient beaucoup plus facilement mettre en œuvre des fonctionnalités telles que la randomisation des empreintes numériques — ce qui illustre bien pourquoi vous devriez considérer les bloqueurs de publicités comme l’un des outils de votre arsenal de protection de la vie privée, et non comme une solution miracle à tous les problèmes.</p>
<h2 id="2019%E2%80%932022-le-suivi-cach%C3%A9-au-grand-jour">2019–2022 : Le suivi caché au grand jour</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🕵️ L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
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            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le masquage CNAME et dissimulation de première partie</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les traceurs pouvaient se dissimuler derrière des sius-domaines semblement propriétaires</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> la protection du niveau DNS, le filtrage conscient du CNAME, des bloqueurs à l'échelle réseau, des règles avancées</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également :</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> suivi côté serveur, des identifiants de suivi mobile, ATT d'Apple, suivi sur les téléviseurs connectés et dans les applications</span></li></ul></div>
        </div><p>À ce stade, de plus en plus d’utilisateurs ont pris conscience des dangers liés au suivi. L’installation d’une extension de blocage des publicités dans son navigateur est donc devenue la norme. Des applications et des extensions davantage axées sur la confidentialité ont fait leur apparition, et même des logiciels historiquement « neutres en matière de confidentialité », comme les navigateurs, se sont de plus en plus orientés vers l’ajout de fonctionnalités de protection de la vie privée. Les outils de suivi ont dû faire face à une forte opposition et s’adapter à cette nouvelle réalité. L’une des façons d’y parvenir consistait à faire passer le suivi tiers pour du trafic de première partie en utilisant des techniques telles que le <em>masquage CNAME</em>.</p>
<p>Pour comprendre comment fonctionne le masquage CNAME, il faut savoir ce que signifient les termes <em>première partie</em>, ou propriétaire, et <em>tierce partie</em> dans le contexte des navigateurs. Normalement, les navigateurs traitent les sous-domaines d’un même site comme appartenant à la même partie. Par exemple, si vous visitez <code>www.company.example</code>, une requête vers <code>stats.company.example</code> est toujours considérée comme une requête de première partie. Elle peut recevoir les cookies du site et peut même installer des cookies appartenant à <code>company.example</code>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/yg16cgcname-cloaking.jpg" alt="Schéma illustrant le fonctionnement du cloaking CNAME" loading="lazy"><br>
<em>Schéma illustrant le fonctionnement du cloaking CNAME</em></p>
<p>Le « CNAME cloaking » (CNAME signifiant « <em>canonical name</em> ») abuse de cette confiance. Le propriétaire d’un site web peut configurer un sous-domaine, tel que <code>stats.company.example</code>, de manière à ce qu’en coulisses, celui-ci pointe en réalité vers un service de suivi tiers. Pour le navigateur (et pour le bloqueur de publicités), la requête semble toujours être dirigée vers le site web d’origine. Mais en réalité, le traceur se cache derrière un sous-domaine qui semble appartenir au site lui-même, bénéficiant ainsi de nombreux privilèges que les navigateurs réservent normalement au site en question.</p>
<p>Le cloaking CNAME n’était pas dangereux parce qu’il inventait une nouvelle méthode révolutionnaire de collecte de données. Il était dangereux parce qu’il brouillait la frontière entre le site que vous visitez et les tiers qui y sont associés, alors que cette distinction était l’un des principes fondamentaux sur lesquels reposaient les outils de protection de la vie privée tels que les bloqueurs de publicités. Par exemple, les cookies propriétaires sont souvent nécessaires au bon fonctionnement des sites web, et les altérer peut s’avérer dangereux. Même si vous activez le module de protection contre le suivi d’AdGuard, vous verrez la mention <strong>« Non recommandé »</strong> en lettres rouges vives à côté du paramètre <em>Supprimer les cookies propriétaires</em> — rien de tel n’apparaît à côté du même paramètre pour les cookies tiers.</p>
<p>Un autre excellent exemple de suivi allant au-delà des méthodes traditionnelles est le <em>suivi côté serveur</em>. Au lieu de charger chaque traceur directement dans le navigateur, un site web collecte des données via son propre point de terminaison propriétaire et les transmet en arrière-plan. En effet, ce point de terminaison peut servir à des fins tout à fait légitimes, comme le chargement d’images ou de vidéos, et le bloquer complètement rendrait donc le site web inutilisable pour le visiteur.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-green"><div class="kg-callout-emoji">📺</div><div class="kg-callout-text">Parmi les exemples les plus récents et les plus marquants, on peut citer <a href="https://adguard.com/en/blog/youtube-server-side-ad-insertion.html" rel="noreferrer">YouTube qui a commencé à utiliser l'insertion publicitaire côtéserveur ces dernières </a>années dans le cadre de sa lutte contre les bloqueurs de publicités. Les publicités sont intégrées directement dans le flux vidéo, ce qui les rend impossibles à distinguer du contenu.</div></div><p>En 2020, les bloqueurs de publicités et les annonceurs étaient bel et bien pris dans une course à l’armement sans fin. Comme vous pouvez le constater, ces nouvelles méthodes innovantes de suivi des utilisateurs et de diffusion publicitaire n’avaient plus rien à voir avec les bannières naïves des années 2000, et le simple fait d’installer une extension de navigateur ne suffisait plus. C’est à ce moment-là que le filtrage DNS s’est imposé au premier plan de la lutte contre les traceurs. Il permettait d’analyser la résolution des domaines, y compris les chaînes CNAME, et de protéger des appareils tels que les téléviseurs connectés et les routeurs, impossibles à protéger avec des bloqueurs de publicités classiques. <a href="https://adguard-dns.io/en/blog/adguard-dns-announcement.html">AdGuard DNS a été officiellement lancé fin 2018</a>, et dès 2020, il était intégré à toutes les applications AdGuard.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/o26hrag-dns-dashboard.jpg" alt="Tableau de bord d’AG DNS" loading="lazy"><br>
<em>Tableau de bord d’AdGuard DNS</em></p>
<p>Les règles de filtrage avancées ont également joué un rôle important : elles ne se contentaient pas de bloquer les URL publicitaires, mais identifiaient également les traceurs dissimulés derrière des domaines semblant appartenir au site lui-même. Mais il est apparu plus clairement que jamais que les règles de filtrage seules ne suffisaient pas pour une protection complète ; votre bloqueur de publicités devait couvrir tous les fronts. C’est également à cette époque que les bloqueurs au niveau du réseau, tels que <a href="https://adguard.com/en/adguard-home/overview.html">AdGuard Home</a>, ont gagné en popularité, les utilisateurs étant devenus beaucoup plus informés et compétents sur le plan technique, et souhaitant exercer un contrôle total sur leur réseau plutôt que de le déléguer à quelqu’un d’autre.</p>
<h2 id="%C3%A0-partir-de-2022-l%E2%80%99ia-d%C3%A9barque-sur-la-sc%C3%A8ne">À partir de 2022 : l’IA débarque sur la scène</h2>
<div class="kg-card kg-toggle-card" data-kg-toggle-state="close">
            <div class="kg-toggle-heading">
                <h4 class="kg-toggle-heading-text"><span style="white-space: pre-wrap;">🤖 L'aperçu de l'époque</span></h4>
                <button class="kg-toggle-card-icon" aria-label="Expand toggle to read content">
                    <svg id="Regular" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" viewBox="0 0 24 24">
                        <path class="cls-1" d="M23.25,7.311,12.53,18.03a.749.749,0,0,1-1.06,0L.75,7.311"></path>
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                </button>
            </div>
            <div class="kg-toggle-content"><ul><li value="1"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La menace principale&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> le ciblage et les publicités générées par l'IA</span></li><li value="2"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Pourquoi c'était nouveau&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> l'IA a rendu la prédiction, le profilage et la génération de publicités plus évolutifs et plus précis</span></li><li value="3"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">La réponse des bloqueurs&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les listes de filtrage restent importantes, mais la détection assistée par l'IA pourrait s'avérer utile face aux publicités natives ou générées</span></li><li value="4"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">À noter également&nbsp;:</strong></b><span style="white-space: pre-wrap;"> les publicités via chatbots, les créations publicitaires synthétiques, le profilage multiplateforme</span></li></ul></div>
        </div><p>L’IA a pris l’internet d’assaut et s’est rapidement répandue aux quatre coins du Web, y compris dans la publicité et le suivi. Cependant, ce n'est pas que l’IA ait du coup permis aux annonceurs de découvrir une nouvelle façon de suivre les utilisateurs. Elle leur a plutôt fourni de meilleurs outils pour interpréter, prédire, générer et optimiser les données qu’ils collectaient déjà.</p>
<p>Vous vous souvenez du reciblage et de la façon dont les mêmes annonces vous suivaient partout sur le Web en fonction de ce que vous aviez déjà vu et des liens sur lesquels vous aviez cliqué ? L’IA a fait passer ce concept au niveau supérieur grâce au <em>ciblage prédictif</em>. Au lieu de vous montrer sans cesse les mêmes publicités en fonction des centres d’intérêt indiqués dans votre profil, l’IA analyse des signaux tels que l’historique de navigation, les clics et les achats, et recherche des tendances dans ces données. Ensuite, en se basant sur ces schémas, l’IA <em>prédit</em> la probabilité que vous réagissiez à une publicité et va même jusqu’à personnaliser cette publicité spécialement pour vous. Cela concerne non seulement l’apparence de la publicité, mais aussi le moment où elle s’affiche et l’offre spécifique proposée. En bref, le ciblage ne repose plus sur ce que vous avez fait, mais sur ce que vous êtes susceptible de faire ensuite.</p>
<p>Un autre avantage que l’IA offre aux annonceurs : ils n’ont pas besoin de savoir grand-chose sur vous pour atteindre le même niveau de précision (voire meilleur). Ce qu’ils ignorent, ils peuvent désormais prédire avec un haut degré de certitude. Les traceurs utilisent le <em>profilage multiplateforme</em> pour se faire une meilleure idée de qui vous êtes : ils relient ainsi votre activité sur des différentes applications et différents sites web en s’appuyant sur vos identifiants de connexion, les signaux émis par vos appareils, les identifiants publicitaires et vos habitudes de navigation afin de déterminer quels signaux correspondent à une même personne. L’IA renforce l’efficacité de cette méthode, car elle permet de relier des signaux faibles provenant de différentes sources et de déduire des traits de personnalité cachés à partir de schémas qui peuvent sembler sans rapport à première vue. Il est désormais bien plus utile de disposer de nombreux signaux faibles que de très peu de signaux forts ; les plateformes dotées d’écosystèmes nécessitant une connexion profitent donc d’un avantage naturel.</p>
<p>En ce sens, l’IA n’a pas beaucoup changé la manière dont les bloqueurs de publicités gèrent les publicités et les traceurs eux-mêmes : les listes de filtrage restent le fondement du blocage publicitaire, le filtrage DNS et réseau conserve toute son importance, tout comme le filtrage « cosmétique ». Ce qui est devenu bien plus important qu’auparavant, c’est la quantité de données personnelles que vous divulguez au départ. Chaque connexion à un site web, chaque demande d’autorisation approuvée, chaque information vous concernant que vous rendez disponible en ligne alimente désormais la machine. Les outils de protection de la vie privée peuvent également aider dans ce domaine, mais il incombe de plus en plus aux utilisateurs eux-mêmes de faire preuve de vigilance et d’adopter une attitude très prudente quant à leur interaction avec le Web — même si ce n’est pas une tâche facile du tout à notre époque hyper-numérique.</p>
<p>L’IA a également ouvert une « nouvelle frontière » potentielle pour le blocage des publicités : les publicités intégrées dans les conversations des chatbots. À l’heure actuelle, presque toutes les publicités associées aux chatbots sont distinctes des réponses et identifiées comme « sponsorisées », mais cela pourrait poser problème à l’avenir.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/f4fi1sponsored.jpg" alt="Balise « sponsorisé » de ChatGPT" loading="lazy"><br>
<em>Capture d’écran de la balise « Sponsorisé » de ChatGPT par Tibor Blaho sur X</em></p>
<p>D’un point de vue fonctionnel, elles ne diffèrent pas beaucoup des autres publicités que l’on peut rencontrer sur un site d’actualités, par exemple ; les bloquer revient donc simplement à mettre à jour la liste des filtres en conséquence. Mais il est tout à fait possible, d’un point de vue technique, d’intégrer une publicité directement dans le texte de la réponse du chatbot. À moins de savoir déjà que le bot tente de vous vendre quelque chose, il serait impossible de savoir si une recommandation est sincère ou si elle a été insérée de force dans la réponse à des fins purement publicitaires. Heureusement, pour l’instant, il semble que les entreprises spécialisées dans l’IA accordent de l’importance à leur image publique et craignent suffisamment les réactions négatives pour éviter cette tactique, mais il n’est pas exclu que cela devienne une réalité à un moment donné. On pourrait penser que c’est là que les bloqueurs de publicités jetteront l’éponge, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Cela nécessitera toutefois une approche entièrement nouvelle — qui, ironiquement, impliquera également l’utilisation de l’IA. Les bloqueurs de publicités devront passer de la compréhension du code à celle du sens. Il y a trois ans déjà, <a href="https://adguard.com/en/blog/llm-ads-blocking-chatbots.html">nous avions évoqué les moyens possibles de faire face à ce problème</a> ; les développeurs de bloqueurs de publicités restent donc à l’affût : cela pourrait devenir une menace réelle plus tôt que vous ne le pensez.</p>
<p>Mais l’IA n’est pas un facteur négatif pour le blocage des publicités. Loin de là, d’ailleurs : l’utilisation de l’IA dans le domaine de filtrage de contenu a été l’un des principaux thèmes abordés lors du sommet Ad-Filtering Dev Summit de l’année dernière. Les développeurs ont discuté de la manière dont l’IA peut être mise à contribution pour automatiser le blocage des fenêtres contextuelles relatives aux cookies, de son rôle dans l’assurance qualité, et même de la façon dont elle peut aider à identifier et à bloquer les publicités elles-mêmes. Maxim Topciu, le responsable de l’équipe des extensions de navigateur chez AdGuard, <a href="https://adguard.com/fr/blog/beyond-filter-lists-rethinking-ad-blocking-with-llms.html">a créé et présenté plusieurs prototypes fonctionnels utilisant différentes méthodes pour distinguer le contenu publicitaire sur la page et le bloquer</a>. Il est tout à fait clair que l’IA restera l’un des principaux sujets de discussion lors du prochain Sommet et, pour être honnête, probablement lors de tous les Sommets à venir.</p>
<hr>
<p>Il est impossible de condenser 17 ans de menaces sur le Web en un seul article de blog, même en prenant quelques libertés, et ce n’était d’ailleurs pas le but. L’objectif était de montrer à quel point les défis auxquels les bloqueurs de publicités ont dû faire face ont évolué au fil du temps, à quel point il n’a pas été simple de vous proposer les meilleurs outils de protection contre les publicités et les traceurs, mais aussi à quel point nous avons toujours fait de notre mieux à chaque étape. Nous espérons que vous avez été satisfaits d’AdGuard, quelle que soit la durée depuis laquelle vous l’utilisez, que ce soit depuis un an seulement, peut-être cinq, ou, qui sait, les dix-sept années entières.</p>
<p>Nous avons hâte de voir ce que les dix-sept prochaines années nous réservent ! Une chose est sûre : nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire face aux menaces futures et vous protéger.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard lance la Protection contre le suivi des e-mails</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/mail-tracking-protection-filter.html</link>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 08:02:33 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a33a6191beaf40001a39bad</guid>
      <category>AdGuard Filters</category>
      <description>Le nouveau filtre Protection contre le suivi d'AdGuard Mail bloque les requêtes de suivi de l'activité des utilisateurs dans les e-mails.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Vous est-il déjà arrivé de recevoir un e-mail et, quelques minutes plus tard, d’avoir l’impression que l’expéditeur savait déjà, d’une manière ou d’une autre, que vous l’aviez ouvert ? Peut-être s’agissait-il d’un e-mail commercial suivi immédiatement d’un autre message. Peut-être qu’une newsletter est soudainement devenue plus « personnalisée ». Ou peut-être avez-vous simplement remarqué des publicités en rapport avec un sujet dont vous veniez de lire un e-mail… Ça fait froid dans le dos, n'est-ce pas ? Et pour cause.</p>
<p>La plupart des gens ne se rendent pas compte que de nombreux e-mails contiennent des outils de suivi invisibles conçus pour surveiller ce qui se passe après l’ouverture d’un message. Et contrairement aux annonces classiques ou aux pop-ups, ces traqueurs fonctionnent de manière totalement silencieuse en arrière-plan. C’est pourquoi nous vous présentons la <strong>Protection contre le suivi de AdGuard Mail</strong>, un tout nouveau filtre conçu pour bloquer les pixels de suivi dans les e-mails et protéger votre vie privée au sein des applications de messagerie et des clients de messagerie web.</p>
<h2 id="quest-ce-quun-pixel-de-suivi-dans-un-e-mail">Qu'est-ce qu'un pixel de suivi dans un e-mail ?</h2>
<p>Les pixels de suivi dans les e-mails sont de minuscules images invisibles intégrées dans les e-mails au format HTML. En général, ils ne mesurent qu'un pixel sur un et sont totalement transparents, ce qui fait qu'on ne les remarque jamais à l'oeuil nu.</p>
<p>Lorsque vous ouvrez l'e-mail, votre client de messagerie charge cette image automatiquement depuis le serveur de l'expéditeur. Cette simple requête peut révéler une quantité surprenante d'informations, notamment :</p>
<ul>
<li>Si vous avez ouvert l'e-mail</li>
<li>L'heure exacte à laquelle vous l'avez ouvert</li>
<li>Votre localisation approximative</li>
<li>Votre adresse IP</li>
<li>Le type et la marque de votre appareil et de votre client de messagerie</li>
</ul>
<p>Et tout ça se passe en silence, en arrière-plan. L’e-mail reçu vous semble parfaitement normal. Mais pour l’expéditeur, il devient une source de données comportementales. En bref, <strong>le simple fait d’ouvrir un e-mail peut se transformer en événement de suivi</strong>.</p>
<p>Ces données sont couramment utilisées pour l’analyse marketing, l’évaluation de l’engagement, le ciblage publicitaire et le profilage des utilisateurs. Et tandis que certaines entreprises utilisent le suivi uniquement à des fins statistiques, d’autres y ont largement recours pour mesurer l’attention et optimiser leurs campagnes en fonction de votre comportement.</p>
<p>Le problème est que la plupart des utilisateurs n’ont jamais explicitement consenti à ce type de surveillance, et souvent, ils ignorent même son existence.</p>
<h2 id="d%C3%A9couvrez-la-protection-contre-le-suivi-dans-adguard-mail">Découvrez la protection contre le suivi dans AdGuard Mail</h2>
<p>Le nouveau filtre <strong>Protection contre le suivi de AdGuard Mail</strong> bloque les requêtes utilisées pour suivre l’activité des utilisateurs dans les e-mails. Cela signifie que les pixels de suivi ne peuvent plus signaler discrètement aux expéditeurs lorsque vous ouvrez un message.</p>
<p>Ce filtre fonctionne aussi bien dans les applications de messagerie protégées par AdGuard que dans les clients de messagerie basés sur un navigateur via le bloqueur d'annonces AdGuard Ad Blocker. Il peut vous aider à vous protéger lorsque vous utilisez des applications et des services de messagerie Web tels qu’Apple Mail, Outlook, Spark, The Bat! et Thunderbird.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">✉️</div><div class="kg-callout-text">Pour<b><strong style="white-space: pre-wrap;"> Gmail</strong></b>, et <b><strong style="white-space: pre-wrap;">Outlook Web,</strong></b> l'efficacité est limitée : ces services acheminent les images des e-mails via leurs propres serveurs proxy et remplacent les URL de suivi d'origine avant que le navigateur n'envoie sa requête.</div></div><div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🍏</div><div class="kg-callout-text">🍏<b><strong style="white-space: pre-wrap;">Apple Mail</strong></b> dispose d’une fonctionnalité appelée <b><strong style="white-space: pre-wrap;">Mail Privacy Protection (MPP)</strong></b> qui précharge automatiquement le pixel de suivi en arrière-plan, ce qui rend les taux d’ouverture peu fiables et souvent exagérés.&nbsp;</div></div><h2 id="comment-activer-la-protection-contre-le-suivi-dans-adguard-mail">Comment activer la Protection contre le suivi dans AdGuard Mail</h2>
<p>Pour activer le filtre, vous devez activer l'option <em>Protection contre le suivi d'AdGuard Mail</em>. Pour faire ça, il faut :</p>
<ul>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Windows v8</strong>, accédez à <em>Protection</em> → <em>Blocage des publicités</em> →  <em>Filtres</em>.</li>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Windows v7.22</strong>, allez dans <em>Protection</em> → <em>Blocage des publicités</em> →  <em>Ajouter un filtre</em>.</li>
<li>Dans <strong>AdGuard pour Mac</strong>, allez dans <em>Paramètres…</em> → <em>Filtres</em> → bouton <em>+</em>.</li>
</ul>
<blockquote>
<p>Pour AdGuard pour Android, AdGuard pour iOS et l’extension de navigateur AdGuard, le filtre « Protection contre le suivi de AdGuard Mail » sera inclus dans une prochaine mise à jour.</p>
</blockquote>
<h2 id="donnez-nous-votre-avis">Donnez-nous votre avis</h2>
<p>Ça fait quelque temps que nous n'avons pas lancé de nouveaux filtres, en plus c'est la première version d'un filtre AdGuard. Vos commentaires nous aideront à l'améliorer encore davantage. Si vous remarquez des traqueurs non détectés, des e-mails qui ne fonctionnent pas ou des problèmes de compatibilité, merci de nous en faire part en soumettant un rapport via l'outil <em>Signaler un problème</em> d'AdGuard ou <a href="https://reports.adguard.com/new_issue.html">directement sur notre site web</a>.</p>
<p>Lorsque vous soumettez un rapport depuis AdGuard, les paramètres pertinents sont renseignés automatiquement, ce qui est important pour les responsables de la maintenance du filtre. Vous trouverez des instructions détaillées pour signaler des problèmes concernant tous les produits AdGuard <a href="https://adguard.com/kb/guides/report-website/">dans notre guide</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>«Pas de panique, Google ne va pas désactiver les bloqueurs d'annonces» - Andrey Meshkov de AdGuard</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/no-google-isnt-killing-ad-blockers-adguard-cto-andrey-meshkov-on-the-manifest-v2-panic.html</link>
      <pubDate>Sun, 14 Jun 2026 01:55:35 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Andrey Meshkov]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a3252f71beaf40001a39aab</guid>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>Blocage des publicités</category>
      <description>Nous allons donc vous présenter un historique objectif des événements autour de Google et les bloqueurs, tels qu'ils se sont réellement déroulés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Andrey Meshkov, le DT de AdGuard, a récemment partagé son avis sur la situation autour de Google et les bloqueurs d'annonces. Ci-dessous suit la traduction de son message en français.</p>
<p>Les gros titres récents ont quelque peu dramatisé la situation. Plutôt que d’ajouter au brouhaha, permettez-moi donc de vous présenter un historique objectif de ce qui s’est réellement passé.</p>
<h2 id="lhistoire">L'histoire</h2>
<p>Toute cette histoire où « Chrome désactive les bloqueurs de publicités » remonte à 2019. À cette époque, Google avait enfin renforcé l’équipe chargée des extensions du navigateur Chrome, et celle-ci s’était fixé pour objectif de mener à bien un projet utile. Le principal problème auquel elle était confrontée résidait dans le fait que le Chrome Web Store était submergé d’extensions malveillantes : la modération de Google était franchement insuffisante, et toutes sortes de contenus indésirables continuaient de passer entre les mailles du filet. Un deuxième problème, lié au premier, était l’abondance d’extensions de mauvaise qualité qui ralentissaient les performances du navigateur.</p>
<p>Leur solution a consisté à lancer une nouvelle version de la plateforme d’extensions, baptisée Manifest V3 (ou MV3), destinée à remplacer l’ancienne plateforme Manifest V2. Le hic, c’est que cette nouvelle version privait les extensions de nombreuses fonctionnalités à plusieurs égards. La question reste ouverte : cette mesure a-t-elle réellement résolu les problèmes initiaux ?</p>
<p>En matière de sécurité, personne n’a jamais pu expliquer en quoi MV3 était utile. En revanche, en termes de performances, c’est une autre histoire : MV3 aide véritablement le navigateur à moins souffrir des extensions mal écrites.</p>
<p>Pour atténuer l’impact sur les bloqueurs de contenu en particulier, la plateforme a ajouté un ensemble de nouvelles fonctionnalités destinées à compenser ce qui avait été supprimé (ce qu’on appelle l’API déclarative de requêtes réseau). Mais pour être honnête : si Google avait lancé MV3 sous la forme initialement envisagée en 2019, cela aurait vraiment pu sonner le glas des bloqueurs de publicités — et de nombreuses autres extensions également.</p>
<h2 id="la-collaboration">La collaboration</h2>
<p>Des années de collaboration ont permis de changer la donne. Cette même année, Google s’est rendu à la <a href="https://adguard.com/en/blog/tag/afds.html">conférence annuelle des développeurs d’extensions de blocage de publicités</a> pour présenter la nouvelle plateforme et demander ce qu’il fallait faire pour que les bloqueurs de publicités puissent continuer à fonctionner normalement — et l’entreprise est revenue à cette conférence chaque année depuis. En parallèle, Google s’est associé à Mozilla et Apple pour former le W3C WebExtensions Community Group, un organisme de normalisation au sein duquel nous, les développeurs d’extensions, avons travaillé aux côtés de tous ces acteurs pour améliorer MV3 et en faire une solution capable de satisfaire toutes les parties.</p>
<p>Le chemin a été long, mais grâce à cet effort collectif, MV3 a finalement été rendu opérationnel. Ce n’est que cinq ans après la première annonce que Google a enfin déployé la plateforme dans Chrome, moment auquel de nombreuses extensions — y compris les bloqueurs de publicités — y ont migré. Quant aux performances actuelles des bloqueurs de publicités, je ne prétendrai pas que la transition s’est faite sans peine : par rapport à la version précédente, notre travail est devenu un peu plus difficile et le produit un peu plus compliqué à maintenir. Mais les utilisateurs finaux ne devraient pas remarquer de grande différence. Les bloqueurs de publicités sont bien vivants.</p>
<p>En résumé : cette histoire a traîné en longueur pendant très longtemps, et grâce à un effort collectif, nous avons réussi à rendre MV3 opérationnel. Ce n’est que cinq ans après la première annonce que Google a enfin déployé MV3 dans son navigateur, et de nombreuses extensions y ont migré.</p>
<h2 id="la-situation-actuelle">La situation actuelle</h2>
<p>Cela nous amène à la situation actuelle. Même si Chrome est passé à MV3 dès 2024, son code source conservait toujours la capacité d’exécuter les anciennes extensions MV2. Tout ce code hérité était toujours présent — et bien que Chrome ne s’en serve plus, les navigateurs tiers basés sur le moteur Chromium (tels qu’Opera, Edge et Brave) en dépendaient toujours. À partir de la version 150, cet ancien code est supprimé de Chromium, ce qui signifie que les anciennes extensions MV2 cesseront de fonctionner dans ces navigateurs tiers basés sur Chromium. Et, de manière réaliste, il est peu probable que les développeurs à l’origine de ces extensions disposent des ressources nécessaires pour maintenir MV2 par eux-mêmes, car le code est complexe et touche un grand nombre de composants du navigateur.</p>
<h2 id="en-r%C3%A9sum%C3%A9">En résumé</h2>
<p>Google ne « désactive rien » aujourd’hui : tous les événements importants se sont déjà produits entre 2019 et 2024. <strong>Les bloqueurs de publicités ne risquent rien</strong>. Nous <a href="https://adguard.com/fr/blog/tag/manifest-v3.html">n’avons jamais été enthousiastes à l’idée du passage à MV3</a>, mais l’apocalypse annoncée n’a jamais eu lieu. Les véritables victimes de ces changements ne sont pas les bloqueurs de publicités, mais les navigateurs tiers qui continuaient jusqu’à présent à prendre en charge les anciennes extensions MV2 (et s’en servaient comme d’un avantage concurrentiel par rapport à Chrome).</p>
<p>Et si vous comptez sur toute la puissance de l’API webRequest — ce type de filtrage approfondi et flexible que l’approche déclarative de MV3 ne peut pas entièrement reproduire —, n’oubliez pas qu’il y a toujours Firefox. Mozilla continue de prendre en charge webRequest dans son intégralité, ce qui signifie que les bloqueurs de contenu les plus exigeants peuvent continuer à faire tout ce qu’ils ont toujours fait. Quelle que soit l’évolution de l’écosystème Chromium, les utilisateurs ont toujours le choix.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le foot sans encombres : la Coupe du monde 2026 avec AdGuard</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/watch-fifa-world-cup.html</link>
      <pubDate>Sat, 13 Jun 2026 00:52:27 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a32442b1beaf40001a39a77</guid>
      <category>Savoir tout</category>
      <category>The more you know</category>
      <description>Comment suivre la Coupe du monde 2026 ? Il faut trouver un flux vidéo, mais aussi : éviter la pub, gérer sa boîte mail et assurer sa sécurité</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La Coupe du monde de football, ce n'est pas seulement les buts marqués, mais aussi tous ces moments entre les coups de sifflet : les rituels d’avant-match, les discussions à la mi-temps et vos petites habitudes en ligne qui accompagnent chaque jeu, que ce soit pour consulter le calendrier de la Coupe du monde 2026 ou pour dénicher la meilleure diffusion en direct. Les fans veulent savoir comment suivre la Coupe du monde sans encombre, ce qui implique non seulement de trouver une diffusion fiable, mais aussi d’éliminer les obstacles qui rendent le visionnage chaotique. La gamme de services AdGuard avec le bloqueur d'annonces, le VPN, DNS et les services de messagerie, est conçue pour vous simplifier la vie et vous permettre de suivre le championnat sans effort.</p>
<h2 id="moins-de-distractions-plus-de-matchs">Moins de distractions, plus de matchs</h2>
<p>Consulter une page sportive devrait équivaloir à obtenir un billet pour le match, et non à assister à un défilé de vidéos en lecture automatique et de bannières clignotantes. Le bloqueur d'annonces <a href="https://adguard.com/fr/welcome.html">AdGuard Ad Blocker</a> réduit le bruit visuel et bloque les publicités intrusives ainsi que les traqueurs, nettoyant ainsi les pages et rendant la navigation moins perturbée pour les fans qui suivent les liens de diffusion en direct de la Coupe du monde 2026. Cette expérience de navigation épurée est particulièrement utile lorsque vous cherchez des moyens de regarder la Coupe du monde de la FIFA gratuitement et que vous tombez sur des pages saturées de publicités qui perturbent le déroulement du visionnage.</p>
<p><a href="https://adguard.com/fr/welcome.html">Obtenez AdGuard</a></p>
<h2 id="r%C3%A9servez-votre-bo%C3%AEte-mail-%C3%A0-ce-qui-compte-vraiment">Réservez votre boîte mail à ce qui compte vraiment</h2>
<p>À l'approche du coup d'envoi, les abonnements, les confirmations et les e-mails promotionnels des chaînes et des services s'accumulent, et vous pouvez facilement perdre de vue les messages qui comptent vraiment au milieu de tout ce brouhaha. <a href="https://adguard-mail.com/fr/welcome.html">AdGuard Mail</a> propose des alias et des adresses e-mail temporaires permettant aux supporters de s’inscrire aux alertes de matchs, aux services de billetterie et aux essais de streaming sans exposer leur boîte de réception principale, ce qui permet de garder les communications sur la Coupe du monde 2026 bien organisées et faciles à gérer. Ce petit changement évite aux lecteurs le rituel post-tournoi consistant à se désabonner en masse et à nettoyer leur boîte de réception.</p>
<p><a href="https://adguard-mail.com/fr/welcome.html">Get AdGuard Mail</a></p>
<h2 id="prot%C3%A9gez-votre-connexion-lorsque-vous-%C3%AAtes-en-d%C3%A9placement">Protégez votre connexion lorsque vous êtes en déplacement</h2>
<p>Plus nombreux que jamais, les supporters suivront les matchs loin de chez eux — dans les aéroports, les hôtels et les cafés — et, dans ces moments-là, la sécurité de la connexion est primordiale. <a href="https://adguard-vpn.com/en/welcome.html">AdGuard VPN</a> masque les adresses IP et crypte le trafic, ce qui rend la navigation et le streaming plus confidentiels sur les réseaux publics. C’est bien pratique pour tous ceux qui souhaitent suivre la Coupe du monde où qu’ils se trouvent, sans compromettre la sécurité de leurs données. Il ne s'agit pas d'une solution de contournement des droits de diffusion, mais d'un outil adapté aux habitudes de visionnage des voyageurs et d'un compagnon idéal pour ceux qui recherchent un VPN pour la Coupe du monde.</p>
<p><a href="https://adguard-vpn.com/fr/welcome.html">Obtenez AdGuard VPN</a></p>
<h2 id="une-solution-domestique-pour-chaque-appareil">Une solution domestique pour chaque appareil</h2>
<p>Tous les appareils ne prennent pas en charge les extensions de navigateur, et certains foyers sont dominés par des téléviseurs connectés qui ne peuvent pas exécuter de bloqueurs classiques. <a href="https://adguard-dns.io/fr/welcome.html">AdGuard DNS</a> permet de filtrer les publicités et les traqueurs au niveau du réseau, protégeant ainsi tous les appareils connectés et offrant aux familles une expérience plus fluide et moins envahie par la publicité sur les téléphones, les ordinateurs portables et les téléviseurs — un complément pratique aux bloqueurs de publicités et un moyen de profiter d’un visionnage plus serein dans les espaces communs où se déroulent de nombreuses soirées de visionnage de la Coupe du monde.</p>
<p><a href="https://adguard-dns.io/fr/welcome.html">Obtenez AdGuard DNS</a></p>
<h2 id="en-harmonie-avec-les-habitudes-des-spectateurs">En harmonie avec les habitudes des spectateurs</h2>
<p>Les spectateurs suivent le championnat de différentes manières : certains se connectent aux chaînes officielles de la Coupe du monde 2026 de leur pays, d’autres recherchent des options de streaming gratuit et beaucoup souhaitent simplement consulter le score en direct sansêtre dérangés. AdGuard ne remplace pas les diffuseurs ; il améliore l’expérience globale — en supprimant les distractions, en limitant le bruit publicitaire et en sécurisant les connexions lorsque cela est nécessaire —, ce qui correspond aux intentions de recherche courantes telles que « comment regarder la Coupe du monde en France » ou « débloquer le streaming de la Coupe du monde ».</p>
<h2 id="des-conseils-pratiques-de-mise-en-place-pour-les-fans">Des conseils pratiques de mise en place pour les fans</h2>
<ul>
<li>Si vous souhaitez profiter d’une expérience de navigation moins encombrée pendant que vous recherchez la Coupe du monde 2026 en streaming, installez une extension de blocage des publicités sur votre navigateur de bureau ou mobile pour réduire les pop-ups et les superpositions.</li>
<li>Utilisez un alias e-mail ou une adresse temporaire lorsque vous vous inscrivez à des essais de streaming ou à des alertes de billetterie afin que votre boîte de réception principale reste consacrée à l’essentiel.</li>
<li>Lorsque vous regardez la Coupe du monde sur un réseau Wi-Fi public, pensez à activer un VPN pour protéger votre session et réduire le risque d’interception.</li>
<li>Pour les installations partagées au sein d’un foyer ou les appareils ne prenant pas en charge les extensions, configurez le filtrage DNS sur votre routeur pour bloquer les publicités et les traceurs à l’échelle du réseau.</li>
</ul>
<h2 id="une-remarque-sur-l%E2%80%99acc%C3%A8s-et-les-droits">Une remarque sur l’accès et les droits</h2>
<p>Il est important d’être clair : ces outils améliorent l’expérience de visionnage, mais ne permettent pas d’accéder gratuitement aux diffusions payantes. La disponibilité des flux et les droits de diffusion des matchs dépendent des diffuseurs régionaux et des accords conclus avec les plateformes ; les supporters doivent donc consulter la liste officielle des diffuseurs de la Coupe du monde 2026 par pays ainsi que le calendrier de la Coupe du monde 2026 lorsqu’ils planifient ce qu’ils vont regarder et où.</p>
<h2 id="en-conclusion">En conclusion</h2>
<p>Regarder la Coupe du monde, c’est autant une question de présence que d’accès. En éliminant les interférences, en désencombrant votre boîte de réception et en sécurisant votre connexion lorsque vous n’êtes pas chez vous, les produits AdGuard vous aident à maintenir plus facilement cette présence — afin que vous puissiez rester concentré sur les moments importants sur le terrain.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard fête ses 17 ans ! Rejoignez-nous !</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-birthday-2026.html</link>
      <pubDate>Sat, 23 May 2026 09:08:20 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anastasiia Fedotova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a1d21d41beaf40001a3907c</guid>
      <description>Profitez des remises jusqu'à 80% sur les produits AdGuard pour notre anniversaire ! Offre valable jusqu'au 7 juin</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois, quand Internet était un royaume tout à fait différent — rempli d'animations Flash et d'algorithmes publicitaires étranges, quand Instagram n'existait pas encore et les applications mobiles ne dominaient pas les sites Web du même nom — AdGuard est né. Presque pas possible d'y croire mais ceci c'est passé il y a 17 ans!</p>
<p>AdGuard de ce temps-là et AdGuard de maintenant sont comme deux entités différentes. Mais nous avons conservé quelque chose depuis nos débuts&nbsp;: nous croyons en un Internet plus clair et en une meilleure confidentialitépour tous. Et naturellement, il n'y a pas d'anniversaire AdGuard sans offres promo.</p>
<p>Cette fois-ci, nous avons préparé des remises pour&nbsp;:</p>
<p>🎂 <strong>Le Bloqueur AdGuard&nbsp;:</strong> <a href="https://adguard.com/license.html?promoCode=BDAY26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">50% de moins pour les licences annuelles et -45% sur celles à vie</a><br>
🎂 <strong>AdGuard VPN:</strong> <a href="https://adguard-vpn.com/license.html?promoCode=BDAYVPN26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">83% de remise sur les abonnements de 2 ans</a><br>
🎂 <strong>AdGuard DNS:</strong> <a href="https://adguard-dns.io/license.html?promoCode=BDAYDNS26&amp;aid=137773&amp;utm_source=blog">60% de remise sur les plans Personnel et Èquipe annuels</a></p>
<p>Fêtez l'anniversaire d'AdGuard en supprimant les annonces agaçantes, en protégeant votre trafic Web des tiers, et en bloquant les requetes DNS indésirables. Prolongez ou surclassez vos abonnements et licences actuelles — soit obtenez-en des nouvelles pour vous ou en cadeau à vos proches. Dans tous les cas, c'est notre plaisir si vous choisissez de fêter avec nous.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard Mail v1.5 : un nouveau look, des mises à jour plus faciles</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-mail-v1-5.html</link>
      <pubDate>Sat, 23 May 2026 21:17:30 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a16b6aa1beaf40001a38d9b</guid>
      <category>AdGuard Mail</category>
      <category>New version</category>
      <category>Notes de lancement</category>
      <category>Nouvelles versions</category>
      <category>Release notes</category>
      <description>Avec l'interface modernisée, interactions simplifiées ou mises à jour intelligentes, AdGuard Mail v1.5 vise à améliorer l'expérience utilisateur</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nous ne prenons généralement pas le temps de parler de chaque nouvelle version d'AdGuard Mail, mais la v1.5 apporte tellement d'améliorations visibles qu'elle mérite une présentation en bonne et due forme : de l'habillage graphique actualisé aux interactions simplifiées en passant par des mises à jour plus intelligentes, cette version vise à améliorer l'apparence et l'ergonomie de l'application au quotidien. Voyons voir les nouveautés de la v1.5.</p>
<h2 id="une-interface-plus-conviviale">Une interface plus conviviale</h2>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/tx5tday4iubefore-temp-mail.jpeg" width="1360" height="685" loading="lazy" alt=""></div><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/h0113k0cnmgafter-temp-mail.jpeg" width="1360" height="685" loading="lazy" alt=""></div></div></div></figure><p>Nous avons peaufiné l'interface, rafraîchi l'apparence de l'application avec de nouvelles couleurs et amélioré l'expérience utilisateur globale pour que tout soit plus épuré et plus intuitif.</p>
<p>Nous avons également simplifié la navigation en supprimant les animations de balayage et en les remplaçant par des boutons d'action visibles. Moins de fonctionnalités cachées, moins de gestes accidentels et un accès plus rapide aux actions dont vous avez réellement besoin.</p>
<h2 id="cest-d%C3%A9sormais-beaucoup-plus-facile-de-maintenir-adguard-mail-%C3%A0-jour">C'est désormais beaucoup plus facile de maintenir AdGuard Mail à jour</h2>
<p>À partir de la version 1.5, l'application peut vous avertir dès qu'une nouvelle version est disponible. Une fois que vous voyez l'invite de mise à jour, il vous suffit de cliquer dessus pour lancer le processus de mise à jour directement depuis l'interface.</p>
<p>Et si vous utilisez déjà la dernière version ? Dans ce cas, rien ne change — ce qui signifie que les utilisateurs qui passent à la version 1.5 ne remarqueront pas cette fonctionnalité pour l'instant.</p>
<h2 id="les-adresses-e-mail-temporaires-sous-les-projecteurs">Les adresses e-mail temporaires sous les projecteurs</h2>
<p>Nous mettons progressivement davantage l'accent sur les adresses e-mail temporaires, et l'écran principal de l'application en tient désormais compte. Désormais, l'écran par défaut s'ouvre sur <strong>Temp mail</strong> au lieu de <strong>Aliases</strong>.</p>
<p>Les alias font toujours partie intégrante d'AdGuard Mail et, pour que vous puissiez les retrouver facilement, le nouvel écran d'accueil vous rappelle que vos alias sont toujours là, prêts à être utilisés quand vous en avez besoin.</p>
<h2 id="donnez-nous-votre-avis">Donnez-nous votre avis</h2>
<p>Vos commentaires jouent un rôle essentiel dans l'amélioration d'AdGuard Mail, et nous serions ravis de connaître votre avis sur cette nouvelle version. Si vous avez des suggestions, des idées, des rapports de bogues ou si vous souhaitez partager votre expérience, envoyez-nous vos commentaires via le<br>
<a href="https://surveys.adguard.com/fr/adguard_mail/form.html">formulaire AdGuard Mail</a>.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>La Cour suprême des États-Unis décide à qui appartiennent vos données de localisation</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/location-data-geofence-warrant-privacy.html</link>
      <pubDate>Sat, 16 May 2026 07:29:30 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a0ede8a1beaf40001a38b4c</guid>
      <category>Data protection</category>
      <category>Privacy</category>
      <description>Vos données de localisation stockées sur les serveurs d'une entreprise restent à vous ? La Cour suprême des États-Unis peut résoudre la question.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>L'historique des positions de Google est probablement activé sur votre mobile en ce moment même, n'est-ce pas ? Ou du moins, c'est ce que Google souhaite vivement. Des applications comme Google Maps incitent constamment les utilisateurs à activer le suivi de position pour bénéficier d'une « meilleure expérience » : des recommandations personnalisées, des prévisions de trafic, des itinéraires, le regroupement automatique de photos, des rappels des lieux que vous avez visités et autres fonctionnalités pratiques qui reposent discrètement sur le fait que Google sache où vous vous trouvez — et où vous avez été.</p>
<p>Bien que l’historique des positions soit techniquement désactivé par défaut, Google invite sans cesse les utilisateurs à l’activer dans les écrans de configuration Android et dans des applications comme Maps, Photos et Assistant. Une fois activé, il continue de collecter des données de localisation en arrière-plan, même lorsque vous n’utilisez pas activement les services Google. Au fil du temps, il établit un historique extrêmement détaillé de vos déplacements, de vos routines et de vos habitudes.</p>
<p>Cette chronologie peut révéler bien plus que ce que beaucoup de gens imaginent : où vous dormez, où vous travaillez, quelles cliniques vous fréquentez, quels bars vous visitez, quand vous assistez à des offices religieux, à des séances de thérapie ou vous rendez chez quelqu’un d’autre à 23 h.</p>
<p>La plupart des utilisateurs considéreraient sans doute ces informations comme strictement privées. Le gouvernement américain soutient toutefois le contraire. Et cet argument est au cœur d’<a href="https://www.supremecourt.gov/DocketPDF/25/25-112/368199/20250728142157250_USSC%20Petition%20for%20Writ%20of%20Certiorari.pdf">une affaire majeure devant la Cour suprême qui pourrait redéfinir la protection de la vie privée numérique aux États-Unis</a></p>
<h2 id="une-affaire-susceptible-de-changer-la-perception-des-donn%C3%A9es-de-localisation">Une affaire susceptible de changer la perception des données de localisation</h2>
<p><a href="https://www.scotusblog.com/cases/chatrie-v-united-states/">L'affaire concerne Okello Chatrie</a>, qui a été filmé par les caméras de surveillance en train de parler au téléphone tout en braquant la Call Federal Credit Union à Midlothian, en Virginie, le 20 mai 2019. Selon les enquêteurs, Chatrie est entré dans la banque armé, a menacé les employés et s'est enfui avec environ 195 000 dollars en espèces.</p>
<p>La police disposait de peu de pistes, mais elle a remarqué qu'il parlait au téléphone pendant le braquage. Ce détail a conduit les enquêteurs à demander un mandat de géolocalisation à Google. Ce type de mandat oblige l'entreprise à fournir les données de localisation de tous les appareils détectés dans une zone donnée pendant une période donnée. Dans ce cas précis, les autorités ont demandé les données de tous les appareils situés à environ 150 mètres de la banque pendant la période du braquage. Les défenseurs de la vie privée soutenant Chatrie ont par la suite <a href="https://assets.aclu.org/live/uploads/2024/09/25-112-Amicus-Brief-1.pdf">comparé la zone de recherche à plusieurs terrains de football mis bout à bout</a> — suffisamment vaste pour englober les habitations, les commerces et même une église à proximité, et pas seulement la banque elle-même.</p>
<p>Google a ensuite effectué une recherche dans sa base de données « Historique des positions » et a fourni des données anonymisées liées aux appareils qui s'étaient trouvés dans la zone. Les enquêteurs ont d'abord reçu des informations concernant 19 appareils. À partir de là, sans obtenir de nouveaux mandats, la police a demandé l'historique de localisation de certains appareils sur une période plus longue afin d'étudier leurs déplacements avant et après le vol. Finalement, les autorités ont demandé à Google de lever entièrement l'anonymat de trois comptes.</p>
<p>L'un d'entre eux appartenait à Okello Chatrie. Les enquêteurs ont ensuite perquisitionné son domicile et auraient trouvé environ 173 000 dollars en espèces, ainsi que des armes à feu et des vêtements liés au vol. Les données de localisation ont finalement constitué l'un des éléments de preuve clés utilisés dans le procès intenté contre lui.</p>
<p>En 2026, l'affaire — <a href="https://assets.aclu.org/live/uploads/2024/09/25-112-Amicus-Brief-1.pdf">Chatrie c. États-Unis</a> — est en cours d'examen devant la Cour suprême des États-Unis, qui devra déterminer si ce type de mandats de géolocalisation viole les protections prévues par le quatrième amendement contre les perquisitions abusives.</p>
<h2 id="confidentiel-ou-pas">Confidentiel ou pas ?</h2>
<p>La position du gouvernement américain est essentiellement la suivante : les utilisateurs ont activé volontairement l’historique des positions, ont partagé volontairement ces données avec Google et ne peuvent donc pas s’attendre à ce qu’elles restent confidentielles. Les procureurs font également valoir que les données de localisation reflètent de toute façon les déplacements effectués par les personnes dans les espaces publics ; par conséquent, la collecte de ces données n’équivaut pas à fouiller dans la maison ou le journal intime de quelqu’un. Les défenseurs de la vie privée et l’équipe juridique de Chatrie s’opposent fermement à cette interprétation.</p>
<p>Pour commencer, bien que l'Historique des positions soit techniquement facultatif, Google a passé des années à inciter activement les utilisateurs à l'activer. Lors de la configuration d'Android, dans Google Maps, Photos, Assistant et d'autres applications, les utilisateurs sont encouragés à plusieurs reprises à l'activer afin d'« améliorer » leur expérience ou de débloquer certaines fonctionnalités. Une fois activé, ce paramètre s'étend discrètement à tous les appareils et services, collectant en permanence des données de localisation en arrière-plan. Il est possible de le désactiver, mais Google ne rend guère ce processus évident. Des messages internes de l'entreprise cités dans des documents judiciaires décrivaient même certaines parties de l'interface comme semblant conçues pour dissuader les utilisateurs de comprendre comment désactiver complètement le suivi.</p>
<p>Et puis il y a un problème plus important : ce n'est pas parce qu'un événement se produit techniquement « en public » que les gens s'attendent à ce que le gouvernement, et encore moins une entreprise privée comme Google, en constitue des archives consultables.</p>
<p>Vous pouvez entrer dans une pharmacie en public. Vous pouvez vous rendre au cabinet de votre psy, dans un casino ou dans l’immeuble de qui que ce soit, et faire tout ça en public. Mais ça ne veut pas dire que la plupart des gens s’attendent à ce que chacune de ces visites soit enregistrée, conservée pendant des années, puis consultable par la police via une gigantesque base de données d’entreprise.</p>
<p>De son côté, l’équipe juridique de Chatrie fait valoir que l’historique de localisation est bien plus révélateur que les simples registres commerciaux auxquels le gouvernement le compare. Au fil du temps, il peut révéler des habitudes, des relations, des activités politiques, des problèmes de santé, des croyances religieuses et d’innombrables autres détails profondément personnels. Et bien que Google fournisse initialement des identifiants d’appareils anonymisés, les défenseurs de la vie privée affirment que les données de localisation sont particulièrement faciles à réidentifier. Quelques points de localisation suffisent souvent pour déterminer où une personne vit, où elle travaille et, en fin de compte, qui elle est.</p>
<p>Cette préoccupation n’est pas théorique. Les documents judiciaires relatifs à cette affaire indiquent que Google a lui-même la capacité de désanonymiser les utilisateurs en interne. Des chercheurs et des experts en protection de la vie privée ont également démontré à plusieurs reprises comment <a href="https://www.imperial.ac.uk/news/192112/anonymising-personal-data-enough-protect-privacy/">des ensembles de données de localisation prétendument anonymes peuvent être reliés à des personnes réelles à l’aide d’informations accessibles au public</a>.</p>
<p>Autrement dit, le gouvernement soutient en substance que l’une des catégories de données personnelles les plus sensibles générées aujourd’hui par les citoyens devrait bénéficier d’une protection constitutionnelle moins stricte, simplement parce qu’elle se trouve sur les serveurs de Google plutôt que dans un classeur à la maison.</p>
<h2 id="pourquoi-%C3%A7a-pose-des-soucis-de-confidentialit%C3%A9">Pourquoi ça pose des soucis de confidentialité</h2>
<p>Prenons un peu de recul et voyons pourquoi les géorepérages inquiètent les défenseurs de la vie privée bien au-delà de ce cas de vol isolé.</p>
<p><a href="https://constitution.congress.gov/constitution/amendment-4/">Le quatrième amendement de la Constitution américaine a été rédigé spécifiquement pour protéger les citoyens contre les perquisitions gouvernementales générales et sans motif de suspicion</a>. Il stipule que les mandats doivent être fondés sur un motif raisonnable et doivent décrire précisément le lieu à perquisitionner, ainsi que les personnes ou les objets à saisir. En termes simples, le gouvernement est censé savoir qui ou quoi il recherche avant de commencer à fouiller dans les informations privées.</p>
<p>Traditionnellement, les enquêteurs identifiaient d’abord un suspect, puis demandaient l’autorisation de fouiller ses biens ou ses dossiers. Les mandats de géorepérage ont complètement bouleversé cette logique. La police collecte désormais d’abord des données sur toutes les personnes présentes dans un périmètre numérique, puis ne sélectionne les suspects potentiels qu’ensuite. Dans la pratique, ces mandats entraînent discrètement des personnes innocentes dans des enquêtes simplement parce que leurs appareils se trouvaient à proximité. Les résidents, employés, clients, navetteurs, livreurs et passants peuvent tous se retrouver pris dans les filets des forces de l'ordre sans même s'en rendre compte.</p>
<p>Et bien que les autorités décrivent souvent ce processus comme anonyme, les données de localisation ne sont que rarement anonymes au sens strict du terme. Les habitudes de déplacement sont, par nature, profondément personnelles. Quelques points de localisation suffisent souvent à révéler où une personne vit, où elle travaille, avec qui elle passe son temps et quels endroits elle fréquente régulièrement.</p>
<p><a href="https://adguard.com/en/blog/weblock-location-tracking-surveilliance.html">Nous avons déjà examiné à quel point les données de localisation mobile peuvent être révélatrices dans notre article consacré à Webloc et au marché caché de l’intelligence géographique</a>. Les mêmes types de données collectées à des fins publicitaires, d’analyse et pour les fonctionnalités des applications ont discrètement alimenté tout un secteur d’activité axé sur le suivi des déplacements des personnes, l’analyse de leur comportement et la vente d’informations géographiques aux entreprises privées comme aux organismes publics. Les mandats de géorepérage exploitent efficacement ce même écosystème. Si vous souhaitez approfondir la question de la valeur et du caractère intrusif des données de localisation, cet article mérite d’être lu.</p>
<p>Considérer ce type d’informations comme légitimes simplement parce qu’elles ont été téléchargées sur un service cloud risque de normaliser un modèle de surveillance dans lequel les autorités peuvent retracer rétrospectivement les déplacements de groupes entiers de personnes quand bon leur semble. Et une fois que de tels systèmes existent, l’histoire montre qu’ils restent rarement limités très longtemps.</p>
<p>Ce qui commence comme un outil d’enquête sur des crimes graves peut progressivement se transformer en formes plus larges de surveillance, surtout une fois que les gouvernements se sont habitués à avoir accès à d’énormes quantités de données comportementales collectées par des entreprises privées.</p>
<h2 id="google-a-transf%C3%A9r%C3%A9-lhistorique-des-positions-sur-les-appareils-mais-le-probl%C3%A8me-persiste">Google a transféré l'historique des positions sur les appareils, mais le problème persiste</h2>
<p>En partie pour répondre à la controverse grandissante autour des mandats de géolocalisation et du suivi de masse des positions, la société a annoncé en décembre 2023 qu'elle [commencerait à transférer les données de l'historique des positions du cloud directement sur les appareils des utilisateurs, la transition devant s'étaler sur toute l'année 2024] (<a href="https://blog.google/products-and-platforms/products/maps/updates-to-location-history-and-new-controls-coming-soon-to-maps/">https://blog.google/products-and-platforms/products/maps/updates-to-location-history-and-new-controls-coming-soon-to-maps/</a>). En juillet 2025, les <a href="https://support.google.com/maps/thread/337522941/whats-the-date-to-migrate-the-google-maps-timeline">recherches par géorepérage à grande échelle dans la base de données centralisée de l'historique des positions de Google n'étaient de fait plus possibles</a> sous cette forme, simplement parce que Google ne stockait plus l'historique des déplacements de chacun sur ses propres serveurs.</p>
<p>C'était sans aucun doute une bonne chose pour la vie privée. Mais le problème plus grave n'a pas disparu comme par magie avec l'ancienne base de données cloud de Google.</p>
<p><a href="https://www.eff.org/press/releases/eff-supreme-court-shut-down-unconstitutional-geofence-searches">Comme l'ont souligné l'Electronic Frontier Foundation (EFF), l'ACLU et d'autres associations de défense de la vie privée dans leur mémoire déposé devant la Cour suprême en faveur de Chatrie, cette affaire n'a jamais vraiment porté uniquement sur Google</a>. Il s'agit d'une question plus large : celle de savoir si les entreprises peuvent accumuler en toute discrétion d'énormes quantités de données comportementales sur des millions de personnes et si les gouvernements peuvent ensuite utiliser ces bases de données comme des sources légitimes pour leurs enquêtes.</p>
<p>Google est loin d’être la seule entreprise à collecter des données de localisation. D’innombrables applications, courtiers en données, agences de publicité, <a href="https://adguard.com/en/blog/mobile-tracking-verizon-tmobile.html">opérateurs télécoms et sociétés d’analyse continuent de recueillir et de monétiser des informations extrêmement détaillées sur les déplacements et les activités des gens</a>. Des secteurs entiers se sont désormais développés autour de l’achat, de la vente, de l’analyse et du partage de données de localisation.</p>
<p>C'est précisément pour cette raison que cette affaire revêt une telle importance, même après que Google a modifié ses systèmes, et c'est là que l'affaire cesse de porter uniquement sur un vol et commence à devenir un combat bien plus vaste sur la signification même de la « vie privée » à l'ère numérique.</p>
<h2 id="ce-que-vous-pouvez-faire">Ce que vous pouvez faire</h2>
<p>La réalité, peu réjouissante, est que les smartphones modernes sont, par nature, des appareils de suivi. Il n’existe pas de solution miracle qui vous permettrait de bénéficier de toutes les fonctionnalités pratiques sans rien sacrifier de votre vie privée.</p>
<p>Cela dit, il reste très important de limiter dès le départ la quantité de données de localisation collectées.</p>
<p>Si vous n’utilisez pas activement Google Maps Timeline ou des fonctionnalités similaires, pensez à désactiver complètement l’historique des positions et à supprimer les anciennes données de localisation de votre compte Google. Il est également utile de vérifier quelles applications ont réellement besoin d’un accès constant à votre position et de régler les autorisations inutiles sur « Pendant l’utilisation de l’application » — ou de les supprimer complètement. Dans la plupart des cas, il n’y a guère de raison de laisser la géolocalisation précise activée en permanence si vous n’utilisez pas activement la navigation, les cartes ou les fonctionnalités basées sur la localisation à ce moment-là. Et plus généralement, il est bon de se rappeler que les fonctionnalités pratiques survivent souvent discrètement aux raisons pour lesquelles vous les aviez initialement activées.</p>
<p>La décision de la Cour suprême, attendue plus tard cet été, pourrait finir par avoir des répercussions bien au-delà des simples mandats de géolocalisation. Cette affaire pourrait contribuer à déterminer le degré de confidentialité dont bénéficient réellement les personnes concernant les données numériques sensibles stockées par des entreprises comme Google, ainsi que la facilité avec laquelle les gouvernements peuvent y accéder.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Même l'écran de votre Playstation n'est plus à l'abri des annonces pour TV connectées</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/smart-tv-ads-playstation-hdmi-block.html</link>
      <pubDate>Tue, 26 May 2026 23:57:59 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a1e9b171beaf40001a392ab</guid>
      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>Industry news</category>
      <description>Avant, votre TV connectée ne laissait pas la pub passer. Aujourd'hui, les publicités vous suivent même lorsque vous allumez votre PlayStation.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Situation : vous branchez votre console de jeux sur cet immense téléviseur connecté OLED que vous avez acheté exprès pour jouer, vous vous installez confortablement pour disparaître dans un monde loin de la réalité, vous vous connectez à votre compte PlayStation… et vous tombez nez à nez avec une pub pour des pizzas ou un réfrigérateur qui s’affiche dans un coin de l’écran. Pas dans une application de streaming ni dans un menu, mais directement sur l’entrée HDMI reliée à votre console. Vous ne pouvez pas la fermer tout de suite, et la dernière fois que vous avez utilisé le téléviseur, elle n’était même pas là !</p>
<p>Aussi frustrant que cela puisse paraître, c'est de plus en plus la réalité des téléviseurs connectés haut de gamme modernes.</p>
<h2 id="quest-ce-qui-sest-pass%C3%A9">Qu'est-ce qui s'est passé ?</h2>
<p>C'est précisément ce qui s'est produit récemment pour le propriétaire d'un téléviseur OLED LG, qui a partagé sur Reddit une capture d'écran montrant une <a href="https://www.reddit.com/r/mildlyinfuriating/comments/1tci12o/my_1400_lg_oled_tv_is_displaying_ads_after_latest/?rdt=40688">bannière promotionnelle apparaissant dans le coin inférieur gauche de l'écran pendant la séquence de démarrage de la PlayStation 5</a>. La publicité, vantant les « incontournables des soirées pizza et cinéma », est apparue directement sur le flux de la console transmis via HDMI plutôt que dans l'interface propre à la smart TV de LG. Selon l'utilisateur, la bannière n'a commencé à s'afficher qu'après une récente mise à jour du micrologiciel.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/8f34uimage2.png" alt="OLED TV par LG affiche les annonces lorsque connecté à la PS" loading="lazy"></p>
<p>Cet incident ne semble pas non plus être un cas isolé. À peu près au même moment, <a href="https://www.reddit.com/r/LGOLED/comments/1t6va8h/im_sorry_why_the_hell_am_i_getting_pop_up/">un autre propriétaire d'un téléviseur OLED de LG a publié un message sur Reddit pour se plaindre des « publicités pop-up pour les commandes Instacart » sur son téléviseur à 1 500 $ alors qu'il utilisait une PS5</a>. L'utilisateur a expliqué qu'il avait déjà consulté les paramètres et désactivé les fonctionnalités publicitaires dès l'achat du téléviseur, mais les publicités semblaient être réapparues par la suite.</p>
<blockquote>
<p>« J’ai dû fouiller dans les paramètres pour les désactiver, du moins c’est ce que je croyais, mais j’ai allumé mon téléviseur, démarré ma PS5 et une autre publicité est apparue. J’achète un téléviseur haut de gamme et on me bombarde de pubs. C’est incroyable. Je n’achèterai plus jamais de LG, et si tous les autres fabricants font ça, je n’achèterai tout simplement plus de téléviseur. Je suis furieux. »</p>
</blockquote>
<p><a href="https://www.reddit.com/r/LGOLED/comments/1t6va8h/comment/okkiioa/">Un autre commentateur du même fil de discussion a décrit une expérience presque identique</a>, affirmant avoir désactivé toutes les publicités dès l’achat du téléviseur, pour se retrouver plus tard face à une autre fenêtre promotionnelle lors de l’utilisation de sa console :</p>
<blockquote>
<p>« Hier, je l’ai allumé en même temps que ma PS5, et une sorte de publicité est apparue en bas de l’écran… Ça m’a énervé au plus haut point. »</p>
</blockquote>
<h2 id="pourquoi-cette-situation-semble-particuli%C3%A8rement-injuste">Pourquoi cette situation semble particulièrement injuste</h2>
<p>Ce qui distingue cette situation de l’encombrement publicitaire habituel des téléviseurs connectés, c’est l’endroit où l'annonce apparaît. Il ne s’agit pas de publicité intégrée à Netflix, YouTube ou à l’écran d’accueil de LG. <strong>Elle est superposée au contenu provenant d’un appareil externe pour lequel l’utilisateur a déjà payé.</strong></p>
<p>Nous avons déjà été conditionnés à tolérer les annonces et les recommandations au sein des applications de streaming et des menus des téléviseurs connectés, mais la publicité superposée à un flux provenant d’une console semble sans doute beaucoup plus intrusive. À ce stade, vous n’interagissez plus avec la plateforme de LG ou un service de streaming, vous utilisez simplement votre PlayStation. C’est précisément ce qui rend tout cela si intrusif, et un peu déprimant.</p>
<p>Un autre aspect particulièrement frustrant est que ces changements sont apparemment arrivés via une mise à jour du micrologiciel, ce qui signifie que les propriétaires n’ont pas acheté le téléviseur dans cet état à l’origine. Ils ont acheté un produit, et au fil du temps, les mises à jour logicielles l’ont discrètement transformé — ou plutôt dégradé — en quelque chose de complètement différent. Un téléviseur haut de gamme ne se comporte plus comme un produit statique appartenant entièrement à la personne qui l’a acheté, mais de plus en plus comme une plateforme publicitaire contrôlée à distance dont le comportement, les fonctionnalités et le niveau d’intrusion peuvent être modifiés à la discrétion du fabricant bien après l’achat.</p>
<h2 id="passage-%C3%A0-lacte">Passage à l'acte</h2>
<p>Le problème ne réside pas simplement dans la présence de publicités sur les téléviseurs connectés. Cette bataille a été en grande partie perdue il y a des années. Les écrans d'accueil envahis de contenus sponsorisés, de bandes-annonces à lecture automatique, de recommandations et de promotions de services de streaming sont déjà monnaie courante sur la plupart des grandes plateformes télévisuelles. Le problème, c'est que les fabricants ne limitent plus la publicité à leurs propres écosystèmes logiciels.</p>
<p>L'affichage de publicités via les ports HDMI modifie fondamentalement la relation entre l'utilisateur et l'appareil. Si quelqu'un utilise une PlayStation, une Xbox, une Apple TV, un lecteur Blu-ray ou un PC, le téléviseur est censé servir d'écran, et non de couche publicitaire active s'interposant entre l'utilisateur et son propre matériel. C'est du moins ce qui semble encore intuitivement juste, même si les limites de ce qui est considéré comme « acceptable » sur les téléviseurs connectés ne cessent de s'effriter depuis des années.</p>
<p>Cependant, nous l’avions vu venir. Il y a quelques années, nous avions publié un article sur <a href="https://adguard.com/fr/blog/roku-hdmi-ads.html">le dépôt par Roku d’un brevet décrivant une technologie permettant d’afficher des publicités sur des appareils connectés via des entrées HDMI, notamment les consoles de jeux, les boîtiers de streaming et les lecteurs multimédias</a>. Le système décrit dans le brevet permettrait essentiellement au téléviseur de détecter les pauses ou certains moments pendant la lecture de contenu externe et d’insérer temporairement des publicités directement à l’écran, même si l’utilisateur n’interagissait pas du tout avec l’écosystème logiciel de Roku. À l'époque, beaucoup de gens ont considéré cela comme un simple dépôt de brevet spéculatif de plus, mais cela reflétait une orientation beaucoup plus large vers laquelle l'industrie des téléviseurs intelligents évolue depuis des années : traiter chaque surface possible, y compris les entrées HDMI traditionnellement considérées comme « à l'abri » de toute interférence de la plateforme, comme un espace publicitaire monétisable. Ce qui se passe actuellement sur les téléviseurs LG montre que cet avenir n'est plus hypothétique.</p>
<h2 id="lg-figure-parmi-les-pionniers-de-la-transformation-des-t%C3%A9l%C3%A9viseurs-en-plateformes-publicitaires">LG figure parmi les pionniers de la transformation des téléviseurs en plateformes publicitaires</h2>
<p>Ceci ne s'est pas fait du jour au lendemain. Depuis des années, LG ne cesse de développer la publicité et la monétisation de l'audience au sein de son écosystème de téléviseurs connectés.</p>
<p>En 2021, <a href="https://www.theverge.com/tldr/2021/3/10/22323790/lg-oled-tv-commercials-content-store">il a été rapporté que les téléviseurs OLED de LG avaient commencé à diffuser automatiquement des publicités vidéo avec son dans la boutique d'applications de l'entreprise alors que les utilisateurs étaient simplement en train de mettre à jour leurs applications</a>. À l'époque, cette pratique avait été qualifiée de particulièrement agressive, même selon les standards des téléviseurs connectés.</p>
<p><a href="https://www.theverge.com/2024/9/26/24254935/lg-smart-tv-oled-screensaver-ads-idle-mode">En 2024, des rapports ont révélé que certains téléviseurs LG avaient commencé à afficher des publicités pendant le mode économiseur d'écran</a>. Plus récemment, LG est allé encore plus loin en <a href="https://arstechnica.com/gadgets/2024/09/lg-tvs-continue-down-advertising-rabbit-hole-with-new-screensaver-ads/">intégrant une technologie publicitaire basée sur l'IA capable d'analyser le comportement des téléspectateurs et leur engagement émotionnel afin de personnaliser les publicités</a>. L'idée qu'un téléviseur ne se contente pas de suivre ce que les gens regardent, mais tente également de déduire leur réaction émotionnelle au contenu pour diffuser des publicités ciblées plus efficaces, faufile les téléviseurs intelligents dans un domaine qui n'est déjà plus de l'électronique grand public mais plutôt une infrastructure de surveillance invasive intégrée directement dans votre salon.</p>
<p>Les incursions de LG dans le secteur publicitaire témoignent d'un changement structurel bien plus vaste qui s'est opéré au cours de la dernière décennie. Les fabricants de téléviseurs ont progressivement cessé de considérer les logiciels des téléviseurs connectés comme une fonctionnalité secondaire pour les aborder comme une activité publicitaire à long terme. Roku est devenu l’un des exemples les plus évidents de cette transition, <a href="https://cordcuttersnews.com/roku-hires-a-former-facebook-executive-to-help-lead-the-company/">se positionnant ouvertement comme une entreprise publicitaire s’appuyant sur les données d’engagement télévisuel</a>. Samsung, Vizio, Amazon, Google TV et LG ont tous suivi des voies similaires.</p>
<p>Quoi qu’en disent ces entreprises, leur véritable valeur à long terme réside de plus en plus dans la collecte de données comportementales, la diffusion de publicités, le suivi de l’engagement et la monétisation des téléspectateurs, bien après que le téléviseur a quitté le magasin. Certains fabricants ne cherchent même plus à dissimuler cette évolution. <a href="https://adguard.com/en/blog/free-telly-ads-privacy.html">En 2023, une entreprise nommée Telly a commencé à proposer aux consommateurs des téléviseurs 4K de 55 pouces « gratuits »</a> entièrement conçus autour de la publicité constante et de la collecte de données, avec un deuxième écran intégré dédié en permanence aux bandeaux d'actualités, au contenu sponsorisé et aux publicités. Au moins dans ce cas, le compromis est explicite dès le départ. Dans le même temps, on peut encore s’attendre inconsciemment à ce que les produits haut de gamme restent quelque peu à l’écart de ces pratiques. Si la monétisation agressive sur du matériel bon marché peut sembler juste, presque personne ne s’attend à ce qu’un téléviseur OLED phare coûtant bien plus de 1 000 dollars se comporte comme un panneau d’affichage numérique qui se transforme de plus en plus en distributeur automatique de publicités après l’achat.</p>
<h2 id="ce-qui-alimente-les-publicit%C3%A9s-sur-les-tvs-connect%C3%A9s">Ce qui alimente les publicités sur les TVs connectés</h2>
<p>La raison pour laquelle les téléviseurs connectés sont capables d’en arriver là tient à la quantité de données qu’ils collectent sur les utilisateurs et leurs habitudes de visionnage. Les téléviseurs connectés modernes s’appuient largement sur une technologie appelée « reconnaissance automatique de contenu » (ACR). Ce système permet aux téléviseurs d’identifier et d’analyser le contenu diffusé à l’écran, quelle que soit sa provenance : applications de streaming, décodeurs câble, télévision en direct, lecteurs multimédias et même appareils connectés via HDMI.</p>
<p><a href="https://us.lgappstv.com/main/terms">Selon la politique de confidentialité de LG, la société peut collecter</a> :</p>
<ul>
<li>Des informations sur les chaînes et les programmes visionnés</li>
<li>Les services de streaming et les applications utilisés</li>
<li>La durée de visionnage</li>
<li>Les actions de lecture telles que la lecture, la pause, l'arrêt et les clics</li>
<li>Les méthodes d'entrée, y compris les appareils HDMI</li>
<li>Des informations relatives aux consoles de jeux et aux lecteurs multimédias</li>
<li>Des données sur l'exposition aux publicités</li>
<li>Les activations et résiliations d'abonnements</li>
<li>Les interactions par commande vocale</li>
<li>Les identifiants d'appareils et les analyses comportementales</li>
</ul>
<p>LG précise clairement que sa technologie ACR est capable d'identifier les contenus « quelle que soit leur source », y compris ceux provenant de consoles de jeux, de décodeurs et de périphériques multimédias externes connectés via HDMI.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/7lbfklimage3.png" alt="Un extrait de la politique de confidentialité de LG" loading="lazy"></p>
<p>Sa division publicitaire, LG Ad Solutions, vante ouvertement cette fonctionnalité auprès des annonceurs. <a href="https://lgads.tv/technology/">L'entreprise met en avant un ciblage basé sur le comportement de jeu, l'utilisation des applications, les habitudes de visionnage, les préférences en matière de streaming, l'activité d'abonnement et même l'exposition à des publicités spécifiques</a>.</p>
<p>Parmi les catégories de ciblage mises en avant par LG, on trouve :</p>
<ul>
<li>Les joueurs utilisant des consoles et des plateformes de jeu spécifiques</li>
<li>Les utilisateurs de services de streaming et de genres particuliers</li>
<li>Les utilisateurs exposés à des publicités concurrentes</li>
<li>Les téléspectateurs assidus ou occasionnels</li>
<li>Les activations et résiliations d'abonnements</li>
<li>Le ciblage régional et basé sur la localisation</li>
</ul>
<p>LG décrit ces informations comme des « données d'audience déterministes » collectées « au niveau de l'écran ».</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/wofgsimage1.png" alt="Les raisons pourquoi les annonceurs devraient venir sur la télévision connectée, selon LG" loading="lazy"></p>
<p>En somme, c'est cette collecte incessante de données granulaires qui rend les téléviseurs intelligents modernes fondamentalement différents des téléviseurs plus anciens. Ce ne sont plus de simples écrans passifs. Ce sont des plateformes d'analyse connectées qui collectent en permanence des données comportementales afin d'optimiser la publicité, les recommandations et le ciblage des téléspectateurs.</p>
<h2 id="comment-se-d%C3%A9barrasser-des-annonces-sur-les-tvs-connect%C3%A9s">Comment se débarrasser des annonces sur les TVs connectés</h2>
<p>Le moyen le plus efficace de limiter les publicités, le suivi et les promotions indésirables sur les téléviseurs connectés consiste à déconnecter complètement le téléviseur d’Internet et à l’utiliser uniquement comme écran associé à des appareils externes tels que l’Apple TV, Chromecast, des consoles de jeux ou des boîtiers de streaming. Sans accès à Internet, le téléviseur perd une grande partie de sa capacité à télécharger de nouveaux modules publicitaires, à récupérer du contenu promotionnel, à transmettre des données analytiques et à introduire discrètement des fonctionnalités supplémentaires via des mises à jour du micrologiciel. Bien sûr, c'est aussi un compromis de taille qui, à bien des égards, va à l'encontre de l'intérêt même d'acheter un téléviseur « intelligent ».</p>
<p>Si vous souhaitez garder vos TVs connectés, vous pouvez tout de même essayer de désactiver manuellement certaines fonctionnalités publicitaires et celles de recommandation de LG. Sur les téléviseurs LG, cela peut généralement être fait en ouvrant le menu Paramètres, en naviguant vers <em>Général &gt; Système &gt; Paramètres supplémentaires &gt; Paramètres d'accueil</em>, puis en désactivant des options telles que <em>« Promotion d'accueil »</em> et <em>« Recommandations de contenu »</em>. Le problème est que les mises à jour du micrologiciel ont été accusées à plusieurs reprises de réactiver les systèmes promotionnels ou d'introduire discrètement de nouveaux comportements publicitaires par la suite. Il convient de noter que même avec l'ACR désactivé, votre téléviseur intelligent pourra toujours collecter certaines données vous concernant, y compris potentiellement des informations sur votre localisation et les applications que vous utilisez.</p>
<p>Une autre option consiste à bloquer les publicités et les traceurs au niveau du réseau en modifiant le serveur DNS du téléviseur. Les téléviseurs LG fonctionnant sous WebOS, les utilisateurs ne peuvent pas simplement installer des applications traditionnelles de blocage de publicités ou des extensions de navigateur directement sur l'appareil, ce qui fait du filtrage DNS l'un des rares moyens pratiques de limiter les publicités à la télévision. Le filtrage DNS fonctionne en empêchant d'emblée le téléviseur de se connecter à des domaines connus liés à la publicité, à l'analyse, à la télémétrie et au suivi.</p>
<p>Cependant, ce n'est pas une solution parfaite. Certaines publicités et certains éléments promotionnels peuvent déjà être intégrés directement dans le logiciel du téléviseur et peuvent donc s'afficher même sans contact avec des serveurs externes. Le filtrage DNS ne peut pas non plus bloquer les publicités diffusées via les mêmes domaines que des services ou applications TV légitimes, car bloquer entièrement ces domaines perturberait également le fonctionnement des services eux-mêmes.</p>
<p><a href="https://adguard-dns.io/en/public-dns.html">Des services comme AdGuard DNS permettent aux utilisateurs d'appliquer ce type de filtrage simplement en modifiant le serveur DNS du téléviseur</a>. <a href="https://adguard-dns.io/fr/license.html">Les utilisateurs qui souhaitent davantage de contrôle peuvent également utiliser Private AdGuard DNS</a> ou des outils tels que <a href="https://adguard.com/fr/adguard-home/overview.html">AdGuard Home</a> ou Pi-hole pour configurer leur propre serveur DNS privé avec des filtres personnalisables, des analyses, des listes de blocage et des règles spécialement adaptées aux téléviseurs connectés et autres appareils connectés.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard Mini pour Mac v2.2 met les statistiques en évidence</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-mini-for-mac-v2-2.html</link>
      <pubDate>Mon, 11 May 2026 01:24:11 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>AdGuard Mini for Mac</category>
      <category>New version</category>
      <category>Release notes</category>
      <description>Les statistiques dans la barre de menus et dans la barre d'outils de Safari : combien de publicités et de traqueurs AdGuard Mini bloque pour vous</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>137 publicités bloquées. 43 traqueurs neutralisés. Tout cela pendant que vous lisiez votre fil d'actualités.</p>
<p>AdGuard Mini a toujours fonctionné discrètement en arrière-plan — et c'est bien ce qu'il doit faire. Mais dans la version 2.2, nous vous offrons la possibilité de suivre tout ce travail invisible. Découvrez les nouveaux rapports statistiques.</p>
<h2 id="les-nouveaux-rapports-statistiques">Les nouveaux rapports statistiques</h2>
<p>AdGuard Mini inclut désormais deux rapports statistiques dans le menu contextuel de la barre de menus : l'un pour les publicités bloquées, l'autre pour les traqueurs. Consultez le nombre exact depuis le premier lancement de l'application.</p>
<p><img src="https://cdn.adguardvpn.com/content/release_notes/ad_blocker/mini_for_mac/v2.2/stories_fr.png" alt="Menu de la barre d'état" loading="lazy"></p>
<p>AdGuard Mini affiche désormais le nombre d'éléments bloqués directement sur l'icône dans Safari. Cliquez sur l'icône pour voir le détail complet des publicités et des traceurs bloqués sur la page actuelle.</p>
<p><img src="https://cdn.adguardvpn.com/content/release_notes/ad_blocker/mini_for_mac/v2.2/safari_fr.png" alt="Fenêtre contextuelle Safari" loading="lazy"></p>
<p>Le compteur se réinitialise à chaque fois que vous ouvrez une nouvelle page. Si vous préférez le masquer, cliquez sur l'icône AdGuard Mini → icône en forme d'engrenage → <em>Paramètres</em> et désactivez l'option <em>Afficher le nombre de publicités bloquées sur l'icône AdGuard Mini dans Safari</em>.</p>
<h2 id="partagez-vos-commentaires">Partagez vos commentaires</h2>
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    </item>
    <item>
      <title>Gemini de Google a bloqué des milliards d'annonces nocives : c'est une bonne nouvelle, mais faites attention</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/google-report-gemini-blocked-billions-bad-ads.html</link>
      <pubDate>Sun, 10 May 2026 12:40:28 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">6a07143c1beaf40001a3887e</guid>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>AI</category>
      <description>Gemini a identifié et bloqué des milliards d'annonces nocives dans Google Play - c'est ce que disent chez Google dans leur rapport de fin d'année</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Google <a href="https://services.google.com/fh/files/blogs/global_2025_adssafetyreport.pdf">a publié son rapport annuel sur la sécurité publicitaire pour 2025</a>, dans lequel il dévoile les chiffres relatifs aux publicités indésirables, en mettant l'accent sur le rôle clé joué par les outils basés sur Gemini pour les identifier et les bloquer. Et quand on examine ces chiffres, il est difficile de ne pas être impressionné, du moins à première vue : <strong>plus de 8,3 milliards</strong> de publicités inappropriées bloquées ou supprimées, <strong>4,8 milliards</strong> de publicités restreintes et un peu moins de <strong>25 millions</strong> de comptes d'annonceurs suspendus. Google souligne que 99 % de toutes les publicités enfreignant les règles ont été bloquées avant même d’être diffusées auprès des utilisateurs — affirmant une nouvelle fois que le rôle de Gemini a été déterminant à cet égard. Nous ne sommes pas ici pour nier le mérite qui lui revient : la lutte contre les publicités indésirables est importante. Mais c’est aussi quelque chose que l’on attend de Google en tant que propriétaire de la plateforme. Les résultats sont louables, mais ils mettent également en évidence à quel point l’écosystème publicitaire peut être prédateur et hostile.</p>
<h2 id="comment-lia-aide-google-%C3%A0-d%C3%A9tecter-les-%C2%AB-publicit%C3%A9s-malveillantes-%C2%BB">Comment l'IA aide Google à détecter les « publicités malveillantes »</h2>
<p>L'argument principal invoqué par Google en faveur d'une approche fondée sur l'IA pour évaluer la légitimité d'une publicité est qu'elle ne fonde pas la décision de modération uniquement sur des mots-clés, mais qu'elle permet plutôt de comprendre et d'analyser des signaux plus complexes tels que l'ancienneté du compte, les indices comportementaux et les schémas de campagne. Les malfaiteurs conçoivent souvent leurs publicités frauduleuses pour imiter les publicités légitimes, et ils tirent parti de l’IA générative pour produire des différentes variantes rapidement et à grande échelle, de sorte que certaines finissent par tromper les anciens systèmes de contrôle basés sur la reconnaissance de modèles.</p>
<p>Avant l'arrivée de l'IA, ces anciens systèmes ressemblaient davantage à une liste de contrôle : ils vérifiaient si une annonce contenait certains mots, symboles, URLs non conformes, astuces de mise en forme ou catégories de produits susceptibles de déclencher des violations de la politique. L'annonce utilise-t-elle des termes interdits ? La page de destination correspond-elle à l'URL affichée ? Contient-elle une mise en forme suspecte telle que <code>F₹€€!</code> au lieu de « free » ? Ces contrôles sont utiles, mais ils sont également fragiles et bien plus faciles à contourner grâce à des choix de mots ingénieux et d'autres stratagèmes astucieux. Par exemple, une phrase telle que « Perdez 10 kg en une semaine ! » serait assez facile à détecter et à signaler, même avec l'ancien système. Mais imaginez une page de destination remplie de fausses allégations, de faux témoignages et de conditions d’abonnement cachées — et cela devient beaucoup plus difficile. Aucun élément isolé n’indique une arnaque, donc l’approche par liste de contrôle a de fortes chances d’approuver l’annonce. Mais un système d’IA qui comprend le contexte a plus de chances de marquer l’annonce comme « mauvaise » avec un degré de certitude plus élevé. Une bonne analogie serait celle de la sécurité aéroportuaire qui signale une personne comme suspecte non pas uniquement en fonction des objets illégaux qu’elle transporte dans ses bagages (l’ancien système), mais plutôt en raison de son comportement étrange, comme le fait d’utiliser différents noms, d’acheter uniquement des billets aller simple ou de changer fréquemment d’itinéraire.</p>
<p>Gemini prend en compte tout ce contexte pour déterminer l'<strong>intention derrière l'annonce</strong> et est (du moins selon Google lui-même) très efficace pour repérer les escroqueries : plus de 600 millions d'annonces liées à des escroqueries ont été supprimées et 4 millions de comptes ont été suspendus pour des activités frauduleuses en 2025. Un autre atout de Gemini est sa capacité à traiter automatiquement les retours des utilisateurs. Selon Google, ses équipes ont pu donner suite à quatre fois plus de signalements d'utilisateurs qu'en 2024 grâce à l'intégration de l'IA.</p>
<h2 id="lia-fait-son-entr%C3%A9e-dans-le-domaine-du-blocage-des-publicit%C3%A9s">L'IA fait son entrée dans le domaine du blocage des publicités</h2>
<p>Le choc entre les anciennes et les nouvelles approches de détection des publicités indésirables dans l'écosystème publicitaire de Google présente des similitudes avec le blocage des publicités en général. Pendant des années, bloquer une publicité consistait simplement à comparer le serveur utilisé pour la diffuser à une liste prédéfinie de domaines « indésirables ». Tout ce qui provenait de <code>adserver.example.com</code> était bloqué, un point c'est tout. Le filtrage DNS fonctionne encore plus ou moins de la même manière : moins flexible peut-être, mais très efficace, léger et applicable à l'ensemble du système. Aujourd'hui, les bloqueurs d'annonces sont confrontés à des défis totalement différents et bien plus difficiles. Les publicités et autres requêtes indésirables se fondent souvent dans le contenu utile. Les règles de filtrage modernes n'ont plus rien à voir avec les règles courtes et simples des débuts du blocage des publicités. Elles sont extrêmement complexes, et la syntaxe de filtrage ressemble plus à un véritable langage de programmation qu'à toute autre chose.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-green"><div class="kg-callout-emoji">💡</div><div class="kg-callout-text">Pour découvrir la vie quotidienne des développeurs de filtres, jetez un œil à cet <a href="https://adguard.com/en/blog/inside-aglint-v4-a-developer-contributor-user-perspective-on-linting-adblock-filters.html" rel="noreferrer"> article sur AGLint</a>, un outil conçu pour les aider à créer des règles de filtrage plus rapidement et plus facilement.</div></div><p>La syntaxe utilisée pour bloquer les annonces n'a cessé d'évoluer en réponse à des défis de plus en plus complexes — avec un certain succès jusqu'à présent. Mais le fait que l'approche traditionnelle, fondée sur des règles de filtrage, n'ait pas encore été supplantée par l'IA ne signifie pas pour autant que les développeurs de bloqueurs de publicités aient mis de côté l'idée d'utiliser l'IA dans ce domaine. Au contraire, ils explorent le potentiel de l'IA dans le contexte du blocage des annonces, et ils le font souvent de manière tout à fait inattendue. Les tentatives d'utilisation de formes variées d'apprentissage automatique (ML pour machine learning) pour le blocage des publicités remontent au moins à 2019, lorsque Brave a développé <a href="https://arxiv.org/pdf/1805.09155">AdGraph</a>, un outil qui bloquait les publicités et les traqueurs en temps réel. Il affichait une précision étonnamment élevée, mais nécessitait une intégration poussée au navigateur et une maintenance constante, ce qui l'a empêché de gagner en popularité. Il y a eu quelques autres expériences et projets de recherche qui ont tenté de tirer parti de l'apprentissage automatique, mais aucun n'a réussi à s'imposer à grande échelle.</p>
<p>Ces dernières années, avec les progrès rapides des technologies d’IA, l’idée d’utiliser l’IA pour le filtrage publicitaire est revenue de plus en plus souvent. Par exemple, c’était l’un des principaux sujets de discussion lors de l’<a href="https://adguard.com/en/blog/afds-2025-recap.html">Ad Filtering Dev Summit de l’année dernière</a>. Lors de l'AFDS 2025, plusieurs intervenants ont abordé le rôle de l'IA dans le paysage du blocage des publicités lors de leurs présentations : Ritik Roongta, de l'université de New York (NYU), a expliqué comment l'IA peut aider à évaluer le contenu publicitaire, en particulier pour les publicités autorisées qui, bien que non intrusives, peuvent néanmoins être nuisibles, tandis qu'Anton Lazarev, de Brave, a expliqué pourquoi les bloqueurs de publicités resteront très pertinents même à l'ère des agents IA et des navigateurs autonomes.</p>
<h2 id="lexp%C3%A9rience-dadguard-un-mod%C3%A8le-de-langage-de-grande-envergure-llm-peut-il-rep%C3%A9rer-une-publicit%C3%A9">L'expérience d'AdGuard : un modèle de langage de grande envergure (LLM) peut-il repérer une publicité ?</h2>
<p>AdGuard explore la même voie. Maxim Topciu, chef d'équipe de la division Extensions Web chez AdGuard, <a href="https://adguard.com/en/blog/beyond-filter-lists-rethinking-ad-blocking-with-llms.html">a mené ses propres recherches</a> pour répondre à la question suivante : un bloqueur peut-il comprendre ce qui s'affiche sur la page et décider s'il doit le masquer ? Comme nous l'avons déjà mentionné, les listes de filtrage restent puissantes mais présentent des limites : elles nécessitent une maintenance manuelle, peinent à gérer la publicité native et sont confrontées à des contraintes supplémentaires, comme celles introduites par <a href="https://adguard.com/en/blog/review-issues-in-chrome-web-store.html">Manifest V3</a>. Ne serait-il pas formidable qu'un bloqueur de publicités puisse déterminer tout seul ce qui est une publicité et ce qui ne l'est pas ? L'idée en elle-même n'était pas nouvelle, comme en témoignent les tentatives passées de Brave et d'autres pour obtenir des résultats similaires, mais Maxim est allé un peu plus loin. L'un des avantages des LLM est qu'ils permettent de transformer une idée en prototype fonctionnel assez rapidement. Maxim a donc créé non pas un, mais trois prototypes de ce type, chacun analysant et bloquant les publicités à sa manière.</p>
<p>Maxim a testé les prototypes sur le fil d'actualité de X. L'un d'eux floutait toutes les publications, analysait leur contenu, puis réactivait l'affichage des « bonnes » publications. Le deuxième prototype fonctionnait de la même manière, mais analysait chaque publication comme une image, et non comme un bloc de code. Le troisième permettait à l'utilisateur de définir certains critères, et le modèle LLM vérifiait si la publication y répondait avant de décider de la masquer ou non. Les trois approches ont fonctionné, mais chacune présentait ses propres inconvénients — après tout, il s’agissait de prototypes, très loin d’être des produits finis.</p>
<p>L’expérience a montré que le blocage des publicités basé sur l’IA est techniquement possible, mais il est également apparu clairement que l’IA n’est pas encore prête à remplacer l’approche traditionnelle basée sur des filtres.</p>
<p>L'utilisation par Google de Gemini pour identifier les « mauvaises » publicités et l'expérience menée par AdGuard, malgré toutes leurs différences et bien qu'elles poursuivent des objectifs différents, indiquent la même tendance : <strong>le filtrage publicitaire devient de plus en plus sémantique</strong>. L'expérience d'AdGuard a montré que les modèles de langage grand public peuvent classer le contenu en fonction de son sens, et pas seulement à partir de sélecteurs ou d'URL. Une approche basée sur la vision peut analyser ce que les utilisateurs voient réellement, ce qui est utile lorsque le texte est minimal ou que le code HTML est obscurci. Le cœur de la décision lors du blocage d’une publicité passe progressivement de « Cet élément web correspond-il à une règle ? » à « Que cherche-t-il à faire ? Quelle était l’intention derrière cela ? » Si l’on pouvait détecter de manière fiable chaque publicité, publication sponsorisée, traceur et arnaque en déterminant leurs intentions, les règles de filtrage ne seraient plus nécessaires. Mais, de toute évidence, nous n'en sommes pas encore là. Les approches basées sur les LLM sont encore largement limitées par le coût, la vitesse et la praticabilité. Il semble que, même si le rôle de l'IA dans le blocage des publicités va prendre de l'ampleur, elle ne remplacera pas de manière réaliste les bloqueurs de publicités traditionnels dans un avenir proche, mais viendra plutôt les compléter là où les règles de filtrage à elles seules ne suffisent pas.</p>
<h2 id="la-s%C3%A9curit%C3%A9-de-la-plateforme-nest-pas-synonyme-de-contr%C3%B4le-par-lutilisateur">La sécurité de la plateforme n'est pas synonyme de contrôle par l'utilisateur</h2>
<p>Mais c'est là que se termine la comparaison entre Google et les bloqueurs de publicités indépendants. La différence fondamentale entre l'utilisation de Gemini par Google et celle de l'IA par les bloqueurs de publicités réside dans leurs objectifs. Google utilise l'IA pour faire respecter ses propres politiques publicitaires, tandis que les bloqueurs de publicités ont pour but de faire respecter les préférences de l'utilisateur. Actuellement, les utilisateurs définissent ces préférences en sélectionnant les listes de filtres souhaitées ou en ajoutant des règles de filtrage personnalisées. Mais l'expérience menée par AdGuard a montré qu'il est tout à fait possible d'introduire des critères contrôlés par l'utilisateur dans un futur bloqueur de publicités basé sur l'IA. Cela diffère des algorithmes de Google qui, certes, bloquent ou restreignent les publicités malveillantes et dangereuses — ce qui mérite d'être salué —, mais qui, ce faisant, servent également les intérêts de Google. Les utilisateurs n'ont pas leur mot à dire sur ce qui est exactement bloqué et ce qui passe. Une publicité n'a pas besoin d'enfreindre les directives de Google pour être indésirable. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles quelqu’un ne voudrait pas voir une publicité : elle peut être source de distraction, porter atteinte à la vie privée, être trop lourde ou tout simplement sans rapport avec l’utilisateur. C’est là que réside le cœur du conflit : la seule préoccupation de Google est de savoir si une publicité est autorisée au sein de son écosystème et si elle respecte ses règles. Du point de vue de l’utilisateur, la question est plus large : est-ce que je veux voir cette publicité sur mon appareil ?</p>
<p>La lutte contre la fraude menée par Google est nécessaire, et normalement attendue : c'est une responsabilité directe de l'entreprise. Le rapport sur la sécurité publicitaire ne doit pas être considéré comme une solution définitive au problème des publicités malveillantes. Bloquer des milliards de publicités, c'est bien, mais il en reste encore beaucoup d'autres. Ces chiffres mettent vraiment en perspective l'ampleur des contenus préjudiciables ou douteux qui circulent dans l'écosystème publicitaire en ligne. Et c'est là que réside la véritable raison d'être des efforts de Google. <a href="https://apnews.com/article/google-european-union-antitrust-digital-ca4a31c3f7cf7d33ea9c4748bc3ac459">Google est avant tout une entreprise publicitaire</a>. Son modèle économique ne repose pas sur la vente de téléphones Android ou quoi que ce soit de ce genre — il s’articule autour de l’écosystème publicitaire qu’elle a construit, et la plupart de ses nombreuses autres branches le soutiennent d’une manière ou d’une autre. Google a démontré <a href="https://adguard.com/fr/blog/adguard-privacy-sandbox-topics-block.html">à plusieurs reprises</a> et <a href="https://adguard.com/fr/blog/youtube-unskippable-ads-tv-blocking.html">encore une fois</a> que la protection de son activité publicitaire pèse lourdement dans ses décisions relatives aux produits. Son travail en matière de sécurité ne fait pas exception : il s'agit également d'une concession nécessaire pour maintenir les utilisateurs au sein de l'écosystème publicitaire de Google.</p>
<p>Nous ne voulons pas dire que les efforts de Google pour lutter contre les arnaques sont inutiles — bien sûr, il vaut mieux n'avoir aucune, ou presque aucune, publicité frauduleuse et dangereuse sur son téléphone. C'est encore mieux quand c'est vous, l'utilisateur, qui décidez ce que vous voulez ou ne voulez pas y voir. Le rapport de Google sur la sécurité des publicités a démontré à quel point l'IA peut être efficace pour identifier les contenus indésirables. C'est maintenant au tour des bloqueurs de publicités de trouver une utilisation encore plus judicieuse de cette arme puissante et de la mettre au service d'une bonne cause.</p>
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    </item>
    <item>
      <title>L'Extension de navigateur AdGuard v5.4 : un filtrage fiable et une configuration partagée</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-browser-extension-v5-4.html</link>
      <pubDate>Sat, 09 May 2026 09:01:43 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
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      <category>AdGuard Browser Extensions</category>
      <category>New version</category>
      <description>Dans cette version, le filtrage est plus fiable et prévisible, l'interface plus claire, avec des moyens simples de partager vos paramètres</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Un blocage parfait des publicités, à l'instar d'un record olympique, n'est pas facile à atteindre — mais nous nous y efforçons à chaque mise à jour. Les filtres doivent se mettre à jour instantanément, s'appliquer sans faille, et les exclusions doivent se déclencher avec précision. Dans cette version, nous avons placé la barre encore plus haut : nous avons affiné la logique de mise à jour des filtres, corrigé plusieurs problèmes pouvant entraîner un comportement incorrect du blocage, et amélioré la gestion des exclusions. Au-delà de la vitesse et de la précision, nous nous sommes également concentrés sur la facilité d'utilisation : vous pouvez désormais partager facilement les paramètres de votre extension, et de nouvelles invites de l'interface aident à éviter les erreurs accidentelles.</p>
<h2 id="le-filtrage-plus-rapide-plus-puissant-plus-efficace">Le filtrage : plus rapide, plus puissant, plus efficace</h2>
<p>Les <em>filtres personnalisés</em> dans MV3 peuvent désormais à nouveau se mettre à jour indépendamment des mises à jour de l'extension, ce qui garantit la précision du blocage des publicités et une réponse plus rapide aux changements.</p>
<p>Nous avons également corrigé plusieurs problèmes qui empêchaient les filtres d'être ajoutés ou de fonctionner correctement. Par exemple, l'extension valide désormais les sources lorsque vous ajoutez un filtre personnalisé par URL — cela évite les situations où un filtre apparaît dans votre liste mais ne s'applique pas réellement.</p>
<p>Au-delà des améliorations apportées aux filtres, nous avons perfectionné la <em>liste blanche</em> : si vous ajoutez l'URL d'une page entière à vos exclusions (par exemple, copiée directement depuis la barre d'adresse), l'extension extraira automatiquement le domaine, et l'exclusion fonctionnera comme prévu.</p>
<h2 id="limportation-des-param%C3%A8tres-montrer-mieux-quexpliquer">L'importation des paramètres : montrer mieux qu'expliquer</h2>
<p>Vous pouvez désormais partager vos paramètres afin de faciliter la configuration d'AdGuard sur un nouvel appareil ou après la réinstallation de votre navigateur. Cela vous sera également utile lorsque vous <a href="https://reports.adguard.com/en/new_issue.html">signalerez un problème</a> ou que vous contacterez l'équipe d'assistance : au lieu de décrire vos paramètres, vous pourrez simplement les montrer. Il vous suffit d'aller dans <em>Général</em> et de cliquer sur <em>Partager les paramètres</em>.</p>
<figure class="kg-card kg-image-card"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/qux8zsharing_fr.png" class="kg-image" alt="" loading="lazy" width="2880" height="1336"></figure><p>Si vous êtes un utilisateur actif de GitHub, vous pouvez désormais importer vos paramètres directement depuis les tickets — une fonctionnalité particulièrement utile pour les développeurs de filtres et ceux qui participent aux tests de correction.</p>
<h2 id="interface-mieux-vaut-%C3%AAtre-guid%C3%A9-que-perplexe">Interface : mieux vaut être guidé que perplexe</h2>
<p>Nous avons apporté quelques petites améliorations pour éviter toute confusion et rendre le comportement de l'extension plus prévisible.</p>
<ul>
<li>À l'attention des <strong>utilisateurs d'Opera</strong>. Par défaut, Opera n'autorise pas les extensions à accéder aux pages des moteurs de recherche, ce qui empêche AdGuard de bloquer les publicités dans les résultats de recherche. La fenêtre contextuelle de l'extension affiche désormais un message vous invitant à autoriser cet accès. Cliquez sur <em>Aller dans les paramètres</em> dans la fenêtre contextuelle — vous serez redirigé vers les paramètres de l'extension dans Opera, où vous pourrez activer l'option <em>Autoriser l'accès aux résultats de la page de recherche</em>.</li>
</ul>
<p><img src="https://cdn.adguardvpn.com/content/release_notes/ad_blocker/browser_extension/v5.4/opera/popup_fr.png" alt="Opera popup *mobile" loading="lazy"></p>
<figure class="kg-card kg-gallery-card kg-width-wide"><div class="kg-gallery-container"><div class="kg-gallery-row"><div class="kg-gallery-image"><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/4j3popera_settings_fr.png" width="1354" height="816" loading="lazy" alt=""></div></div></div></figure><ul>
<li>Confirmation pour « Inverser la liste autorisée ». La fonctionnalité « Inverser la liste autorisée » inverse le fonctionnement de l'extension : le blocage est désactivé partout, sauf sur les sites figurant dans la liste. Pour éviter toute activation accidentelle, nous avons ajouté une boîte de dialogue de confirmation qui explique ce qui se passera lorsque vous l'activerez.</li>
</ul>
<h2 id="partagez-vos-impressions-cette-fois-ci-cest-%C3%A0-vous-de-jouer">Partagez vos impressions : cette fois-ci, c'est à vous de jouer</h2>
<p>Vous appréciez cette mise à jour ? Vous avez des idées pour la suite ? Partagez vos commentaires sur nos <a href="https://adguard.com/en/discuss.html">réseaux sociaux</a> ou lancez une discussion sur <a href="https://github.com/AdguardTeam/AdguardBrowserExtension">GitHub</a>. Chaque commentaire nous aide à nous améliorer.</p>
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    </item>
    <item>
      <title>Lunettes smart ou lunettes d'espion : Meta pourrait permettre aux utilisateurs d'en voir trop</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/smart-glasses-meta-face-recognition.html</link>
      <pubDate>Sun, 03 May 2026 04:39:36 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69f9c8e81beaf40001a384e2</guid>
      <category>AI</category>
      <category>IA</category>
      <category>Privacy</category>
      <description>Dans une expérience, une personne portant des lunettes smart a obtenu les infos personnelles des gens dans la rue. À quel point est-ce dangereux?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez que vous êtes assis à la terrasse d'un café ou vous attendez le bus. Une personne s'approche de vous, vous appelle par votre nom, vous serre la main et vous dit avec enthousiasme qu'elle vous a reconnu grâce à votre travail, ou à votre implication dans une autre activité ou un de vos loisirs. Cela ne vous ferait-il pas sourire ? Qui ne voudrait pas se sentir comme une célébrité, ne serait-ce que l'espace d'un instant ? Mais attendez... cette personne porte des lunettes, et cela change tout.</p>
<p>C’est exactement ce qui est arrivé à Khasif Hoda, qui est devenu sans le savoir la star de l’<a href="https://x.com/AnhPhuNguyen1/status/1840786336992682409">expérience virale</a>, dans laquelle lui, ainsi que de nombreuses autres personnes, a été filmé et identifié en temps réel à l’aide des lunettes intelligentes Ray-Ban Meta. L'homme portant les lunettes était AnhPhu Nguyen, l'un des créateurs d'I-XRAY — le système à l'origine de l'expérience. Lorsque les lunettes détectaient un visage, ces images étaient immédiatement transmises à un programme d'IA qui parcourait Internet pour trouver d'autres photos de cette personne. Le programme exploitait ensuite des sources de données telles que des articles en ligne et des bases de données d’inscription électorale pour déterminer les informations personnelles de l’individu, comme son nom, son numéro de téléphone, voire son adresse et les noms de ses proches. Ces informations étaient ensuite renvoyées vers une application sur le téléphone de Nguyen, le tout en quelques secondes.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/9otsnmeta-rayban.jpg" alt="Man wearing smart Ray-Ban Meta glasses" loading="lazy"><br>
<em>Photo : Josh Edelson</em></p>
<p>Les développeurs du système I-XRAY ne l'ont pas conçu pour traquer les gens. Bien au contraire, leur objectif est de sensibiliser le public et de montrer les capacités des lunettes intelligentes, ainsi que la manière dont, associées à des modèles de langage de grande envergure (LLM), à des bases de données publiques et à des moteurs de recherche faciale, elles peuvent être utilisées à des fins malveillantes. En fait, ils fournissent même un <a href="https://docs.google.com/document/d/1iWCqmaOUKhKjcKSktIwC3NNANoFP7vPsRvcbOIup_BA/">guide pour supprimer vos informations des sources de données utilisées pour alimenter cette technologie</a>.</p>
<h2 id="les-lunettes-connect%C3%A9es-ne-sont-pas-des-outils-de-reconnaissance-faciale%E2%80%A6-pour-l%E2%80%99instant">Les lunettes connectées ne sont pas des outils de reconnaissance faciale… pour l’instant</h2>
<p>Il faut noter que, même si les lunettes connectées peuvent permettre d’effectuer des analyses faciales comme dans l’expérience ci-dessus, elles ne disposent pas encore de la puissance de calcul nécessaire pour réaliser seules de telles analyses en temps réel. Mais les experts estiment que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles y parviennent, et que cela aura des conséquences considérables. Selon certaines informations, <a href="https://www.nytimes.com/2026/02/13/technology/meta-facial-recognition-smart-glasses.html">Meta prévoit déjà d'intégrer une technologie de reconnaissance faciale en temps réel dans ses lunettes intelligentes</a>. Les défenseurs de la vie privée tirent déjà l'alarme : le 13 avril, plus de 75 organisations militantes ont publié une lettre ouverte adressée à Mark Zuckerberg, dans laquelle elles mettent en garde contre les dangers liés à l'intégration de la technologie de reconnaissance faciale dans des produits de consommation courante tels que les lunettes. Leurs préoccupations portent principalement sur l'utilisation abusive potentielle de cette technologie et sur le fait qu'elle ouvre la voie au harcèlement, à la traque et à la fraude, en particulier à l'encontre de groupes marginalisés et vulnérables tels que les filles et les femmes, les immigrés ou les militants politiques. Mais les experts soulignent que n'importe qui peut être en danger. Par exemple, la reconnaissance faciale en temps réel pourrait être utilisée par des escrocs pour identifier et suivre leurs victimes dans le cadre de diverses arnaques.</p>
<h2 id="une-zone-juridique-floue">Une zone juridique floue</h2>
<p>Bien que les lunettes Meta ne soient pas capables d’identifier les visages en temps réel, elles font tout de même l’objet de critiques car elles permettent à leur propriétaire d’enregistrer des personnes à leur insu. Il s’agit là d’une question délicate, car dans de nombreux cas, il est en effet légal d’enregistrer des personnes dans des lieux publics sans leur consentement. Cependant, la légalité de cet acte dépend fortement du pays, de la présence ou non d’un enregistrement audio, et de l’usage que l’on fait des images. Il existe encore de nombreuses possibilités d'utiliser ces lunettes intelligentes à des fins malveillantes. En réponse aux critiques, Meta renvoie à ses déclarations antérieures, affirmant que, conformément aux conditions d'utilisation, « les utilisateurs sont tenus de se conformer à toutes les lois applicables et d'utiliser les lunettes Ray-Ban Meta de manière sûre et respectueuse ». Cela semble parfait sur le papier, mais de telles « promesses sur le papier » n'arrêtent guère ceux qui n'ont pas de bonnes intentions dès le départ.</p>
<p>Il vaut également la peine de noter que des avancées positives ont été enregistrées dans la mise en place de nouvelles lois visant à régir ces situations. En février dernier, en Californie, <a href="https://sd29.senate.ca.gov/news/reyes-proposes-clear-protections-against-secret-recordings-using-wearable-technology">un projet de loi a été présenté</a> afin d’interdire spécifiquement les enregistrements secrets à l’aide d’appareils portables dans les espaces professionnels. Le projet de loi a déjà franchi deux étapes et la troixième date du 4 mai. Dans certains lieux, comme <a href="https://www.courts.phila.gov/pdf/notices/2026/Smart-Glasses-Order.pdf">les salles d'audience de Philadelphie</a>, les lunettes intelligentes sont déjà purement et simplement interdites. La législation relative aux technologies portables intelligentes en est toutefois encore à ses balbutiements, et les progrès technologiques semblent jusqu'à présent devancer le travail juridique qui devrait les accompagner.</p>
<p>Meta souligne également que ses lunettes sont équipées d'un voyant LED intégré qui indique lorsque l'appareil enregistre, et qu'elles sont conçues pour détecter et empêcher toute tentative de manipulation frauduleuse. Cependant, dans la pratique, <a href="https://www.reddit.com/r/RaybanMeta/comments/1ixfwmi/the_only_solution_to_remove_the_led_on_rayban/">des personnes ont déjà réussi à recouvrir, retirer ou rendre inutilisable le voyant LED</a>, ce qui ne permet pas de considérer cette mesure comme suffisamment sûre.</p>
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    </item>
    <item>
      <title>TechTok #13 : est-ce que l'IA utilise vos données pour s'entrainer ?</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/techtok-13-does-ai-use-your-data-for-training.html</link>
      <pubDate>Tue, 28 Apr 2026 14:30:08 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69f859101beaf40001a383f0</guid>
      <category>TechTok</category>
      <description>Pour alimenter l'IA, les entreprises recherchent toujours des données. Comment éviter que vos informations ne se retrouvent dans l'entraînement ?</description>
      <content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-green"><div class="kg-callout-emoji">💡</div><div class="kg-callout-text"><i><em class="italic" style="white-space: pre-wrap;">Cet article fat partie de la rubrique TechTok. Posez vos questions dans&nbsp;</em></i><a href="https://surveys.adguard.com/techtok/form.html"><i><em class="italic" style="white-space: pre-wrap;">ce formulaire</em></i></a><i><em class="italic" style="white-space: pre-wrap;">, et vous les verrez peut-être dans la prochaîne edition&nbsp;!</em></i></div></div><p>Aujourd’hui, l’IA semble s’être immiscée dans tous les aspects de la vie, ses applications allant de domaines évidents comme le codage ou le traitement d’images à d’autres moins évidents comme le diagnostic médical ou le travail juridique. L’IA est absolument partout. Et même si vous ne savez que très peu de choses sur son fonctionnement, vous avez sans doute au moins entendu dire que toute IA a besoin d’énormes quantités de données pour apprendre avant de pouvoir être mise en pratique.</p>
<p>Ces données doivent bien provenir de quelque part, ce qui nous amène à la première question du TechTok d’aujourd’hui :</p>
<blockquote>
<p>Les applications et les sites web utilisent-ils mes données pour entraîner l’IA à mon insu ?</p>
</blockquote>
<p>Il n’y a pas de réponse courte et définitive à cette question. Le mieux que nous puissions dire est : « Oui, ils le font, mais pas nécessairement de la manière que vous imaginez. » Nous sommes conscients que vous n’êtes probablement pas venus ici pour obtenir une réponse aussi vague. Mais avant d’aller plus loin, clarifions un point : <strong>« entraîner l’IA » et « collecter des données » ne sont pas synonymes</strong>, bien qu’ils soient liés. Pour faire simple, pour entraîner l’IA, il faut des données ; trouver des moyens d’obtenir ces données est donc l’un des plus grands défis lors de la construction d’un système d’IA. Cependant, il existe d’innombrables autres raisons pour lesquelles quelqu’un pourrait vouloir mettre la main sur vos informations.</p>
<p>Le fait est que le concept de collecte de données en ligne existe depuis des décennies, bien avant même que l'IA ne fasse son apparition dans le paysage numérique, et que la publicité a longtemps été le principal moteur de cette collecte de données utilisateur. Des systèmes d'une complexité incroyable ont été mis en place pour créer des profils d'utilisateurs et les suivre à travers diverses applications et sites web, le tout dans le but de déterminer précisément quelle publicité montrer à qui et à quel moment, et d'augmenter ainsi les chances que cette personne clique sur la bannière. <a href="https://finance.yahoo.com/news/digital-ad-spending-market-size-123300420.html">Le marché de la publicité numérique est estimé à environ 600 à 700 milliards de dollars par an</a>, et ce marché repose sur les données des utilisateurs — cela devrait vous donner une idée de la raison pour laquelle les données sont si souvent qualifiées de « nouveau pétrole ».</p>
<p>Bien sûr, d’autres raisons poussaient les entreprises à rechercher des données numériques : personnalisation, recommandations, détection des fraudes, facturation, fidélisation, analyse des produits — souvent importantes dans des secteurs tels que la finance, la vente au détail, les télécommunications et les places de marché. Les raisons exactes n’ont pas d’importance ici. Ce que nous voulons souligner ici, c'est que la collecte mondiale et effrénée de données n'a pas été engendrée par l'émergence et la diffusion subséquente de l'IA. En fait, dans de nombreux cas, les méthodes utilisées aujourd'hui pour collecter des données destinées à l'entraînement de l'IA sont les mêmes que celles utilisées depuis des années à d'autres fins ; les entreprises d'IA n'ont donc pas eu à réinventer la roue, ou du moins elles disposaient d'une base très solide sur laquelle s'appuyer.</p>
<p>Les types de données nécessaires au suivi publicitaire et à l'entraînement des IA se recoupent également largement — ce qui pourrait en surprendre plus d'un. Pour beaucoup, les termes « IA » et « LLM » (modèle linguistique de grande envergure) sont synonymes. En effet, les chatbots (qui sont essentiellement des interfaces destinées aux utilisateurs reposant sur un LLM) constituent sans doute le type d'IA avec lequel l'utilisateur lambda interagit le plus souvent. Le bon sens veut que l'entraînement d'une IA générative utilisée dans un chatbot nécessite des ensembles de données comprenant des tonnes de textes générés par les utilisateurs — tels que des publications et des commentaires sur des plateformes en ligne comme Reddit ou X, des messages de chat, des avis, etc. C'est exact, car ces LLM doivent apprendre comment les gens parlent réellement, comment répondre aux questions, comment se déroulent les conversations dans la vie réelle ; des éléments tels que l'humour, l'argot, le ton. Mais ce que beaucoup de gens ne réalisent pas, c’est qu’il existe de nombreux autres types d’IA, outre l’IA générative, conçus pour des objectifs très variés : systèmes de recommandation, classement des résultats de recherche, ciblage publicitaire, pour n’en citer que quelques-uns. Pour ces systèmes d’IA, les données comportementales priment, tandis que le contenu en lui-même importe beaucoup moins. Et de nombreuses plateformes modernes combinent les deux approches : elles ont besoin de contenu brut, mais elles veulent aussi savoir sur quoi vous cliquez et à quel moment.</p>
<p>Pour en revenir à la question initiale : oui, <strong>certaines entreprises spécialisées dans l'IA exploitent vos données pour entraîner leurs systèmes, mais elles le font en grande partie de la même manière qu'elles (et d'autres entreprises) collectaient déjà vos données avant l'avènement de l'IA, à d'autres fins</strong>. Et c'est là que les choses se compliquent : techniquement, la plupart des entreprises ne collectent pas de données à votre insu, que ce soit pour entraîner l'IA ou à d'autres fins — cela est <a href="https://www.ftc.gov/policy/advocacy-research/tech-at-ftc/2024/01/ai-companies-uphold-your-privacy-confidentiality-commitments">illégal dans de nombreuses juridictions</a>. Certaines vont jusqu’à annoncer publiquement leur intention d’utiliser vos données pour l’entraînement de l’IA, bien que [certaines](<a href="https://about.fb.com/news/">https://about.fb.com/news/</a> 2025/04/making-ai-work-harder-for-europeans/) enjolivent davantage la situation que <a href="https://www.linkedin.com/pulse/linkedins-new-terms-you-can-opt-out-ai-training-2025-david-petherick-vta6e/">d'autres</a>. Parallèlement, il est assez courant de dissimuler la collecte de données en cours derrière de longues politiques de confidentialité, des conditions d'utilisation fastidieuses et d'autres documents juridiques longs et ennuyeux. Ceux qui ont un sens de l'humour un peu noir pourraient même trouver amusant que les politiques de confidentialité relatives à la collecte de données pour l'entraînement de l'IA utilisent souvent le même langage vague et les mêmes formulations générales que l'on trouve dans des documents similaires concernant la collecte d'informations à des fins de suivi publicitaire.</p>
<p>Mais même si vous faites preuve de diligence raisonnable et que vous vous frayez un chemin à travers tout ce jargon juridique pour vous assurer que l'application que vous souhaitez installer n'utilise pas vos données pour alimenter la fameuse machine, la triste réalité est que vous n'êtes toujours pas tiré d'affaire. Il arrive parfois que les développeurs « oublient » de le mentionner, comme ce fut le cas très récemment lorsque <a href="https://adguard.com/fr/blog/okcupid-ai-data-collection-privacy.html">OkCupid, une application de rencontre populaire, a partagé 3 millions de photos d’utilisateurs avec une entreprise spécialisée dans l’IA pour l’entraîner</a> — le tout sans en informer ses utilisateurs. Ce n’est pas nouveau ; ces mêmes pratiques douteuses existent depuis toujours, bien avant l’IA](<strong>GHOST_URL</strong>/en/blog/location-sale-ban-broker-ftc.html). Malheureusement, là où il y a des profits à réaliser, il y aura toujours des personnes prêtes à fermer les yeux sur la loi pour en tirer profit.</p>
<h2 id="comment-vos-donn%C3%A9es-finissent-elles-par-servir-%C3%A0-entra%C3%AEner-lia">Comment vos données finissent-elles par servir à entraîner l'IA ?</h2>
<p>Prenons maintenant un peu de recul. Nous avons légèrement abordé la question des données utilisées pour entraîner l'IA et avons mentionné que tout est permis : aussi bien les contenus bruts, comme les textes et les photos, que les données comportementales, comme les clics et autres interactions. Mais de nombreux lecteurs aimeraient sans doute que nous soyons plus précis et se demandent : <strong>« Quelles sont exactement mes données qui pourraient finir par être utilisées pour l'IA, et comment ? »</strong> Et bien, toutes les données ne sont pas utilisées de la même manière. Certaines données peuvent être plus sensibles, et les données provenant de différentes sources peuvent alimenter l'IA de manière différente. Si votre objectif est d'entraîner l'IA, il existe d'innombrables sources potentielles pour obtenir les données d'entraînement. Dans le cadre de cet article, nous identifierons quatre catégories, en fonction de la manière dont les données sont collectées :</p>
<ul>
<li>Réseaux sociaux (données accessibles au public)</li>
<li>Conversations avec des chatbots (saisie directe)</li>
<li>Interactions sur les plateformes (données comportementales)</li>
<li>Applications et sites web tiers</li>
</ul>
<p>Tout d’abord, si vous publiez ou commentez quelque chose en public — sur Reddit, YouTube, X, Facebook, etc. — cela ne signifie pas automatiquement que n’importe qui peut l’utiliser pour entraîner un modèle d’IA, mais vous ne disposez généralement d’aucun moyen réel d’empêcher la plateforme d’entraîner un modèle d’IA sur votre contenu ou de partager vos données avec des tiers. Bien sûr, tout varie considérablement d’une plateforme à l’autre, mais la règle générale reste la même : si c’est public, vous n’en avez probablement pas le contrôle. Les plateformes qui n’utilisent pas elles-mêmes les données des utilisateurs les vendent ou les partagent souvent à des tiers, d’une manière ou d’une autre. Les utilisateurs de l’UE sont généralement mieux protégés que les autres, grâce à la législation avancée de l’UE en matière de protection de la vie privée. Des réglementations telles que le RGPD et la loi européenne sur l’IA confèrent aux citoyens de l’UE le droit d’être informés, de s’opposer à certains traitements, de demander l’accès ou la suppression de leurs données dans certains cas, et de contester ou de restreindre l’utilisation de leurs données personnelles pour l’entraînement de l’IA.</p>
<p>Mais si vous discutez directement avec un chatbot, quelles sont les chances que vos données soient utilisées pour l'entraînement de l'IA ? Cela dépend bien sûr du service, mais le plus souvent, avec les outils d'IA destinés au grand public, tout ce que vous saisissez ou téléchargez peut servir à améliorer ce service. Même si vous disposez d'un abonnement payant, à moins qu'il ne s'agisse d'un abonnement d'entreprise (et non individuel), vos données sont généralement considérées comme librement exploitables. Il convient de mentionner que de nombreux chatbots IA offrent au moins une option de désactivation aux utilisateurs, même si, dans de nombreux cas, celle-ci est enfouie quelque part au fin fond des paramètres. Nous imaginons que pour de nombreux lecteurs de cet article, l’une des questions clés est la suivante : <strong>« Comment puis-je refuser la collecte de données lorsque je discute avec mon chatbot ? »</strong> Il semble important de fournir ici des conseils pratiques plutôt que de se contenter de généralités. Il existe des centaines, voire des milliers de chatbots, alors concentrons-nous sur certains des plus courants (nous partons du principe qu’il s’agit d’un usage personnel, et non d’un usage d’entreprise ou similaire) :</p>
<ol>
<li>
<p><strong>ChatGPT.</strong> Ouvrez ChatGPT, accédez à votre profil, puis <em>Paramètres → Contrôle des données</em>, et désactivez l’option « Améliorer le modèle pour tous ». OpenAI indique que cela empêche vos conversations d’être utilisées pour entraîner ChatGPT à l’avenir, même si certaines données peuvent encore être conservées. Auparavant, OpenAI accordait également le statut de désinscription sur simple demande adressée au service d’assistance. Si vous l’avez fait à un moment donné dans le passé, OpenAI affirme honorer cette demande, mais cette option n’est plus disponible pour les nouveaux utilisateurs.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Perplexity</strong>. Ouvrez <em>Paramètres du compte → Préférences</em> et désactivez « Conservation des données IA ». Notez que ce désengagement n’affectera que les données futures ; tout ce qui a été collecté avant la date de désengagement peut être utilisé par Perplexity pour l’entraînement de l’IA et ne peut être ni supprimé ni retiré.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Gemini</strong>. Dans votre compte Google, rendez-vous dans <em>Données et confidentialité</em>, recherchez « Activité des applications Gemini », puis sélectionnez « Désactiver » ou « Désactiver et supprimer l'activité ». Cela empêchera uniquement l'échantillonnage futur et n'affectera pas les interactions passées. Notez qu'avec les nombreux produits Google utilisant Gemini, le comportement exact en matière d'entraînement et de confidentialité dépendra du produit.</p>
</li>
<li>
<p><strong>Claude</strong>. <a href="https://www.tomsguide.com/ai/i-compared-the-privacy-of-chatgpt-gemini-claude-and-perplexity-heres-the-one-you-should-trust-most-with-your-personal-info">Par défaut, Claude n'entraîne pas ses modèles à partir de vos conversations</a> ; il vous offre uniquement la possibilité de vous inscrire manuellement si vous le souhaitez. Si vous supprimez une conversation, Anthropic la supprime de ses systèmes dans un délai d'environ 30 jours.</p>
</li>
</ol>
<p>En ce qui concerne la collecte de données comportementales, une façon simple (mais généralement juste) de voir les choses est la suivante : plus la plateforme est grande, plus elle s'appuie sur vos données comportementales ; les applications et services plus petits, aux fonctionnalités limitées, se livrent rarement au suivi de votre comportement. Les grandes plateformes de contenu comme YouTube, TikTok ou Netflix, les moteurs de recherche, les plateformes de commerce électronique comme Amazon ou eBay — ce sont celles dont vous pouvez être sûr. Elles collecteront autant de données que possible sur vos activités afin d'affiner leurs algorithmes de recommandation et de classement. Cela ne signifie pas que les applications plus petites ne le font pas du tout, mais pour elles, ce type de suivi est beaucoup moins pertinent.</p>
<p>Mais qu'en est-il des applications et des sites web « classiques » et de moindre envergure que nous utilisons tous les jours ? Tout n'est pas forcément un chatbot ou une plateforme gigantesque : que se passe-t-il si vous installez simplement une application ou un jeu au hasard, ou si vous consultez un site web moins connu ? Là encore, il est impossible de donner une réponse unique pour tous ces cas, car il en existe littéralement des millions. Mais, en général, ces applications et sites web plus modestes ne s’intéressent pas à vos données pour entraîner leurs propres IA, et ils vendent rarement directement les données des utilisateurs à des tiers qui pourraient le faire. Cependant, il est plus que courant que les développeurs de ces applications et sites web intègrent des SDK d’analyse, des réseaux publicitaires et d’autres outils de suivi à des fins de monétisation. Ces outils peuvent collecter, et collectent effectivement, des informations telles que des données comportementales, des informations sur l’appareil, des habitudes d’utilisation, etc. Et lorsque ces données parviennent aux réseaux publicitaires, aux courtiers en données et aux sociétés d'analyse, elles sont agrégées et peuvent facilement être utilisées pour la modélisation, vendues, ou contribuer indirectement à l'entraînement d'IA (entre autres, bien sûr).</p>
<p>Quand on voit toutes ces façons dont vos données peuvent se retrouver dans les ensembles de données d'entraînement d'une IA, on pourrait se dire : « Ça fait beaucoup de soucis ! » C'est vrai, dans une certaine mesure, mais gardez aussi à l'esprit que toutes les informations que vous fournissez ne sont pas forcément utilisées, et que toutes les entreprises ne se comportent pas de la même manière. Enfin, il existe des moyens de réduire au minimum la quantité de données collectées à votre sujet. Ce qui nous amène à la deuxième question du TechTok d’aujourd’hui :</p>
<blockquote>
<p>L’utilisation d’un bloqueur de publicités et/ou d’un VPN peut-elle empêcher le suivi par l’IA et la collecte de données ?</p>
</blockquote>
<p>Comme vous venez de le voir, le suivi par l'IA prend tellement de formes différentes qu'il est impossible de répondre par « oui » ou par « non » à cette question. Un bloqueur de publicités et un VPN peuvent tous deux aider, chacun à leur manière, mais pas contre tout.</p>
<p>Tout d'abord, aucun des deux ne sera d'aucune utilité si vous fournissez activement des données : en discutant avec un chatbot, en publiant sur les réseaux sociaux ou en laissant des commentaires. Les bloqueurs de publicités et les VPN ne peuvent pas, comme par magie, empêcher la plateforme d'utiliser des informations que vous lui avez déjà fournies, directement ou indirectement. Contre ce type de collecte de données, votre meilleur atout réside dans les paramètres de confidentialité, les options de désactivation et les lois visant à protéger la vie privée. Consultez les politiques de confidentialité et les paramètres de confidentialité disponibles des plateformes et des applications que vous utilisez, et si ce que vous voyez ne vous convient pas, envisagez de choisir une autre option.</p>
<p><strong>Où les bloqueurs de publicités peuvent vous aider</strong>, ce sont les outils de suivi tiers qui collectent des données vous concernant pour une utilisation future et, dans une certaine mesure, le suivi comportemental. Bloquer les outils d'analyse tiers est, sans aucun doute, le principal atout des bloqueurs de publicités lorsqu'il s'agit d'empêcher la fuite de vos données. Les bloqueurs de publicités comme AdGuard peuvent gérer la plupart, voire la quasi-totalité, des traceurs tiers sur les sites web. Au sein des applications, les choses peuvent s'avérer plus délicates, mais c'est vrai en général : Android et iOS imposent des restrictions assez strictes en matière d'interférence avec le trafic d'autres applications.</p>
<p>Les bloqueurs de publicités peuvent également contribuer à empêcher la collecte de données comportementales, mais pas totalement. Malheureusement, la plupart des grandes plateformes s'appuient fortement sur le suivi de première partie et n'ont pas besoin de tiers pour générer des recommandations, entraîner des modèles et analyser les comportements. Souvent, le fait de bloquer le suivi de première partie, en particulier sur les grandes plateformes, perturbe des fonctionnalités utiles : imaginez que vous bloquiez le suivi de première partie sur YouTube et que les vidéos cessent soudainement de se charger. Et une fois encore, ces problèmes sont plus marqués dans les applications mobiles que sur les sites web.</p>
<p>Néanmoins, un bloqueur de publicités reste l'un des meilleurs outils à votre disposition si votre objectif est de priver les algorithmes d'entraînement de l'IA de données. <strong>Mais qu'en est-il des VPN ?</strong></p>
<p>Les VPN sont très utiles — certains diront même indispensables — pour protéger votre vie privée. Mais lorsqu’il s’agit spécifiquement d’empêcher que vos données ne soient utilisées pour l’entraînement des IA, leur efficacité est limitée. Ils peuvent néanmoins s’avérer utiles, mais pas de manière directe. Les VPN masquent votre adresse IP et votre localisation, ce qui complique la tâche des sites web et des traceurs tiers qui cherchent à relier votre activité sur différents sites ou à établir un profil à partir de votre identité réseau. Cependant, un VPN n'empêche pas les plateformes que vous utilisez de voir ce que vous y faites. Si vous êtes connecté à un compte, ou même si vous interagissez simplement avec un site web ou une application, vos clics, vos recherches et vos saisies sont toujours enregistrés directement par ce service. Un VPN n'empêchera pas non plus les traceurs tiers de collecter des informations vous concernant — laissez cette tâche aux bloqueurs de publicités (même si un VPN peut rendre le suivi moins précis).</p>
<p><strong>Récapitulons</strong> : les bloqueurs de publicités et les VPN sont d’excellents outils pour protéger votre vie privée, et ils ne feront certainement pas de mal si vous cherchez à empêcher que vos données ne servent de matière première pour l’entraînement des IA — en particulier les bloqueurs de publicités. Mais en fin de compte, la sécurité de vos données dépend avant tout de votre propre vigilance et de votre rigueur. Si vous lisez attentivement les politiques de confidentialité avant d'utiliser des applications et des services, si vous faites attention à ce que vous publiez en ligne et aux informations que vous partagez avec un chatbot, les chances que vos données personnelles soient intégrées à un futur ensemble de données d'apprentissage de l'IA peuvent diminuer considérablement. C'est bien d'avoir des outils puissants à votre disposition, mais rien ne vaut la bonne vieille prudence.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>L'expérience utilisateur « côté lumière » : comment nous concevons et rédigeons nos contenus dans le respect de la vie privée chez AdGuard</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/light-side-ux-designing-for-privacy-afds.html</link>
      <pubDate>Sun, 19 Apr 2026 18:03:20 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69f1c9581beaf40001a38200</guid>
      <category>AFDS</category>
      <category>Savoir tout</category>
      <description>Les outils de vie privée sont complexes, et nous voulons qu'ils soient clairs et faciles à utiliser. Voici notre approche — et comment aider.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-green"><div class="kg-callout-emoji">💡</div><div class="kg-callout-text">Cet article s'inspire de la présentation donnée par Sofia Orlova, rédactrice UX chez AdGuard, lors de l'Ad-Filtering Dev Summit en octobre 2025. <a href="https://adguard.com/en/blog/tag/afds.html" rel="noreferrer">Autre contenu sur l'AFDS</a></div></div><p>Chez AdGuard, nous développons toute une gamme d'outils de protection de la vie privée : un&nbsp;<a href="https://adguard.com/welcome.html">bloqueur&nbsp;d'annonces</a>, a&nbsp;<a href="https://adguard-vpn.com/welcome.html">VPN</a>, un&nbsp;<a href="https://adguard-dns.io/welcome.html">service DNS</a>, une&nbsp;<a href="https://adguard-mail.com/welcome.html">messagerie</a>, et trés prochainement — un&nbsp;<a href="https://adguard-wallet.com/welcome.html">portefeuille crypto</a>. Ces produits effectuent de nombreuses tâches complexes en arrière-plan — mais ils doivent rester simples et conviviaux en apparence.</p>
<p>Nos utilisateurs viennent du monde entier. Beaucoup d'entre eux ne sont pas anglophones, beaucoup ne sont pas des experts en technologie. Et pourtant, nous voulons que chacun d'entre eux se sente accompagné lorsqu'il utilise nos outils.</p>
<p>Dans cet article, je souhaite vous montrer comment, chez AdGuard, nous abordons la conception de l'expérience utilisateur (UX) et la rédaction :</p>
<ul>
<li>Sur quoi reposent notre rédaction et notre conception</li>
<li>Comment nous gérons les différents niveaux d'expérience utilisateur</li>
<li>Comment les retours d'expérience et les contraintes du monde réel façonnent le résultat final</li>
<li>Et comment vous pouvez nous aider à l'améliorer</li>
</ul>
<p>Commençons par les bases.</p>
<h2 id="nos-principes-fondateurs">Nos principes fondateurs</h2>
<p>Chez AdGuard, nous aimons dire que nous sommes du <em>côté lumineux d'Internet</em>. Cette idée imprègne tout ce que nous faisons.</p>
<ul>
<li>Nous accordons de l'importance à la transparence et à l'ouverture</li>
<li>Nous le montrons activement : nous aidons les utilisateurs, nous leur expliquons les choses ou nous nous effaçons simplement lorsqu'ils en ont besoin</li>
<li>Nous donnons le contrôle à l'utilisateur. Nous pensons que c'est le produit qui doit s'adapter à l'utilisateur, et non l'inverse</li>
</ul>
<p>Voici à quoi cela ressemble dans la pratique.</p>
<h3 id="transparence-%E2%86%92-une-iu-nette-des-textes-courts">Transparence → une IU nette, des textes courts</h3>
<p>Nous veillons à ce que les interfaces restent aussi épurées que possible, en ne fournissant que le strict nécessaire en termes d'informations visuelles et textuelles pour vous aider à accomplir votre tâche.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/zk4kcimage7.png" alt="Un bouton pour activer la protection" loading="lazy"><br>
<em>Un bouton pour activer la protection</em></p>
<h3 id="accompagnement-actif-%E2%86%92-lassistance-%C3%A0-port%C3%A9e-de-main">Accompagnement actif → L'assistance à portée de main</h3>
<p>Dans nos applications, vous trouverez souvent des petits conseils, des infobulles et des résumés. Lorsque cela s'avère nécessaire, nous ajoutons de brèves explications ou des liens vers des articles plus détaillés, afin que vous puissiez approfondir le sujet quand vous le souhaitez.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/fsrf5image1.png" alt="Ce que les utilisateurs voient en ajoutant un filtre personnalisé" loading="lazy"><br>
<em>Ce que les utilisateurs voient en ajoutant un filtre personnalisé</em></p>
<h3 id="contr%C3%B4le-par-lutilisateur-%E2%86%92-des-fonctionnalit%C3%A9s-avanc%C3%A9es-complexit%C3%A9-facultative">Contrôle par l'utilisateur → Des fonctionnalités avancées, complexité facultative</h3>
<p>La plupart de nos applications sont modulaires. Si vous souhaitez simplement activer la protection et passer à autre chose, c'est parfait. Si vous souhaitez aller plus loin, vous trouverez des paramètres détaillés, des modes avancés et des options de personnalisation. Vous n'êtes pas obligé d'en prendre le contrôle, mais si c'est ce que vous recherchez, nous ferons tout notre possible pour vous le permettre.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/c39zqimage9.png" alt="Des paramètres supplémentaires s'affichent lorsque vous choisissez de personnaliser davantage *mobile" loading="lazy"><br>
<em>Des paramètres supplémentaires s'affichent lorsque vous choisissez de personnaliser davantage</em></p>
<h2 id="notre-public-comment-nous-r%C3%A9pondons-aux-besoins-diff%C3%A9rents">Notre public : comment nous répondons aux besoins différents</h2>
<p>Tout le monde n'utilise pas AdGuard de la même manière.</p>
<p>Certains préfèrent le configurer une fois pour toutes. D'autres aiment peaufiner les paramètres et en apprendre davantage sur le fonctionnement de la protection de la vie privée. Nous essayons de répondre aux besoins des uns comme des autres.</p>
<p>Voici comment nous procédons.</p>
<h3 id="une-exp%C3%A9rience-%C3%A0-plusieurs-niveaux">Une expérience à plusieurs niveaux</h3>
<p>Vous pouvez considérer nos applications comme des systèmes à plusieurs niveaux :</p>
<ul>
<li>Simple en surface — pour ceux qui souhaitent une protection rapide</li>
<li>Personnalisable à un niveau intermédiaire — pour ceux qui sont curieux d'apprendre et de peaufiner un peu les réglages</li>
<li>Entièrement configurable — pour les utilisateurs expérimentés qui souhaitent un contrôle total sans assistance</li>
</ul>
<p>Cette approche nous permet de conserver une interface utilisateur épurée, tout en offrant des fonctionnalités avancées à ceux qui en ont besoin.</p>
<p>Notre fonctionnalité <em>Règles utilisateur</em> en est un exemple : il s'agit d'un outil qui permet aux utilisateurs de créer des règles de filtrage personnalisées.</p>
<p>Notre approche précédente était conçue uniquement pour les utilisateurs avancés. Elle comprenait un champ de saisie vide et un lien vers la documentation.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/lmaujimage5.png" alt="Ancienne interface des règles utilisateur" loading="lazy"><br>
<em>Ancienne interface des règles utilisateur</em></p>
<p>À présent, dans <a href="https://adguard.com/adguard-mini-mac/overview.html">AdGuard Mini pour Mac</a>, nous essayons de faire quelque chose de nouveau : une interface quidée qui vous aide à suivre les différentes étapes.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/1ibzlimage6.png" alt="La création d'une règle utilisateur dans AdGuard Mini pour Mac" loading="lazy"><br>
<em>La création d'une règle utilisateur dans AdGuard&nbsp;Mini&nbsp;pour&nbsp;Mac</em></p>
<p>Nous vous expliquons en quoi consiste cette règle, où elle s'applique et comment elle fonctionne. Nous espérons que cela vous aidera à commencer, même si vous n'avez jamais créé de règle auparavant.</p>
<p>Dites-nous ce que vous en pensez : est-ce clair ? Facile à suivre ? Manque-t-il quelque chose ? <a href="https://surveys.adguard.com/ux_feedback/form.html">Vos commentaires</a> nous aideront à décider d'appliquer ou non cette approche à d'autres plateformes.</p>
<h3 id="le-vocabulaire">Le vocabulaire</h3>
<p>Pour nous adapter au niveau de chaque utilisateur, nous ajustons notre vocabulaire en fonction de sa connaissance du sujet et de ses objectifs.</p>
<ul>
<li><em>AdGuard vous protège contre les publicités et les traceurs</em> — pour ceux qui souhaitent simplement naviguer en toute tranquillité. Cette approche fonctionne bien lorsque l'objectif de l'utilisateur est simple : « Je veux ne plus voir de publicités » ou « Je veux me sentir plus en sécurité ».</li>
<li><em>AdGuard bloque les domaines d'analyse et de phishing connus</em> — pour les utilisateurs qui comprennent déjà les bases des menaces en ligne et souhaitent plus de transparence : « Je sais qu'il existe différents types de suivi et de risques, et je veux les gérer de manière plus consciente. »</li>
<li><em>AdGuard vous permet d'appliquer des règles cosmétiques avancées et des scriptlets à partir de listes personnalisées</em> — pour les utilisateurs expérimentés qui veulent un contrôle total, moins d'explications et davantage d'outils : « Je sais ce que je fais ; laissez-moi simplement le configurer. »</li>
</ul>
<h2 id="les-commentaires-ce-qui-nous-permet-de-comprendre-ce-qui-fonctionne">Les commentaires : ce qui nous permet de comprendre ce qui fonctionne</h2>
<p>Nous apprenons constamment grâce à vous — et nous essayons de refléter cela dans notre produit.</p>
<p>Parfois, ces informations proviennent de données d'utilisation anonymes. Par exemple, nous avons remarqué que certains utilisateurs ignoraient la « carte » concernant le filtrage HTTPS sur l'écran principal. Or, sans filtrage HTTPS, la plupart des publicités ne peuvent pas être bloquées. Nous avons donc modifié le libellé de cette « carte » — et le résultat a été immédiat : le nombre d'utilisateurs ayant activé cette fonctionnalité a augmenté d'environ une fois et demie.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/vk2wrkimage2.png" alt="Nouvelle formulation sur l'écran principal" loading="lazy"><br>
<em>La nouvelle formulation sur l'écran principal (droite) dentraîne plus de clics que l'ancienne (gauche)</em></p>
<p>Parfois, les retours proviennent des demandes d'assistance. Un utilisateur a un jour demandé où il pouvait trouver sa clef de licence VPN. Le fait est que <a href="https://adguard-vpn.com/">AdGuard VPN</a> n'utilise pas de clefs de licence : l'abonnement est simplement lié à l'adresse e-mail utilisée lors de l'achat. Nous avons donc ajouté une brève explication dans l'e-mail de confirmation que les utilisateurs reçoivent après avoir acheté une licence. Depuis, les questions concernant les clefs de licence VPN ont pratiquement disparu.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/urn9dimage4.png" alt="E-mail envoyé aux utilisateurs d'AdGuard VPN après l'achat *mobile" loading="lazy"><br>
<em>E-mail envoyé aux utilisateurs d'AdGuard VPN après l'achat</em></p>
<h2 id="contraintes">Contraintes</h2>
<p>Nous ne pouvons pas mettre en œuvre toutes les idées qui nous viennent à l'esprit — et ce n'est pas une mauvaise chose. Les contraintes façonnent notre travail et nous aident à mieux comprendre comment et quoi communiquer aux utilisateurs. Voici quelques exemples de ces contraintes — et comment nous les gérons.</p>
<h3 id="mentions-l%C3%A9gales">Mentions légales</h3>
<p>Nous aimerions que tous nos textes soient conviviaux et concis, mais dans certains cas, nous devons faire preuve de précision juridique afin d'éviter toute ambiguïté. C'est pourquoi vous pouvez rencontrer des formulations juridiques dans nos produits ; toutefois, dans la mesure du possible, nous fournissons également un résumé plus court et plus clair pour vous aider à les comprendre rapidement.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/upawnimage8.png" alt="Extrait de la politique de confidentialité d'AdGuard" loading="lazy"><br>
<em>Extrait de la <a href="https://adguard.com/fr/privacy.html">politique de confidentialité d'AdGuard</a></em></p>
<h3 id="localisation">Localisation</h3>
<p>Nous développons des produits destinés à un public international, et ceux-ci sont traduits dans plus de 20 langues. Même si nous nous efforçons de couvrir le plus grand nombre de langues possible, il y aura toujours des utilisateurs qui interagiront avec nos applications dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle. Cela signifie que lorsque nous rédigeons en anglais, nous devons garder à l’esprit que nos textes ne seront pas lus uniquement par des locuteurs natifs :</p>
<ul>
<li>Le vocabulaire et la syntaxe ne doivent pas être trop complexes</li>
<li>Nous évitons les blagues locales, les expressions idiomatiques et les jeux de mots que seuls les locuteurs natifs comprendraient</li>
</ul>
<p>Une autre contrainte concerne le fonctionnement concret de la traduction. Nous disposons de plusieurs traducteurs internes et d'un groupe de bénévoles dévoués qui nous aident beaucoup (vous pouvez vous aussi nous rejoindre — <a href="https://adguard.com/kb/miscellaneous/contribute/translate/program/">découvrez comment</a>). Mais dans certains cas, nous devons recourir à la traduction automatique — et il est alors beaucoup plus difficile de fournir du contexte.</p>
<p>Cela nous amène à quelques règles supplémentaires :</p>
<ul>
<li>Limitez la quantité d'informations dans un message — les mots anglais sont souvent plus courts que leurs équivalents dans d'autres langues</li>
<li>Dans la mesure du possible, rédigez des phrases complètes et évitez de terminer les chaînes par des prépositions — cela peut compliquer la traduction</li>
</ul>
<p>Revenons à la section <em>Règles de l'utilisateur</em>.</p>
<p>Lors de sa conception, notre idée initiale était de lui donner un aspect naturel en anglais : « Bloquer les requêtes vers <code>ads.com</code> ».</p>
<p>Mais dans de nombreuses langues, cette structure ne fonctionnerait pas :</p>
<ul>
<li>Les langues slaves utilisent des cas grammaticaux</li>
<li>Les langues turques utilisent des postpositions, et non des prépositions</li>
<li>Les langues asiatiques nécessitent souvent davantage de contexte</li>
</ul>
<p>Nous l'avons donc reformulée ainsi : « Bloquer les requêtes vers ce domaine ». C'est plus long, mais plus clair pour la plupart des utilisateurs — et des traducteurs.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/6ep2rimage3.png" alt="Élément IU pour créer de nouvelles règles dans différentes langues" loading="lazy"><br>
<em>Élément IU pour créer de nouvelles règles dans différentes langues</em></p>
<h2 id="et-maintenant-comment-pouvez-vous-nous-aider">Et maintenant ? Comment pouvez-vous nous aider ?</h2>
<p>Voici un paradoxe amusant : en tant qu'entreprise spécialisée dans la protection de la vie privée, <strong>nous collectons le moins de données possible</strong>. Mais cela rend plus difficile de déterminer quelles parties de nos applications sont les plus utiles et lesquelles prêtent à confusion. Nous travaillons actuellement sur des méthodes respectueuses de la vie privée pour mieux comprendre comment vous utilisez AdGuard, afin de rendre nos produits plus simples, plus clairs et plus utiles.</p>
<p>Une petite chose que vous pouvez faire pour nous aider : activez le paramètre intitulé <em>Envoyer des données d'utilisation anonymisées de l'application</em>. Vous le trouverez dans AdGuard Ad Blocker, AdGuard VPN et AdGuard Mail.</p>
<p>Cette option n'envoie aucune information personnelle. Nous ne collectons pas d'identifiants, ne vous suivons pas et ne partageons vos données avec personne. Mais cela nous aide à voir avec quels écrans les utilisateurs interagissent — et quelles fonctionnalités doivent être améliorées.</p>
<p>Notre prochaine étape consiste à nous appuyer davantage sur ce type d'informations pour prendre des décisions concernant nos produits. Elles nous aident à identifier ce qui compte vraiment pour les utilisateurs et nous guident pour rendre les applications AdGuard encore plus claires, intuitives et utiles pour vous.</p>
<p>Si vous remarquez quelque chose de confus — ou quelque chose qui a bien fonctionné pour vous sur nos applications et sites web — <strong>n'hésitez pas à nous le faire savoir en cliquant sur le bouton ci-dessous</strong>.</p>
<div class="kg-card kg-button-card kg-align-center"><a href="https://surveys.adguard.com/ux_feedback/form.html" class="kg-btn kg-btn-accent">Laissez vos rétroactions</a></div><p>Nous saisissons chaque occasion pour rendre nos applications plus claires, plus utiles et mieux adaptées à vos besoins réels !</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>La semaine du Bien-être numérique : Laissez AdGuard vous guider</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/digital-self-care-week-adguard.html</link>
      <pubDate>Sun, 19 Apr 2026 13:11:05 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alyona Bolshova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69e4d4691beaf40001a37d27</guid>
      <category>AdGuard Promos</category>
      <description>Essayez ces changements pour rendre votre navigation sur Internet plus propre et plus confidentielle, et profitez des remises spéciales AdGuard</description>
      <content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Upd. Cette promo c'est achevée.Si vous n'avez pas eu l'occasion d'acheter AdGuard Ad Blocker, AdGuard VPN ou AdGuard DNS à prix réduit, ne vous inquiétez pas : nous organisons régulièrement d'autres promotions. Pour ne pas manquer la prochaine, <a href="#subscribe-to-news">abonnez-vous à notre newsletter</a> : nous vous tiendrons au courant !</p>
</blockquote>
<p>On a l'habitude de penser que prendre soin de soi, c'est quelque chose qui se fait hors ligne : des promenades pour le bien-être mental, ces précieuses huit heures de sommeil, des méditations guidées. Mais on oublie parfois qu'il est tout aussi important de se sentir maître de la situation en ligne.</p>
<p>Les notifications incessantes, les publicités et le défilement sans fin peuvent rendre l'expérience en ligne accablante. Heureusement, il existe des mesures simples que vous pouvez prendre pour optimiser votre expérience numérique.</p>
<h2 id="prenez-soin-de-vos-mots-de-passe">Prenez soin de vos mots de passe</h2>
<p>La chose courante à faire est de réutiliser le même mot de passe (ou de légères variantes) — je l’ai moi-même fait et j’ai ensuite eu du mal à me souvenir de ce <em>petit</em> symbole que j’avais changé.</p>
<p>Un gestionnaire de mots de passe peut vous aider en générant et en stockant des mots de passe forts et uniques, de sorte que vous n’ayez qu’un seul mot de passe principal à retenir. Vous n’avez pas besoin de garder une trace de chaque petit changement que vous avez effectué.</p>
<h2 id="videz-r%C3%A9guli%C3%A8rement-votre-navigateur">Videz régulièrement votre navigateur</h2>
<p>Une autre mesure simple que vous pouvez prendre immédiatement consiste à vider le cache et les cookies de votre navigateur. Le faire régulièrement limite le suivi et permet à votre navigateur de fonctionner plus fluidement. Il suffit d'utiliser le raccourci <em>Ctrl+Maj+Suppr</em> sous Windows/Linux ou <em>Cmd+Maj+Suppr</em> sur Mac.</p>
<p>Si vous souhaitez bloquer les cookies de suivi tout en conservant vos sessions de connexion, AdGuard peut vous aider. Il suffit de cliquer sur <em>Supprimer les cookies tiers</em> dans <em>Protection contre le suivi</em>.</p>
<h2 id="supprimez-les-applications-que-vous-nutilisez-pas">Supprimez les applications que vous n'utilisez pas</h2>
<p>Les applications non-utilisées occupent de l'espace et peuvent présenter des risques à votre sécurité si elles sont obsolètes. Veillez à supprimer votre compte si vous n'utilisez plus l'application. Supprimez ensuite complètement l'application de votre téléphone — et respirez un peu mieux.</p>
<h2 id="bloquez-les-notifications-dont-vous-navez-pas-besoin">Bloquez les notifications dont vous n'avez pas besoin</h2>
<p>La plupart des téléphones sont submergés de notifications dont vous n'avez pas vraiment besoin : vous recevez peut-être des dizaines de notifications push vous incitant à vous abonner à un nouveau service, à commander un repas rapide ou à continuer de jouer à un jeu qui vous fait perdre trop de temps.</p>
<p>Prenez quelques minutes pour désactiver les notifications non essentielles. Profitez-en pour vérifier les autorisations des applications dans les <em>Paramètres</em>. Certaines applications peuvent suivre votre position ou accéder à plus de données que nécessaire en arrière-plan.</p>
<h2 id="d%C3%A9barrassez-vous-des-publicit%C3%A9s">Débarrassez-vous des publicités</h2>
<p>Imaginez que vous essayez de fermer une publicité avant une vidéo, mais qu'elle ouvre une autre fenêtre contextuelle, puis une autre. Soudain, vous êtes au bord de la crise de nerfs en pleine pause déjeuner.</p>
<p>Un bloqueur de publicités comme AdGuard peut vous aider à améliorer votre expérience de navigation en supprimant les publicités et bannières intrusives et en rendant beaucoup plus difficile pour les entreprises de suivre votre activité.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🧘‍♂️</div><div class="kg-callout-text">Nous offrons des remises sur AdGuard pendant cette semaine du Bien-être numérique. <a href="https://adguard.com/license.html?promoCode=SELFCARE26&amp;aid=137561&amp;utm_source=blog" rel="noreferrer"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Économisez 30% sur les licences à vie et 40% sur les annuelles.</strong></b></a></div></div><h2 id="utilisez-un-vpn-pour-prot%C3%A9ger-votre-vie-priv%C3%A9e">Utilisez un VPN pour protéger votre vie privée</h2>
<p>Si vous craignez que les sites web et les annonceurs ne suivent votre activité, un VPN peut vous aider à masquer votre adresse IP et à crypter votre connexion.</p>
<p>Essayez AdGuard VPN : il est conçu pour protéger votre connexion sans enregistrer votre activité ni vendre vos données.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🌿</div><div class="kg-callout-text"><a href="https://adguard-vpn.com/license.html?promoCode=SELFCAREVPN26&amp;aid=137561&amp;utm_source=blog" rel="noreferrer"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Les abonnements à AdGuard VPN de 2 ans sont actuellement proposées à -80% du prix.</strong></b></a></div></div><h2 id="configurez-le-filtrage-dns">Configurez le filtrage DNS</h2>
<p>Certains appareils, comme les téléviseurs connectés, ne prennent pas en charge les bloqueurs de publicités. C'est là que le filtrage DNS s'avère utile : il permet de protéger tous les appareils de votre réseau domestique contre les publicités et les traceurs.</p>
<p>Vous pouvez également configurer des fonctionnalités de sécurité pour bloquer les contenus nuisibles ou réduire le risque d'hameçonnage.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">🛀</div><div class="kg-callout-text"><a href="https://adguard-dns.io/license.html?promoCode=SELFCAREDNS26&amp;aid=137561&amp;utm_source=blog" rel="noreferrer"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Les plans Personnel et Équipe de AdGuard DNS sont proposés à -55% du prix.</strong></b></a></div></div><blockquote>
<p>Les réductions spéciales proposées dans le cadre de la semaine de la protection numérique AdGuard sont valables jusqu'au 28 avril.</p>
</blockquote>
<p>Et n'oubliez pas : de petits gestes suffisent. Il est impossible de bloquer chaque publicité ou chaque traceur, ni de se protéger contre chaque fuite de mot de passe. Mais ce qui compte, c'est de savoir que vous rendez votre expérience en ligne plus sûre.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>OkCupid pas Ok : 3 millions de photos d'utilisateurs pour entrainer de l'IA, sans amende</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/okcupid-ai-data-collection-privacy.html</link>
      <pubDate>Tue, 14 Apr 2026 14:20:15 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69de22ef1beaf40001a37944</guid>
      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>Privacy</category>
      <description>Avec une app de rencontres, vous courez le risque de trouver vos photos, votre localisation et données personnelles chez une entreprise d'IA </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque vous vous inscrivez sur une application de rencontres, le risque est assez évident. Vous vous exposez à des escrocs et à toutes sortes de mauvaises expériences dans un environnement très fréquenté. Le simple fait d’être présent sur ces applications vous rend plus vulnérable aux problèmes de sécurité et de confidentialité : vos données pourraient être collectées et utilisées pour pirater vos mots de passe, vos comptes détournés, vos photos volées et utilisées pour créer de faux profils… la liste est longue. Mais au final, ce sont des risques que vous choisissez de prendre. Ça fait partie du jeu.</p>
<p>En revanche, ce qui ne semble pas faire partie du jeu, c’est qu’une plateforme de rencontres partage vos informations sensibles, vos photos et vos données de localisation avec une entreprise d’IA dont vous n’avez jamais entendu parler, sans votre consentement. Cela dépasse les limites et constitue un abus de confiance. Mais c'est exactement ce qu'a fait OkCupid, une application de rencontre détenue par Match Group (qui est également propriétaire de Tinder, Hinge et Plenty of Fish).</p>
<p>Et pire encore, lorsque cela a été découvert, la sanction infligée n'a été guère plus qu'une simple tape sur les doigts.</p>
<h2 id="quand-les-donn%C3%A9es-des-utilisateurs-sont-consid%C3%A9r%C3%A9es-comme-la-propri%C3%A9t%C3%A9-de-lentreprise">Quand les données des utilisateurs sont considérées comme la propriété de l'entreprise</h2>
<p>Dans le cadre d'un accord à l'amiable conclu en mars dernier entre OkCupid et sa société mère, Match Group, d'une part, et la Commission fédérale du commerce (FTC) des États-Unis, d'autre part, le gouvernement a allégué que <a href="https://www.ftc.gov/news-events/news/press-releases/2026/03/ftc-takes-action-against-match-okcupid-deceiving-users-sharing-personal-data-third-party">l'application « trompait » les utilisateurs en partageant leurs informations personnelles — notamment des photos et des données de localisation — avec un tiers sans lien avec l'entreprise</a>. Cela a été fait à l'insu et sans le consentement des utilisateurs, en violation des propres engagements d'OkCupid en matière de confidentialité.</p>
<p>Au moment de la violation — en 2014 —, la politique de confidentialité d’OkCupid stipulait que l’entreprise pouvait partager les données des utilisateurs soit avec des « prestataires de services », des partenaires commerciaux ou des sociétés affiliées, soit, dans le cas contraire, uniquement après en avoir explicitement informé les utilisateurs et leur avoir donné la possibilité de refuser. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. La FTC a constaté qu’OkCupid avait partagé les informations de potentiellement des millions d’utilisateurs, dont jusqu’à 3 millions de photos, avec une entreprise spécialisée dans l’IA appelée Clarifai. Cette entreprise n’était rien de tout cela — ni prestataire de services, ni partenaire, ni filiale — et OkCupid n’a jamais demandé le consentement des utilisateurs, ni ne leur a donné la possibilité de refuser. En pratique, cela a laissé des millions de personnes totalement inconscientes du fait que leurs données étaient réutilisées en coulisses.</p>
<p>Comment et pourquoi cela s'est-il produit ? L'explication est assez banale. Les fondateurs d'OkCupid avaient des intérêts directs dans Clarifai, qui a par la suite utilisé ces 3 millions de photos et d'autres données utilisateur pour développer des outils de reconnaissance faciale et de traitement d'images. En effet, ils avaient investi dans cette entreprise et considéraient OkCupid comme une source de données pratique. <a href="https://arstechnica.com/tech-policy/2026/03/okcupid-match-pay-no-fine-for-sharing-user-photos-with-facial-recognition-firm/">Comme l'a rapporté Ars Technica</a>, le PDG de Clarifai a reconnu que ces données les avaient aidés à construire un système capable d’« identifier l’âge, le sexe et l’origine ethnique des visages détectés », ce qui signifie que les photos des utilisateurs ont été transformées en matériel d’entraînement pour un outil qu’ils n’avaient jamais accepté de soutenir. La FTC a noté que, pendant des années, OkCupid a tenté de nier toute relation avec cette entreprise d’IA.</p>
<p>Sur le papier, cela aurait pu être présenté comme acceptable au regard de conditions d’utilisation formulées de manière vague. Mais dans la pratique, OkCupid traitait les données des utilisateurs comme si elles lui appartenaient tout simplement. Cela va à l’encontre de l’esprit des engagements pris en matière de confidentialité. En effet, ce que la politique suggérait et ce que les utilisateurs croyaient raisonnablement, c’était que leurs données ne seraient utilisées que de la manière explicitement décrite. Et l’entraînement de modèles d’IA n’en faisait en aucun cas partie.</p>
<p>Pour comprendre à quel point ce comportement est problématique, imaginez un simple scénario : imaginez que les fondateurs n’aient pas investi dans une entreprise d’IA, mais dans une société de courtage en assurance automobile ou une compagnie d’assurance maladie, puis qu’ils aient simplement donné à cette entreprise, sans aucun lien avec OkCupid, l’accès aux données sensibles des utilisateurs collectées par OkCupid. Ces données auraient alors pu être utilisées, par exemple, pour déduire le mode de vie, l'orientation sexuelle ou les risques de santé des personnes, puis influencer leurs tarifs d'assurance ou leur éligibilité — en d'autres termes, entraîner des conséquences négatives dans la vie réelle pour les utilisateurs sur la base de données qu'ils n'avaient jamais sciemment partagées à cette fin.</p>
<h2 id="une-punition-trop-l%C3%A9g%C3%A8re">Une punition trop légère</h2>
<p>On pourrait penser qu’une telle gestion négligente des données des utilisateurs entraînerait des sanctions sévères. Mais cela n’a pas été le cas. Dans le cadre de l’accord, OkCupid s’est essentiellement vu interdire de présenter de manière trompeuse ses pratiques de collecte de données et ses mesures de protection de la vie privée à l’avenir. Pas d'amendes salées — en fait, pas d'amendes du tout — et aucune conséquence réelle à long terme au-delà de l'obligation de se conformer. En théorie, les personnes concernées pourraient encore tenter d'intenter une action devant un tribunal civil, mais cela a peu de chances d'aboutir, d'autant plus que Match n'a reconnu aucune faute.</p>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/4zq8ikimage1.png" alt="" loading="lazy"><br>
<em><a href="https://www.ftc.gov/system/files/ftc_gov/pdf/MatchGroupAmericasandHumorRainbowStipulatedOrder.pdf">Source</a></em></p>
<p>Ce type de sanction est difficile à prendre au sérieux. En effet, il ne s'agit pas d'une sanction, mais d'une simple réaffirmation des règles. En substance, cela revient à leur dire de ne pas faire quelque chose qu’ils n’étaient pas censés faire au départ. Cela donne l’impression qu’il s’agit moins d’une mesure coercitive que d’une simple promesse d’honneur. Et c’est difficile à faire croire, venant d’une entreprise qui a déjà montré qu’elle était prête à contourner, voire à ignorer ses propres promesses lorsque cela l’arrangeait.</p>
<h2 id="le-partage-des-donn%C3%A9es-des-utilisateurs-sans-leur-consentement-la-r%C3%A8gle-et-non-lexception">Le partage des données des utilisateurs sans leur consentement : la règle, et non l'exception</h2>
<p>Le cas d'OkCupid n'est que l'exemple le plus récent de ce type d'attitude possessive envers les données des utilisateurs. Mais alors que certains affirment — notamment Match Group — que les temps ont changé et que ces pratiques laxistes appartiennent depuis longtemps au passé, rien n'est plus éloigné de la vérité. Les cas d'entreprises traitant de manière abusive les données des utilisateurs, souvent en les partageant discrètement ou en les vendant carrément sans consentement clair, se sont multipliés ces dernières années.</p>
<p>Prenons l'exemple de Grindr. Ces dernières années, l'application a été frappée de lourdes sanctions à travers l'Europe après qu'il a été découvert qu'elle partageait des données hautement sensibles, notamment l'orientation sexuelle, la localisation précise et les identifiants publicitaires, avec des centaines de partenaires publicitaires sans consentement valable, [ce qui a entraîné une amende de 6,1 millions de dollars en Norvège](<a href="https://www.datatilsynet">https://www.datatilsynet</a>. no/en/regulations-and-tools/regulations/avgjorelser-fra-datatilsynet/2021/ gebyr-til-grindr/) et <a href="https://www.theguardian.com/technology/2024/apr/22/lawsuit-in-london-to-allege-grindr-shared-users-hiv-status-with-ad-firm">une action collective en cours au Royaume-Uni concernant le partage présumé de données liées au VIH avec des agences de publicité</a>.</p>
<p>Ou encore une autre application de rencontre, <a href="https://techcrunch.com/2025/05/02/dating-app-raw-exposed-users-location-data-personal-information/">Raw, où, en 2025, une faille de sécurité a révélé la localisation exacte des utilisateurs, au niveau de la rue, ainsi que des informations personnelles telles que leurs préférences sexuelles et leurs dates de naissance</a>. Ce type de divulgation ne crée pas seulement des risques en ligne — il peut se traduire par une vulnérabilité dans le monde réel. Ajoutant une touche plus dystopique, <a href="https://www.theverge.com/wearables/657475/raw-ring-wearables-emotion-tracking-smart-ring">l'incident s'est produit à un moment où l'entreprise envisageait de créer un appareil portable destiné à surveiller les signaux physiologiques des partenaires</a>, soulevant des inquiétudes évidentes quant à la surveillance venant s'ajouter à des pratiques déjà douteuses en matière de données.</p>
<p>Et cela ne concerne pas uniquement les applications de rencontre. En 2024–2025, il a été découvert que General Motors et sa division OnStar avaient discrètement collecté des données détaillées sur le comportement au volant. Ces données comprenaient des informations sur le freinage, la vitesse et la localisation, qui ont ensuite été vendues à des courtiers en données, puis utilisées par les assureurs pour augmenter les primes, parfois de manière spectaculaire. Là encore, cela a eu des conséquences financières concrètes pour les utilisateurs. <a href="https://www.ftc.gov/news-events/news/press-releases/2026/01/ftc-finalizes-order-settling-allegations-gm-onstar-collected-sold-geolocation-data-without-consumers">La FTC a finalement interdit cette pratique pendant cinq ans à la suite d'une enquête</a>.<br>
Des schémas similaires sont également apparus ailleurs — <a href="https://www.dataprotection.ie/en/news-media/press-releases/irish-data-protection-commission-fines-linkedin-ireland-eu310-million">des plateformes de réseautage comme LinkedIn</a> aux [courtiers en données](<strong>GHOST_URL</strong>/en/blog/ location-sale-ban-broker-ftc.htm) et <a href="https://www.ftc.gov/news-events/news/press-releases/2024/02/ftc-order-will-ban-avast-selling-browsing-data-advertising-purposes-require-it-pay-165-million-over">même aux logiciels de sécurité</a>. Dans tous ces cas — et d'autres restent à découvrir —, les données des utilisateurs ont été discrètement réutilisées, partagées ou vendues sans que les personnes concernées n'en aient jamais vraiment eu connaissance. Cela montre surtout que l'idée selon laquelle les promesses en matière de confidentialité ne sont guère plus que du vent n'a pas vraiment disparu.</p>
<h2 id="les-cons%C3%A9quences-r%C3%A9elles-pour-les-utilisateurs">Les conséquences réelles pour les utilisateurs</h2>
<p>Il est facile de considérer ces cas comme de simples violations abstraites ou des problèmes réglementaires, mais les conséquences sont tout sauf abstraites. Lorsque ce type de données est partagé, divulgué ou réutilisé à d’autres fins, il peut révéler des informations profondément personnelles : de l’orientation sexuelle à l’état de santé, en passant par l’historique précis des déplacements, et souvent ces informations sont utilisées par des tiers dont les utilisateurs ignoraient même l’existence.</p>
<p>Cela peut entraîner toutes sortes de conséquences, allant de la manipulation ciblée et du profilage à des risques concrets, tels que le harcèlement, la discrimination ou des sanctions financières, comme on le voit avec les données d'assurance. Et une fois que ces données sont divulguées, il n'y a aucun moyen réel de les récupérer ou de contrôler leur utilisation ultérieure. Et à mesure que de plus en plus de systèmes s'appuient sur la collecte de ce type de données, les enjeux ne font que s'accroître.</p>
<p>Cela devient particulièrement évident avec les nouvelles pratiques telles que la vérification de l'âge, qui se généralise à travers le monde et exige souvent des utilisateurs qu'ils fournissent des informations hautement sensibles, telles que des scans faciaux ou des pièces d'identité officielles.</p>
<h2 id="plus-les-enjeux-sont-importants-plus-le-probl%C3%A8me-est-grave">Plus les enjeux sont importants, plus le problème est grave</h2>
<p>Ainsi, même si les risques et les inquiétudes ne sont pas nouveaux, la situation devient de plus en plus précaire. Prenons l'exemple d'entreprises comme [Yoti, leader britannique de la vérification d'âge, qui s'est récemment avéré collecter et conserver des données biométriques sans consentement valable](<a href="https://adguard-vpn.com/fr/blog/">https://adguard-vpn.com/fr/blog/</a> yoti-age-verification-gdpr-violation.html) — ou <a href="https://adguard.com/fr/blog/discord-age-verification-id-hack-vpn.html">Discord, qui a mis en place une vérification d'âge basée sur une pièce d'identité avant de se retrouver dans une situation délicate après que ces données ont été exposées lors d'une violation</a>. Dans les deux cas, les utilisateurs ont été invités à fournir des données hautement sensibles, qui ont ensuite été mal gérées ou exposées.</p>
<p>Le monde dans son ensemble s'oriente vers une collecte accrue de données au nom de la commodité. Nous sommes de plus en plus entourés de technologies reposant sur le même principe — des systèmes de surveillance domestique comme Ring aux réseaux de suivi à l'échelle de la ville comme Flock, qui utilisent des caméras alimentées par l'IA pour enregistrer les plaques d'immatriculation et les détails des véhicules dans des bases de données consultables<br>
Mais même si ces innovations sont présentées comme un atout pour la sécurité, elles s'inscrivent toutes dans le même problème sous-jacent. On attend de vous que vous ayez confiance dans le fait que ces systèmes ne seront pas piratés, et en même temps que vous ayez confiance dans le fait que les entreprises n'utiliseront pas vos données à mauvais escient. Mais nous avons déjà vu ces deux cas de figure se produire, souvent à l'insu des utilisateurs. Même lorsque les politiques semblent rassurantes, il y a toujours des personnes au sein des organisations qui y ont accès, et il suffit d'un seul abus ou d'une seule pomme pourrie.</p>
<p>C’est pourquoi des pratiques telles que la collecte massive de données, le suivi comportemental ou la surveillance permanente — qu’elles soient présentées sous le couvert de la sécurité, de la personnalisation ou de l’innovation — apparaissent de moins en moins comme des atouts et de plus en plus comme des risques. <strong>Car si quelque chose tourne mal, ce sont les utilisateurs qui en subissent les conséquences, et non les entreprises qui collectent les données</strong>. On attend de nous que nous fassions confiance aux entreprises pour qu’elles agissent correctement, et que nous comptions sur quelqu’un pour intervenir lorsqu’elles ne le font pas (si tout tombe bien pour nous). Peut-être cela a-t-il toujours été le cas. Mais tant qu’il n’y a pas de véritables conséquences — comme l’a montré l’affaire OkCupid —, elles n’ont guère de raison de changer leur façon de faire la prochaine fois.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le cauchemar des téléspectateurs mis en oeuvre : YouTube déploie la pub non-sautable de 30 secondes</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/youtube-unskippable-ads-tv-blocking.html</link>
      <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 23:12:16 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69bdaa201beaf40001a36ce7</guid>
      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>YouTube</category>
      <description>YouTube a intégré des pubs de 30 secondes non-sautables à l'expérience des utilisateurs de la plateforme sur leur téléviseur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>YouTube a intégré des publicités de 30 secondes non ignorables à l'expérience des utilisateurs qui regardent la plateforme sur leur téléviseur. <a href="https://blog.google/products/ads-commerce/vrc-non-skip-ads-generally-available/">Dans un article de blog publié le 2 mars</a>, la société détenue par Google a annoncé que ce format était désormais déployé à l'échelle mondiale.</p>
<p>Ce n'est pas la première fois que YouTube s'essaie à ce format particulier. <a href="https://www.bbc.co.uk/newsround/39015986">Il y a près de 10 ans, la plateforme avait décidé de supprimer les publicités de 30 secondes non-sautables</a>, car à l'époque, elles étaient largement considérées comme un vestige de la télévision traditionnelle. C'était quelque chose que tout le monde, y compris les grands noms de la technologie de l'époque, était impatient de laisser derrière soi. Eh bien, les temps ont bien changé.</p>
<p>Le retour de ce format autrefois abandonné a été <a href="https://9to5google.com/2023/05/17/youtube-tv-ads/">annoncé pour la première fois en 2023</a>, et il a fallu trois ans à YouTube pour le réintroduire.</p>
<p>Avec une durée de 30 secondes, ce nouveau format devient officiellement la publicité standard non ignorable la plus longue proposée par YouTube. Cela dit, il existe <a href="https://www.youtube.com/watch?v=f-S3fYi_XRc">de nombreux témoignages</a> faisant état de publicités non ignorables bien plus longues apparaissant sur la plateforme, avec <a href="https://www.pcworld.com/article/2590352/hours-long-unskippable-ads-spotted-on-youtube-whats-going-on.html">des rapports allant de plusieurs minutes à une durée vertigineuse de 58 minutes</a>.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/vkmfimage2.png" alt="Une publicité non ignorable d'une heure" loading="lazy"><br>
<em><a href="https://www.reddit.com/r/youtube/comments/1i89wj8/60_minute_unskipable_ad/">Source : Reddit</a></em></p>
<p>Même si ces informations peuvent paraître alarmantes — et la simple idée d’une publicité qui dure une heure suffit à faire trembler n’importe qui —, YouTube les a balayées comme des pépins techniques ou a tout simplement refusé de commenter.</p>
<p>Pour l’instant, les spots de 30 secondes diffusés sur les téléviseurs connectés constituent le format le plus long officiellement reconnu, et ils semblent destinés à perdurer.</p>
<h2 id="o%C3%B9-les-publicit%C3%A9s-seront-diffus%C3%A9es">Où les publicités seront diffusées</h2>
<p>Dans son article de blog, YouTube indique que les publicités VRC non ignorables (VRC signifie « Video Reach Campaign ») sont spécialement conçues pour être diffusées sur des appareils de télévision connectée (CTV), tels que les téléviseurs intelligents, les appareils de streaming (Roku, Fire TV, Apple TV, Chromecast) et autres grands écrans connectés à Internet dans les salons. Les spots publicitaires plus longs, de 30 secondes et non ignorables, sont réservés aux CTV, tandis que l'IA de Google intègre de manière dynamique des bumper ads de 6 secondes et des publicités standard non ignorables de 15 secondes dans d'autres environnements YouTube tels que les mobiles, les ordinateurs de bureau et les tablettes.</p>
<p>Le raisonnement derrière cela est que les spectateurs qui regardent YouTube sur de grands écrans seront plus tolérants envers les longues publicités que ceux qui regardent YouTube sur leur PC ou leur téléphone. Cela semble être une hypothèse raisonnable, mais cela nous ramène néanmoins à notre point de départ, à l’époque où les services de streaming et YouTube n’avaient pas encore pris leur essor.</p>
<h2 id="un-retour-aux-bons-vieux-temps%E2%80%A6-ou-plut%C3%B4t-aux-mauvais">Un retour aux bons vieux temps… ou plutôt aux mauvais</h2>
<p>Cette nouveauté ravive inévitablement le souvenir d’une époque où les longues pauses publicitaires faisaient tout simplement partie intégrante du visionnage télévisuel. Tous ceux qui ont grandi avec la télévision traditionnelle se souviennent de la routine : dès que l'écran passait au noir pour une pause publicitaire, on se levait du canapé, on allait chercher du pop-corn, on se servait peut-être un café, puis on revenait quelques minutes plus tard en espérant que l'émission venait de reprendre. C'était une expérience partagée, quelque chose que presque tout le monde a vécu à un moment ou à un autre.</p>
<p>Le problème, c'est que très peu de gens souhaitent réellement revivre cela. Les plateformes de streaming et de vidéo en ligne sont devenues populaires précisément parce qu'elles s'étaient éloignées de ce modèle. Et pourtant, avec ces publicités plus longues et impossibles à passer, YouTube semble revenir vers les mêmes habitudes de visionnage que de nombreux spectateurs étaient ravis d’avoir laissées derrière eux. La nostalgie du « bon vieux temps » est une chose, mais cela ressemble moins à un retour en arrière qu’à une régression.</p>
<p>Il existe également une autre différence importante. À la télévision traditionnelle, les émissions s’interrompaient rarement de manière aléatoire pour des publicités. Les pauses étaient généralement délibérées — souvent placées à des moments destinés à maintenir l’intérêt des téléspectateurs, parfois même juste avant un petit rebondissement. Cela pouvait bien sûr être agaçant, mais au moins, il y avait une certaine structure et une intention derrière tout cela. Les téléspectateurs du streaming d’aujourd’hui, en revanche, se sont habitués à une expérience bien plus fluide. Et dans ce contexte, l’idée de revenir à de longues interruptions inévitables apparaît comme un pas en arrière.</p>
<h2 id="plus-de-publicit%C3%A9s-moins-de-possibilit%C3%A9s-de-les-ignorer-youtube-serre-la-vis">Plus de publicités, moins de possibilités de les ignorer : YouTube serre la vis</h2>
<p>L'ajout d'un nouveau format publicitaire s'inscrit dans une tendance qui a défini la stratégie globale de YouTube ces dernières années : maximiser les recettes publicitaires. À cet égard, YouTube a connu un succès retentissant. Selon les estimations du cabinet d'études MoffettNathanson, rapportées par The Hollywood Reporter, <a href="https://techcrunch.com/2026/03/10/youtube-surpasses-disney-paramount-wbd-in-2025-ad-revenue/">la plateforme a engrangé la somme colossale de <strong>40,4 milliards de dollars de recettes publicitaires en 2025</strong></a>, dépassant les revenus publicitaires <strong>cumulés</strong> de Disney, NBCUniversal, Paramount et Warner Bros. Discovery, qui ont généré ensemble 37,8 milliards de dollars.</p>
<p>Une autre stratégie qui complète cette approche (et qui, en fin de compte, sert le même objectif) consiste à sévir contre les bloqueurs de publicités afin de stimuler les revenus d'abonnement. Comme nous l'avons signalé précédemment, YouTube a récemment commencé à décourager les utilisateurs de bloqueurs de publicités en détériorant intentionnellement l'expérience utilisateur. Pour ce faire, la plateforme <a href="https://adguard.com/en/blog/youtube-missing-comments-descriptions.html">masque les descriptions et les commentaires des vidéos jusqu'à ce que le bloqueur soit désactivé</a>.</p>
<p>Cette année encore, YouTube semble avoir corrigé plusieurs autres défaillances. <a href="https://www.androidauthority.com/youtube-background-play-broken-3636179/">Un exemple est la <strong>lecture en arrière-plan</strong></a>, une fonctionnalité officiellement réservée aux abonnés YouTube Premium mais auparavant accessible grâce à une faille : regarder des vidéos via d'autres navigateurs mobiles comme Samsung Internet, Brave, Vivaldi ou Microsoft Edge, souvent associés à des bloqueurs de publicités. Au début de l'année, de nombreux utilisateurs ont signalé que cette astuce avait soudainement cessé de fonctionner. Réduire le navigateur ou éteindre l'écran coupe désormais le son. Un porte-parole de Google a par la suite confirmé à Android Authority que YouTube avait mis à jour l'expérience afin de garantir que la lecture en arrière-plan reste exclusive à Premium sur toutes les plateformes.</p>
<p>Au début de l'année, les utilisateurs gratuits de YouTube ont également signalé l'apparition d'une nouvelle forme de publicité persistante au sein des applications mobiles. <a href="https://www.reddit.com/r/youtube/comments/1oulph1/i_keep_on_getting_ads_in_the_bottom_left_corner/">Ces bannières apparaissent dans le <strong>coin inférieur gauche de la vidéo</strong></a>, et dans certains cas, elles ne peuvent être supprimées que si l'utilisateur quitte la vidéo et relance la lecture.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/9d8alimage3.png" alt="Nouveau type de publicités dans l'application mobile YouTube" loading="lazy"><br>
<em><a href="https://www.reddit.com/r/youtube/comments/1oulph1/i_keep_on_getting_ads_in_the_bottom_left_corner/">Source : Reddit</a></em></p>
<h2 id="les-risques-li%C3%A9s-aux-abonnements-youtube-premium">Les risques liés aux abonnements YouTube Premium</h2>
<p>À première vue, l'objectif général de YouTube semble assez évident : dissuader les utilisateurs d'activer des bloqueurs de publicités tout en les incitant à souscrire à des abonnements premium — le tout en même temps. Cela s'inscrirait parfaitement dans le cadre plus large de l'économie de l'abonnement qui s'est imposée dans tous les secteurs, des services de streaming aux imprimantes, en passant même par l'automobile.</p>
<p>Cette initiative intervient également à un moment où il devient de plus en plus difficile de profiter de l'expérience YouTube gratuite d'origine, en raison d'interruptions constantes. La solution la plus simple serait de s'abonner à Premium — du moins, c'est ce qu'il semble à première vue. En réalité, <strong><a href="https://currently.att.yahoo.com/att/google-investigates-why-youtube-premium-180548948.html">de nombreux rapports ont fait état, au fil des ans, d'utilisateurs continuant à voir des publicités même après être passés à Premium</a></strong>. Google attribue généralement ces cas à des bugs ou à des problèmes du côté de l'utilisateur — comme le fait de regarder des vidéos sans être connecté — mais les <a href="https://www.reddit.com/r/youtube/comments/1g8kv31/am_i_seeing_ads_even_with_premium_now/">témoignages continuent d'affluer, certains utilisateurs affirmant qu'ils voient toujours des publicités sur la page d'accueil et dans d'autres parties de la plateforme</a>.</p>
<p>Et puis, il y a le prix. Un abonnement Premium complet coûte actuellement 13,99 $ par mois pour un particulier ou 22,99 $ pour un forfait familial, ce qui n'est pas négligeable pour de nombreux utilisateurs. Sans surprise, certains se tournent plutôt vers Premium Lite, disponible aux États-Unis pour 7,99 $ par mois. Le hic, cependant, c'est qu'il n'offre qu'une expérience <em>presque</em> sans publicité — des publicités peuvent toujours apparaître sur les contenus musicaux, les Shorts, ainsi que lors de la navigation ou des recherches.</p>
<p>Compte tenu de la trajectoire que semble suivre YouTube, <strong>il ne serait pas surprenant de voir le nombre de niveaux d'abonnement s'étendre encore davantage, une expérience totalement sans publicité devenant progressivement une sorte de luxe</strong>. Après tout, d’un point de vue commercial, le scénario idéal serait de maintenir les deux sources de revenus : les publicités et les abonnements.</p>
<p>Certains observateurs pensent que <a href="https://x.com/thepanta82/status/2031414096852029440">la situation pourrait s’aggraver encore davantage</a>. Comme l'a formulé un commentateur sur X : <em>« Bientôt, vous aurez droit à une « réduction des publicités » avec Premium, et vous aurez besoin d'un compte « Supreme » pour une expérience réellement sans publicité. Et ainsi de suite. »</em> Bien que cette prédiction soit peut-être quelque peu ironique, il n'est pas si difficile d'imaginer un avenir où les frontières entre les niveaux gratuit, payant et « premium-premium » deviendront de plus en plus floues.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/1oyy4image1.png" alt="Un tweet prédisant les formats d'abonnement YouTube" loading="lazy"></p>
<h2 id="lalternative-%E2%80%94-les-bloqueurs-de-publicit%C3%A9s-lorsque-cela-est-possible">L'alternative — les bloqueurs de publicités, lorsque cela est possible</h2>
<p>Il existe une autre raison pour laquelle la stratégie publicitaire de YouTube se concentre de plus en plus sur les téléviseurs connectés. Par rapport aux ordinateurs ou aux smartphones, les téléviseurs connectés offrent bien moins de moyens d’éviter les publicités dès le départ. Les bloqueurs de publicités traditionnels basés sur un navigateur ne peuvent tout simplement pas être installés sur la plupart des plateformes TV. Cela laisse les approches au niveau du réseau, telles que le filtrage DNS, comme l’une des rares options disponibles. Cependant, même ces méthodes présentent des limites importantes. Comme YouTube diffuse souvent des publicités provenant des mêmes domaines que le contenu vidéo lui-même, les bloqueurs basés sur le DNS ne peuvent généralement pas les filtrer sans interrompre la lecture de la vidéo. En pratique, cela rend les publicités YouTube bien plus difficiles à bloquer sur les téléviseurs connectés que sur les ordinateurs de bureau ou les appareils mobiles.</p>
<p>Pour de nombreux utilisateurs, la combinaison de publicités plus longues, de restrictions plus strictes sur la plateforme et d’une promotion de plus en plus agressive du service Premium ne laisse qu’une alternative évidente : se tourner vers les bloqueurs de publicités — du moins sur les appareils où ils fonctionnent encore de manière fiable. AdGuard et d’autres solutions de blocage de publicités sont depuis longtemps engagés dans un jeu classique du chat et de la souris avec YouTube, car la plateforme introduit continuellement de nouvelles mesures destinées à détecter et à décourager le blocage des publicités. La répression s'intensifie peut-être, mais l'autre partie de l'équation adapte également constamment ses approches.</p>
<p>Et compte tenu des compromis actuels, on comprend aisément pourquoi les utilisateurs continuent de s'y tourner. Alors que le prix des abonnements Premium ne cesse d'augmenter, que des bugs occasionnels laissent encore passer des publicités et que même les formules les moins chères restent en partie financées par la publicité, l'équilibre peut commencer à sembler un peu injuste. En attendant, l'objectif reste simple : rendre YouTube regardable, comme il l'était autrefois, même si la plateforme elle-même semble déterminée à rendre cela plus difficile.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le Bloqueur AdGuard ne prend plus en charge Windows 8 et Windows 8.1</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-ad-blocker-cease-windows-8-support.html</link>
      <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 15:03:08 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Alyona Bolshova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69b942fc1beaf40001a36a29</guid>
      <category>AdGuard Actualités</category>
      <category>AdGuard for Windows</category>
      <description>À partir de la version 8.0 d'AdGuard pour Windows, nous ne prendrons plus en charge Windows 8 et 8.1. Vous pouvez pourtant utiliser AdGuard v7.22</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>2012 a été une année mouvementée : vous vous souvenez quand la reine de la Grande-Bretagne a fait une apparition surprise aux Jeux olympiques et que le « Gangnam Style » était partout ? Certains s'attendaient même à ce que le monde s'achève en décembre — mais pas avant d'avoir essayé le tout nouveau Windows 8.</p>
<p>Mais les temps changent, et nous aussi. À partir de la version 8.0 d'AdGuard pour Windows, nous ne prendrons plus en charge Windows 8 et 8.1. <strong><a href="https://agrd.io/adguard_for_win8">Vous pouvez télécharger la dernière version prenant en charge les anciennes versions de Windows ici</a></strong>.</p>
<blockquote>
<p>Pour éviter toute confusion : AdGuard pour Windows v8.0 ne prend <strong>pas</strong> en charge Windows 8, malgré la similitude des noms. Ce n’est qu’une coïncidence, nous vous le promettons.</p>
</blockquote>
<h2 id="pourquoi-maintenant">Pourquoi maintenant ?</h2>
<p><a href="https://support.microsoft.com/en-gb/windows/windows-8-1-support-ended-on-january-10-2023-3cfd4cde-f611-496a-8057-923fba401e93">Microsoft a mis fin au support de Windows 8.1 en janvier 2023</a>. Pendant plus de deux ans après cela, nous avons continué à publier des mises à jour pour les utilisateurs de ces systèmes. Il est désormais temps pour nous d'aller de l'avant.</p>
<p>En nous concentrant sur les versions plus récentes de Windows, nous pouvons améliorer AdGuard plus rapidement et le rendre plus sûr et plus fiable. De nombreuses bibliothèques, outils de développement et technologies de sécurité modernes sont conçus pour les systèmes d'exploitation plus récents. Continuer à prendre en charge les anciens systèmes rend plus difficile la fourniture de la meilleure protection possible à nos utilisateurs.</p>
<h2 id="et-si-je-ne-suis-pas-pr%C3%AAt-%C3%A0-abandonner-ces-versions">Et si je ne suis pas prêt à abandonner ces versions ?</h2>
<p>Vous pouvez toujours utiliser AdGuard sur Windows 8 et 8.1, mais uniquement les dernières versions prises en charge. Veuillez noter que ces versions peuvent ne pas être aussi efficaces ou sécurisées que les plus récentes.</p>
<p>La dernière version stable prenant en charge les systèmes opératifs obsolétes est AdGuard pour Windows v7.22.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">💡</div><div class="kg-callout-text"><a href="https://agrd.io/adguard_for_win8" rel="noreferrer"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Téléchargez la v7.22</strong></b></a></div></div><p>La dernière version Nightly prise en charge est également disponible. N'oubliez pas que les versions Nightly peuvent être instables et comporter des bogues.</p>
<div class="kg-card kg-callout-card kg-callout-card-blue"><div class="kg-callout-emoji">💡</div><div class="kg-callout-text"><a href="https://agrd.io/adguard_for_win8_nightly" rel="noreferrer"><b><strong style="white-space: pre-wrap;">Téléchargez AdGuard pour Windows v8.0 Nightly</strong></b></a></div></div><p>Veuillez noter que toutes les futures versions d'AdGuard pour Windows nécessiteront Windows 10 ou une version plus récente.</p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>AdGuard sur le casque Meta Quest : l'un des premiers bloqueurs de pub en VR</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/adguard-adblocker-vr-meta-quest.html</link>
      <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 18:26:34 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69b0382a1beaf40001a36617</guid>
      <category>AdGuard Actualités</category>
      <category>AdGuard Browser Extensions</category>
      <description>Nous sommes ravis d'annoncer qu'AdGuard est disponible parmi les premières extensions de navigateur bloquant les publicités dans Meta Quest. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes ravis d'annoncer qu'<strong>AdGuard est désormais disponible pour certains utilisateurs en tant que l'une des premières extensions de navigateur bloquant les publicités pour le navigateur Meta Quest</strong>. Avec seulement une dizaine d'extensions actuellement prises en charge sur la plateforme, cela marque une avancée majeure vers une expérience de navigation plus personnalisable et axée sur la confidentialité dans la réalité virtuelle et mixte.</p>
<p><img src="https://cdn.adtidy.org/blog/new/i7ed9adguard-vr.png" alt="" loading="lazy"></p>
<p>AdGuard pour Meta Quest fonctionne exactement comme notre extension de navigateur pour Chrome : il bloque les publicités, les traceurs, les pop-ups et les sites web malveillants, vous offrant ainsi une expérience web plus propre, plus rapide et plus privée. Que vous lisiez, fassiez des achats ou exploriez le web avec votre casque Meta Quest, AdGuard vous aide à rester concentré et à garder le contrôle. AdGuard fonctionne sur Quest 2, Quest Pro, Quest 3 et Quest 3S.</p>
<blockquote>
<p><em>Pour nous, il s'agit bien plus qu'une simple plateforme supplémentaire : c'est un bond en avant vers une navigation sécurisée et sans distraction dans des environnements immersifs</em>.</p>
</blockquote>
<p>– Vladimir Ozersky, Chef de produit principal, le Bloqueur AdGuard</p>
<p>L'extension de blocage des publicités AdGuard est compatible avec le navigateur Meta Quest à partir de la version 5.2 de l'Extension AdGuard.</p>
<p>Suivez les étapes ci-dessous pour installer l'extension de blocage des publicités AdGuard sur votre casque VR.</p>
<h2 id="%F0%9F%94%A7-comment-installer-adguard-sur-meta-quest">🔧 Comment Installer AdGuard sur Meta Quest</h2>
<p>Suivez ces étapes simples pour ajouter AdGuard à votre navigateur Meta Quest :</p>
<ol>
<li>
<p>Ouvrez l'application « Navigateur » sur votre appareil Meta Quest.</p>
</li>
<li>
<p>Dans le coin supérieur droit, sélectionnez l'icône à trois points (« Menu »).</p>
</li>
</ol>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/vej3bButton.png" alt="Menu" loading="lazy"></p>
<ol start="3">
<li>Sélectionnez « Extensions » dans le menu.</li>
</ol>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/wn66dMenu.png" alt="Extensions" loading="lazy"></p>
<ol start="4">
<li>Trouvez AdGuard dans la liste et choisissez-le.</li>
</ol>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/y5rhnkAll_Extensions.png" alt="Extension AdGuard" loading="lazy"></p>
<ol start="5">
<li>Sélectionnez « Installer » et terminez le processus d'installation.</li>
</ol>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/0uclbInstall_screen.png" alt="Installation" loading="lazy"></p>
<p>Voilà, c'est fait&nbsp;!</p>
<p><img src="http://cdn.adtidy.org/blog/new/gxi8eAdBlocker.png" alt="AdGuard est installé sur Meta Quest" loading="lazy"></p>
<p>Une fois installé, AdGuard fonctionnera comme une extension de navigateur standard pour Chrome.</p>
<p>Le navigateur Meta Quest est basé sur Chromium et fait partie d'une plateforme ouverte plus large. Début 2024, il a introduit la prise en charge des extensions installables par l'utilisateur dans le cadre d'un programme bêta limité. Depuis lors, le catalogue s'est progressivement élargi, et AdGuard rejoint désormais cette sélection avec son extension de blocage des publicités. <strong><a href="https://adguard-vpn.com/fr/blog/adguard-vpn-vr-meta-quest.html">L'extension AdGuard VPN est également disponible</a></strong>, apportant pour la première fois la prise en charge VPN directement au navigateur Meta Quest.</p>
<p><strong>Installez AdGuard sur votre casque Meta Quest dès aujourd'hui et profitez d'une expérience web enfin libérée de tout encombrement, même en réalité virtuelle.</strong></p>
]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Youtube trouve un nouveau moyen de poser des problèmes aux utilisateurs de bloqueurs d'annonces</title>
      <link>https://adguard.com/fr/blog/youtube-missing-comments-descriptions.html</link>
      <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 10:34:51 +0300</pubDate>
      <dc:creator><![CDATA[Anna Martynova]]></dc:creator>
      <guid isPermaLink="false">69a1491b1beaf40001a360b2</guid>
      <category>Actualités de l'industrie</category>
      <category>Ad Blocking</category>
      <category>YouTube</category>
      <description>YouTube s'attaque aux utilisateurs de bloqueurs d'annonces : désormais, les commentaires et les descriptions de toutes les vidéos sont masquées</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>YouTube semble avoir trouvé un nouveau moyen créatif pour dissuader les utilisateurs d'activer leurs bloqueurs de publicités. Pour la première fois, cela n'a rien à voir avec la lecture ou les publicités. Selon plusieurs rapports, le service appartenant à Google a cessé d'afficher les commentaires et les descriptions de vidéos aux utilisateurs ayant activé des bloqueurs de publicités, ce qui semble être un nouveau tournant dans le conflit qui dure depuis 2023.</p>
<p>D'après les informations que nous avons reçues de nos utilisateurs et <a href="https://www.reddit.com/r/youtube/comments/1r5oc17/youtube_now_turns_off_comments_and_video/">vu sur d'autres plateformes telles que Reddit</a>, YouTube a désactivé les sections de commentaires et les descriptions de vidéos sous toutes les vidéos pour au moins certains utilisateurs équipés d'un bloqueur de publicités, en particulier sur PC. Il semble que YouTube teste cette approche sur un nombre restreint d'utilisateurs, de sorte que tout le monde n'est pas concerné, mais <a href="https://www.findarticles.com/youtube-limits-comments-and-descriptions-for-ad-blockers/">suffisamment pour que le problème fasse des vagues</a>. Que se passe-t-il et comment les bloqueurs de publicités, notamment AdGuard, vont-ils y remédier ?</p>
<p>La méthode exacte utilisée pour contrer les utilisateurs de bloqueurs de publicités est peut-être nouvelle, mais ce n'est pas la première fois que les bloqueurs de publicités sont confrontés à un défi lancé par YouTube et parviennent à le surmonter en mettant à jour les listes de filtres, c'est-à-dire les ensembles de règles qui indiquent au bloqueur de publicités ce qu'il doit bloquer exactement. Comme pour les problèmes précédents, <strong>les correctifs ont déjà été déployés</strong>. Une fois que les filtres mis à jour auront atteint les utilisateurs, le problème devrait être résolu. Mais tout le monde ne les a peut-être pas encore reçus. Et c'est là que les choses changent.</p>
<p>L'écart entre la création d'une correction et sa mise à disposition effective aux utilisateurs n'a jamais été aussi grand, et cela grâce aux nouvelles règles d'extension de Google. Pour comprendre pourquoi ce retard est aujourd'hui plus important que jamais, nous devons parler de Manifest V3.</p>
<h2 id="pourquoi-manifest-v3-joue-un-grand-role">Pourquoi Manifest V3 joue un grand role</h2>
<p>Manifest V3, ou MV3 en abrégé, est une nouvelle plateforme d'extension pour Google Chrome et d'autres navigateurs construits avec le moteur Chromium (ce qui inclut Edge et Opera, par exemple). Elle a été annoncée pour la première fois en 2018, a fait l'objet d'itérations au cours des années suivantes et a commencé à être déployée auprès des utilisateurs en 2023. En juillet 2025, Manifest V2, l'ancienne norme, a été complètement abandonnée, et aucune extension de navigateur fonctionnant avec celle-ci n'était plus disponible dans Chrome. Mais pourquoi est-ce important dans notre cas ?</p>
<p>Parmi toutes les extensions de navigateur concernées par MV3, ce sont sans doute les bloqueurs de publicités qui ont été les plus touchés. MV3 a considérablement modifié les capacités des extensions dans Chrome, et leurs autorisations ont été considérablement réduites par rapport à Manifest V2. L'un des changements les plus importants est le remplacement de l'API « webRequest » par l'API « declarativeNetRequest ». Si les deux API permettent aux extensions de bloquer les contenus indésirables, l'API « declarativeNetRequest » est beaucoup plus restrictive. Elle fonctionne en prédéfinissant une liste de règles que l'extension peut utiliser pour bloquer des contenus, et ces règles sont appliquées de manière statique. En revanche, l'API « webRequest » permettait aux extensions d'intercepter et de modifier les requêtes réseau de manière dynamique, offrant ainsi une flexibilité bien supérieure. Cela signifie qu'avec MV3, les bloqueurs de publicités ne peuvent plus répondre aux requêtes en temps réel, et leur capacité à mettre à jour les listes de filtres ou à s'adapter à de nouveaux contenus est considérablement réduite. En conséquence, le blocage de certaines publicités ou de certains traceurs peut devenir plus lent et moins efficace, car le système ne peut pas réagir aux nouveaux modèles tant que les filtres n'ont pas été mis à jour via un processus complet de révision des extensions.</p>
<p>Cette mesure visait à améliorer la confidentialité des utilisateurs et, pour être honnête, cet objectif a été atteint : avec moins d'autorisations, les extensions de navigateur malveillantes ont désormais moins de possibilités de nuire réellement à votre navigateur ou à votre système. Le revers de La médaille, cependant, est que de nombreuses extensions, en particulier les bloqueurs de publicités, sont devenues moins performantes. Nous avons dû déployer beaucoup d'efforts et de créativité pour maintenir la version MV3 de l'extension AdGuard Ad Blocker au même niveau que son prédécesseur MV2. Mais même dans ce cas, il existe d'autres problèmes qui peuvent ne pas être immédiatement perceptibles pour un utilisateur moyen d'un bloqueur de publicités.</p>
<p>Par exemple, et c'est là que nous nous rapprochons beaucoup du problème qui nous occupe, les extensions de blocage des publicités sous MV3 ne peuvent plus mettre à jour leurs filtres à volonté comme auparavant. Les filtres dans MV3 sont pré-intégrés dans l'extension elle-même, ce qui signifie que les mises à jour des filtres ne peuvent être effectuées que par le biais de mises à jour complètes de l'extension, et que la mise à jour de l'extension nécessite un processus de révision complet. Cela signifie que si quelque chose ne fonctionne plus sur un site web populaire (comme YouTube), les utilisateurs peuvent se retrouver bloqués sans solution pendant plusieurs jours.</p>
<p>Nous avions trouvé une solution de contournement, appelée <strong>filtre Quick fixes</strong>, conçue pour maintenir certaines règles sur la « voie de mise à jour rapide ». Mais Google <a href="https://adguard.com/fr/blog/review-issues-in-chrome-web-store.html">a supprimé cette possibilité début 2025</a> en interdisant toute exécution de code à distance. L'intention derrière cette politique était louable : elle réduisait considérablement le risque qu'un attaquant potentiel puisse injecter des scripts malveillants ou du code hébergé à distance, mais la formulation utilisée dans la politique était si vague que même les règles de blocage des publicités pouvaient tomber sous le coup de ces restrictions.</p>
<p>Par conséquent, pour maintenir les règles de filtrage des utilisateurs aussi à jour que possible, nous avons dû trouver de nouveaux moyens de fournir les mises à jour des règles de filtrage aux machines des utilisateurs, et c'est là que la procédure d'examen accélérée de Chrome entre en jeu. Elle permet aux développeurs de mettre à jour les filtres plus fréquemment sans attendre un examen complet de l'extension. Cependant, cette méthode ne s'applique qu'aux modifications des règles que Google considère comme « sûres ». Nous déployons des mises à jour automatiques des extensions avec ces règles toutes les quelques heures. En revanche, la modification de toute règle ne relevant pas de cette catégorie nécessite que l'extension du navigateur soit soumise à un processus de révision complet, qui peut prendre beaucoup de temps, jusqu'à une semaine, voire plus dans certains cas. Malheureusement, les corrections nécessaires pour résoudre les problèmes YouTube dont nous discutons aujourd'hui ne peuvent pas être fournies via la procédure accélérée. Tant que l'extension n'aura pas passé le long processus de révision, elles ne seront donc pas disponibles pour les utilisateurs de Chrome.</p>
<h2 id="quen-est-il-des-autres-navigateurs">Qu'en est-il des autres navigateurs&nbsp;?</h2>
<p>Les navigateurs qui n'utilisent pas Chromium et ne fonctionnent donc pas sous Manifest V3 sont rares. Le plus célèbre d'entre eux est bien sûr Mozilla Firefox, qui utilise son propre moteur de navigation appelé Gecko. Mozilla prend en charge Manifest V3 en tant que spécification, mais n'a pas abandonné la prise en charge de Manifest V2, de sorte que les bloqueurs de publicités peuvent continuer à utiliser de puissantes API de blocage. Cela leur permet, entre autres, de mettre à jour les filtres automatiquement et indépendamment de l'extension. Cela peut expliquer pourquoi les utilisateurs de Firefox n'ont pas signalé autant de problèmes avec YouTube : ils ont probablement reçu les corrections nécessaires via les mises à jour automatiques des filtres.</p>
<p>Il existe d'autres cas particuliers, comme le navigateur Brave. Il est basé sur Chromium, et Manifest V3 s'y applique donc pleinement, avec toutes ses limitations. Mais Brave dispose également de sa propre fonctionnalité intégrée de blocage des publicités, appelée « Shields ». Brave met à jour automatiquement ses listes de filtres Shields sans nécessiter de mise à jour du navigateur. Cependant, il n'utilise pas les listes de filtres AdGuard par défaut. À moins que vous ne les ayez ajoutées manuellement, nous ne pouvons donc pas vous dire si les problèmes liés aux commentaires et aux descriptions YouTube devraient être résolus pour vous ou non.</p>
<h2 id="cest-un-probl%C3%A8me-du-syst%C3%A8me">C'est un problème du système</h2>
<p>Cette situation met en évidence un problème beaucoup plus vaste dans le monde des bloqueurs de publicités : les limitations systémiques imposées par les grandes plateformes telles que Google, qui contrôlent l'écosystème de la plupart des extensions de navigateur. On pourrait penser que c'est juste un bug facile à corriger, mais la réalité est bien plus compliquée. Les restrictions introduites par Manifest V3 et appliquées via le processus de vérification du Chrome Web Store s'inscrivent dans une tendance plus large visant à réduire la flexibilité pour les utilisateurs et les développeurs.</p>
<p>Selon Andrey Meshkov, cofondateur et directeur technique d'AdGuard :</p>
<blockquote>
<p>Les récentes modifications apportées à Manifest V3 dans Chromium [...] ont considérablement limité les capacités des bloqueurs de publicités dans les navigateurs basés sur Chromium. Vous ne le remarquez probablement pas pour l'instant, car nous avons pu travailler avec l'équipe Chromium et façonner l'API de manière à couvrir la plupart de nos besoins. Mais ce qui a été compromis, c'est la possibilité de l'améliorer davantage. Il faut désormais beaucoup plus de temps pour mettre en œuvre les changements — il peut falloir des années pour introduire une nouvelle fonctionnalité dans MV3.</p>
</blockquote>
<p>Pour en revenir au mécontentement (compréhensible et justifié) des utilisateurs concernant le retard pris dans la résolution des problèmes sur YouTube, ce retard dans les mises à jour des filtres n'est pas dû à un bug ou à une négligence de la part d'AdGuard, mais plutôt à une limitation « intentionnelle » dans la manière dont les mises à jour sont autorisées à être déployées. Avec Manifest V3, Google a montré qu'il accordait la priorité à la sécurité et à la confidentialité, même si cela signifie paralyser les fonctionnalités d'outils populaires tels que les bloqueurs de publicités, laissant les utilisateurs sans solution immédiate pour des problèmes tels que ceux qui se produisent actuellement sur YouTube.</p>
<p>Bien qu'AdGuard et les autres bloqueurs de publicités continuent d'innover dans le cadre des restrictions imposées par MV3, il est clair qu'il ne s'agit pas d'un problème ponctuel, mais d'un conflit plus large et permanent entre les besoins des utilisateurs et les politiques des plateformes. Les problèmes de ce type sont devenus plus fréquents depuis le passage à MV3, et lorsqu'ils surviennent sur des plateformes majeures telles que YouTube, ils soulignent le conflit profond entre la protection de la confidentialité et de la sécurité des utilisateurs et la possibilité d'une expérience web personnalisable.</p>
<p>Alors, que pouvons-nous faire, en tant qu'utilisateurs d'un bloqueur de publicités, pour atténuer les retards prolongés dans la mise à jour des filtres, comme celui-ci ? Il y a plusieurs solutions possibles :</p>
<ul>
<li>Installez un bloqueur de publicités autonome au niveau du système, comme AdGuard pour Windows ou AdGuard pour Mac. Il filtrera le trafic de l'ensemble de votre appareil et ne dépendra d'aucun navigateur pour les mises à jour des filtres. De plus, les capacités d'un bloqueur au niveau du système dépassent celles d'une extension de navigateur.</li>
<li>Changez de navigateur. Mozilla et les autres navigateurs basés sur Gecko ne dépendent pas de Manifest V3 et ne sont pas affectés par ses limitations, tandis que des navigateurs tels que Brave ou Mullvad offrent une protection intégrée contre les publicités et les traqueurs.</li>
</ul>
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